Laurent Montagne + Chozparei – 9 Mai 2009 - Place du marché aux fleurs à Montpellier

Laurent Montagne + Chozparei – 9 Mai 2009 - Place du marché aux fleurs à Montpellier
Qui dit mois de Mai, dit jours qui rallongent, qui dit jours qui rallongent, dit températures qui se radoucissent, et qui dit températures qui se radoucissent ... dit personnes qui flânent volontiers dans les rues !! Bref l'arrivée du printemps à permis à l'agglo de Montpellier d'avoir la bonne idée d'instaurer depuis le début du mois de Mai le concept des apéros concerts, permettant à des artistes peu connus (ou presque) de jouer le samedi en début de soirée sur les grandes places du centre ville de Montpellier. C'était bien évidemment gratuit, et ce, jusqu'à la fin du mois de Juin. Après le gros « trou » de l'agenda de mes concerts depuis le début de l'année (juste « les hurlements d'léo » en janvier et « Debout sur le zinc » en février), j'ai donc décidé qu'il fallait que je me ressaisisse avec l'arrivée des manifestations estivales, d'autant plus que Laurent Montagne et Chozpareiétaient programmés pour ce premier apéro-concert de la saison !!
Pour ceux qui ont l'habitude de me lire, vous devez forcément connaître Laurent Montagne, que j'ai eu l'occasion de voir jouer ... 9 FOIS depuis le début de sa carrière solo (donc 9 articles consacrés à son sujet sur les pages de mon blog) !!! Il s'agit de l'ex-chanteur des acrobates, qui aujourd'hui sillonne la France seul avec sa guitare et son micro depuis presque 3 ans. C'est ainsi qu'il a démarré, avec ses fameux albums à 5 chansons, qu'il sortait en autoproduction à l'occasion du changement .... des saisons !! Ainsi dans sa discographie vous trouverez « le printemps », « l'été », « l'automne », et « l'hiver » sortis en 2006, et début 2007. Puis à partir du mois de juin, son album « mes pas », regroupant la plupart de ses chansons, sortira au niveau national chez la plupart des disquaires. Laurent Montagne est certes un chanteur/poète, mais également un très très bon conteur qui arrive à embarquer son public dans son univers musical en un simple claquement de doigts. Ses concerts mêlent chanson, musique, humour et convivialité.
Cela faisait presque un an que je ne l'avais pas vu, et pourtant je n'avais rien oublié de son jeu de scène. Il a commencé avec une chanson ne figurant sur aucun de ses albums, et qui parle des « non dits » (rien à voir avec Olivia Ruiz et Christian Olivier !), pour enchainer sur le très classique « après l'orage » qui tombait bien puisque nous venions de le rater de justesse. Les températures étaient sacrément basses pour un mois de mai ! J'ai pu remarquer qu'un nouveau type d'instrument venait de faire son apparition : la guitare électrique !! D'habitude, il n'utilisait que des guitares folk ou classique. Je me suis même demandée s'il s'était mis au punk, mais non, les titres étaient joués en son clair, de la même manière que lors de ses précédents concerts. Laurent avait toujours ses mythiques petits objets servant à trafiquer sa voix, qu'il n'a pas manqué d'utiliser sur « tout ça pour plaire », en partant dans un délire final en faisant artificiellement monter sa voix dans les aigus (enfin j'espère que c'était artificiel !!) et en faisant des petits sons étranges qu'un être humain serait incapable de faire sans la technologie. Le public était assez nombreux, mais c'était dommage que la place soit située à l'écart de l'allée piétonne centrale. Il fallait que les gens viennent exprès pour voir ce qu'il se passait. Heureusement il y avait les fidèles habitués des concerts de Laurent, qui s'étaient déplacés en grand nombre, et qui essayaient de mettre de l'ambiance. Dans les chansons qui ont suivi, il y a eu « le poids des concessions », et aussi un nouveau titre qui a été introduit par un long discours. Il a d'abords commencé par réclamer une chaise pour s'asseoir, puis a commencé l'histoire, en disant que cette chanson était inspirée d'une histoire d'amour qui avait mail tourné entre deux personnes qu'il connaissait. Il avait essayé de jouer le rôle de médiateur, et la fin de l'histoire lui avait inspiré le titre du morceau qu'il allait maintenant nous interpréter. « Vous voulez savoir comment elle s'appelle la chanson ? – ok y'a 11 personnes qui écoutent, et 15 qui veulent savoir ... ». Il était vrai que le public était assez glacial, et pas franchement déchainé. Mais Laurent ne s'est pas découragé et a fini par dire « la chanson s'appelle .... « tout va bien » ... ils ne sont plus ensemble !! ». Petite blague entre parenthèse pour créer la surprise et l'étonnement ;) Car allait ensuite suivre le très classique « mes pas », nom qui a d'ailleurs été donné à son nouvel album. En général, à ce moment du concert, tout le monde se tait pour écouter les belles paroles de la chanson. Puis est ensuite venu le morceau le plus délirant de son répertoire : « ping-pong », un savoureux mélange de samples et de bidouillage de voix. Car Laurent s'amuse à enregistrer le bruit de la balle de ping-pong avec sa bouche, ainsi que des petits bruitages d'accompagnement. A la base, ce titre a d'ailleurs été crée sans aucun instrument, avec simplement la voix. Généralement c'est le moment culminant du concert, ou la plupart des gens restent captivés par ce qu'il fait. Mais le public avait l'air vraiment timide ce soir là, même le morceau « quasi-indestructible » n'aura pas ameuté les foules. Généralement, les spectateurs sont invités à chanter en c½ur une partie du refrain « je suis devenu. ... quasi-indestructible », mais personne n'a vraiment osé pousser la chansonnette. Laurent n'a d'ailleurs pas insisté. Il nous a simplement salué pour annoncer la fin du concert, et surtout la date de son prochain concert pour fêter la sortie de son album, au mois de juin. Certains de ses amis ont commencé à s'agiter pour encourager les foules à le rappeler pour une dernière chanson. Quelques uns ont joué le jeu, et nous sommes mis à crier « une autre ! une autre ! ». Avec un petit sourire en coin, Laurent est revenu sur scène avec sa guitare électrique pour nous jouer un morceau de son ancien groupe « les acrobates », qui s'appelait « schizophrène ». Ce titre figurait sur l'album « bicéphale », un de mes préférés. Il a d'ailleurs remercié « sa famille » de l'avoir rappelé sur scène !! Puis il nous a quitté pour de bon, et en a profité pour vendre en exclusivité les tous premiers exemplaires de « Mes pas », avant sa sortie officielle au mois de Juin. Pendant le début de l'entracte, une personne de l'agglo est venue m'accoster pour me poser quelques questions sur ce que je pensais des « apéros concerts », puis m'a demandé s'il pouvait me filmer en interview. Première fois que j'étais confrontée à ce genre de situation, et ça m'a fait très bizarre !!! Heureusement, la diffusion n'était prévue que sur le site Internet de l'agglo, je ne risquais donc pas d'être beaucoup regardée ! Quelques minutes plus tard, l'accordéoniste du groupe Chozparei, qui n'allait pas tarder à faire son entrée sur scène, nous a annoncé qu'un des anciens membres du groupe allait faire une petite apparition pendant l'entracte, pour nous jouer quelques unes de ses chansons. La personne en question est donc montée seule avec sa guitare, pour nous chanter quelques titres en anglais. J'aimais bien le style folk minimaliste, et il avait une plutôt belle voix. Puis, quelques instants plus tard, il laissa la place aux membres de Chozparei qui s'étaient préparés à faire leur entrée sur scène. Il s'agissait d'un vrai orchestre de chanson française, avec violon, accordéon, flute traversière, contrebasse etc ... Ils étaient nombreux sur scène et plutôt sympathiques. Le public semblait moins glacial que quelques minutes auparavant. Il est vrai que la batterie change tout !!! Les gens ont davantage envie de bouger et de danser ! Leurs chansons racontaient des petites histoires et étaient plutôt agréables à écouter, et les membres du groupes essayaient le plus possible d'attirer l'attention des personnes qui étaient de passage. Je serais bien restée plus longtemps, mais le froid se faisait de plus en plus intense. Plutôt anormal pour un mois de Mai ! Je suis donc partie quelques instants avant la fin, laissant ces sympathiques musiciens chauffer les dernières personnes qui étaient restées (ça ne suffisait pas pour moi lol).

Il s'agissait donc du premier apéro-concert de la saison, et je vous invite à visiter le site Internet de l'agglo de Montpellier, pour ceux qui souhaiteraient connaître le programme.

Je vous invite également à aller sur les sites Internet respectifs de Chozparei et Laurent Montagne, qui sera en concert à Montpellier à l'antirouille le 2 juin.

www.myspace.com/laurentmontagne
www.myspace.com/chozparei


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# Posté le dimanche 24 mai 2009 13:20

Syd Matters – 11 octobre 2008 – Secret Place à St Jean de Védas (Hérault)

Syd Matters – 11 octobre 2008 – Secret Place à St Jean de Védas (Hérault)
Syd Matters, alias Jonathan Morali (de son vrai nom), est un jeune auteur, compositeur, interprète, âgé d'à peine 28 ans, mais ayant déjà 3 albums à son actif. Révélé en 2002 par le concours CQFD des Inrockuptibles, il continue aujourd'hui à parcourir un beau chemin avec ses amis musiciens, lui valant les louanges de nombreux magazines musicaux. Il possède pratiquement tous les ingrédients d'un chanteur hors-pair : un grain de voix envoutant, de jolies mélodies, et une orchestration sublissime.
Je l'ai découvert complètement par hasard il y a maintenant un an jour pour jour. J'étais allée à un concert de Babet à Montpellier, et j'ai ensuite appris qu'elle ne jouerait pas seule, que Syd Matters entrerait sur scène juste après. Et dire que je n'avais pas l'intention de rester !! C'est une ancienne camarade de classe que j'avais croisée par hasard qui m'a conseillée de rester écouter. Quelle grosse surprise !! Je n'en suis toujours pas revenue de mes oreilles ! J'ai depuis acheté leur dernier album « Gost days », et j'ai été enchantée d'apprendre qu'ils allaient repasser cet automne à Montpellier.
Le concert avait lieu dans les locaux de la TAF (Tout à Fond), une association qui a pour but de promouvoir le rock indépendant, même si Syd Matters n'est pas très rock, il faut le reconnaître. Il s'agit plutôt de musique pop/folk. Mais qu'importent les styles, de l'instant que la qualité est là. C'était la première fois que je me rendais dans cette salle. J'ai été très étonnée de voir qu'il s'agissait d'un tout petit local, et qu'il n'y avait pas de scène ... juste une estrade ! Ce chanteur avait quand même acquis une certaine notoriété depuis ces dernières années, et le faire jouer dans ce genre d'endroit me paraissait un peu bizarre. Les organisateurs nous avaient mis un reportage de « The Clash » sur grand écran, pour nous faire patienter le temps que le groupe pour la première partie fasse son entrée.
Je les ai rapidement entraperçus à travers la porte d'entrée. Ils étaient en train de se serrer dans les bras, pour se donner le courage et l'énergie nécessaire pour affronter le public. Je suis déjà passée par là, je sais ce que ça fait !
Puis ils ont fini par faire un pas dans la salle, et nous nous sommes tous mis à crier pour les saluer. Ils nous ont lancé un regard timide et ont pris place sur la scène. Ils s'appelaient « Kami » et venaient de Marseille. Je n'avais jamais entendu parler d'eux : ça allait être une grande découverte. Il n'y avait pas encore beaucoup de personnes dans la salle, mais les premières notes de musique ont fait rapprocher un paquet de gens. Ca sonnait de manière très mélodieuse. Normal pour une première partie de Syd Matters. Il y avait deux guitaristes, un bassiste et un batteur. Sans compter qu'ils avaient amené un xylophone avec eux !! Un de mes instruments préférés avec le violon. Ca faisait vraiment joli sur les morceaux. Ils avaient l'air très impressionnés de jouer devant nous, et n'osaient pas trop parler, mis à part pour annoncer le nom des morceaux qui allaient suivre. En tout cas le public avait l'air aussi enchanté que moi, et applaudissait chaleureusement à la fin de chaque chanson. Les titres avaient l'air assez variés, tantôt calmes et mélancoliques, tantôt rock et énergétiques. C'était vraiment un réel plaisir de les écouter. Un des musiciens nous également fait une démonstration de jeu de guitare avec archet !! Et oui, cela devient de plus en plus à la mode de prendre un archet de violon et de s'en servir sur une guitare pour faire sonner les notes. L'avantage c'est qu'on a plus de chances de jouer juste !! Puis le chanteur à tenu à nous présenter ses musiciens, notamment Simon, le batteur, qui visiblement les avait rejoints il y a quelques jours, et avait travaillé dur pour pouvoir assurer la prestation de ce soir. D'autres chansons ont ensuite suivi, toutes aussi sympas les unes que les autres. Puis le dernier titre a été annoncé. Mais auparavant, Kami a souhaité remercier Syd Matters, et nous faire un petit cadeau, et pas des moindres ! En effet, leur album de 5 titres était en distribution gratuite à la sortie du concert !! Rien que ça !! J'ai d'ailleurs pu constater que tout le monde s'était rué dessus dès qu'ils ont eu terminé. Moi la première !! Je n'ai pas manqué de l'écouter le lendemain du concert, et il est plutôt bien ! La petite salle s'était sacrément remplie pendant l'entracte. Normal, Syd Matters était très apprécié des amateurs pop/folk. Le problème c'était que la salle n'avait pas été aménagée pour recevoir autant de monde, et comme il n'y avait pas de scène, les personnes de devant nous empêchaient de voir. Ca allait devenir très problématique si les gens continuaient d'affluer. Et ce fut le cas ! L'équipe de Syd Matters a traversé la foule pour prendre place sur cette petite estrade. Inutile d'insister sur le magnifique accueil qu'ils ont reçu : tout le monde s'est mis à hurler pendant presque 5 minutes. Jonathan nous a lancé un joli sourire timide et nous a vivement remerciés. C'est à ce moment que j'ai pu mesurer l'ampleur des mauvaises conditions du concert : la seule chose que j'arrivais à voir était ses cheveux frisés. Le reste était masqué par les têtes des gens qui essayaient tant bien que mal de se hisser pour voir quelque chose. Je vous dis pas le mal de dos et le tortis-colis que je me suis pris à essayer de lever le plus haut possible ma tête pour y voir quelque chose. Nous étions également très serrés, et malgré le froid d'octobre, il faisait une chaleur étouffante, limite respirable !!
Bref, malgré la qualité indéniable de l'artiste, je savais d'ores et déjà que ce concert allait être très pénible. Les lumières étaient quasi inexistantes, les musiciens avaient opté pour l'intimité. Ils ont commencé avec 3 titres du dernier album en date « ghost days » : « everything else » (un de mes préférés), « I was asleep » et « I'll Jackson ». Les effets de ch½urs apportaient une énorme sensibilité aux morceaux. C'était vraiment très joli et je n'ai vraiment pas été déçue par le rendu sonore et émotionnel du concert. Le problème était que tous mes sens n'étaient pas en éveil, vu qu'il me manquait la vue !! Un peu dommage, ça revenait à écouter un CD live chez soi ... Sans compter que nous étions tellement serrés que nous ne pouvions même pas bouger et danser. Je crois que ce qui m'a le plus frustré, c'était d'entendre plein de jolis petits sons étranges, et de ne pas pouvoir voir comment ils faisaient. A un moment, les cheveux de Jonathan ont disparu de ma vue, et j'ai pu constater que la voix du chanteur avait changé. Je me suis alors hissée, le plus possible sur la pointe des pieds, pour essayer de voir ce qu'il se passait, et j'ai ainsi pu constater que c'était son guitariste qui s'était collé au chant. J'aimais quand même moins son grain de voix. Heureusement ça n'a pas duré, et notre chanteur habituel a repris du service pour nous régaler pendant une heure supplémentaire, avec d'autres titres du dernier album, mais également quelques uns des précédents que je ne connaissais pas. Je crois que si on pouvait attribuer des palmes aux musiciens (comme à Cannes ;), ce serait la palme de la mélodie ! J'avais rarement entendu une musique aussi agréable et apaisante !
Le moment du rappel est rapidement arrivé, et j'en étais presque soulagée à cause de mon dos. Inutile de dire que les musiciens ont été rappelés à leur juste valeur, avec des hurlements de protestation pour implorer leur retour. Ils ont ainsi traversé une deuxième fois la foule pour revenir sur l'estrade. Ils avaient l'air très émus par notre accueil. Jonathan avait une humilité assez impressionnante pour son talent !! Ils nous ont ainsi joué quelques titres supplémentaires, avant de terminer sur un final assez époustouflant, limite rock !! Les lumières se sont mises à vaciller, et ils se sont lancés dans des interminables solos instrumentaux ! Ils terminaient vraiment sur des chapeaux de roue !! Nous les avons une dernière fois vivement acclamés, et ils nous ont quittés tout sourire, en espérant qu'on se revoie prochainement.
Je me suis empressée de quitter la salle, tellement j'avais les muscles en compote. Marcher me ferait le plus grand bien. Je n'ai pu m'empêcher d'enfouir ma déception et ma ranc½ur. Assister à un concert dans ces conditions était vraiment pitoyable, surtout pour un artiste de cette qualité. Ce qui était sûr, c'est que je ne remettrais plus les pieds dans cette salle de concert quand il y aura des grosses têtes d'affiche. A quoi bon payer 15¤ quand on ne peut rien y voir ?
# Posté le dimanche 02 novembre 2008 06:17

Summer Rock Festival – 13 septembre 2008 – Cap Découverte près d'Albi (Tarn)

Summer Rock Festival – 13 septembre 2008 – Cap Découverte près d’Albi (Tarn)
« Il pleut, il pleut, bergère » ou « j'ai froid, je pleure de la neige », auraient pu être les deux hymnes de cette nouvelle édition du winter (heu pardon), summer rock festival !
Par un souci d'efficacité, les organisateurs avaient décidé de déplacer ce traditionnel rassemblement du mois de juin, au mois de septembre. Mais ce petit changement avait certainement dû contrarier la météo, qui avait décidé de faire des siennes : des températures anormalement froides pour la saison (l'été de l'oublions pas), avec un thermomètre ne dépassant pas les 10°C à minuit, et des averses à répétitions histoire de pimenter un peu la soirée.
Dommage, quand on pense à quel point le cadre de ce festival est idyllique.
Cap Découverte a vu le jour à Carmaux (ville natale de Jean Jaurès), au milieu des années 80. A cette époque, les mines de charbon locales devaient affronter la crise économique et les menaces de fermeture. Afin d'empêcher que des milliers de mineurs ne se retrouvent à la rue, Laurent Fabius avait décidé de changer radicalement les méthodes de travail en proposant un concept soit disant beaucoup plus efficace : ne plus construire de tunnels sous terre, mais utiliser des bulldozers en creusant un énorme trou jusqu'à ce qu'on arrive au niveau du charbon (une mine à ciel ouvert en quelque sorte). Mais ce projet fut un véritable fiasco, sachant que la mine a fermé à la fin des années 80, sans que les ouvriers n'arrivent même à trouver ne serait-ce qu'une poussière de charbon. Un véritable gouffre financier !! (Je fais mon historienne, mais j'ai revisité le musée de la mine cet été, et je n'ai pas perdu une minute du discours du guide !!).
Pendant plusieurs années ce site a complètement été laissé à l'abandon, jusqu'à ce que Paul Quilès, ancien député du Tarn au début des années 2000, décide de transformer cet énorme « trou », en base de loisirs pour les sportifs (aménagement d'un lac, piscine, ski sur herbe, descente en luge, acrobranches etc ...). Mais cet endroit semblait être maudit. Ce projet fut un véritable gouffre financier, les visiteurs n'ont pas été pas au RDV, et une fois de plus Cap Découverte semble être au bord de la faillite.
Heureusement, le seul événement permettant d'y faire venir des gens est sans hésitation le traditionnel summer rock festival. Une véritable réussite qui attire chaque année plus de 20 000 visiteurs.
Jusqu'à présent, il avait l'habitude de se dérouler sur deux jours. Cette année, les organisateurs ont préféré le faire sur un seul jour et d'étendre les concerts dans l'après midi. Toujours deux scènes, mais placées différemment car pour des raisons purement météorologique, la scène Ramones a été transférée à l'intérieur de la maison de la musique.
Le premier groupe à se produire était Jo Corbeau ADN à 14h (concert gratuit au bord du lac, ça aurait pu être bien si on avait pu se baigner en même temps), puis ont suivi : Les Jocks, Stuck in the sound, The puppetmastaz, The whip, The lords of altamont, Phoebe Killdeer, Beat assailant, Elisa do brasil (pour la scène Ramones), et The dodoz, Coming soon, The do, Tiken jah fakoly, Asian dub foundation, Roots manuva et Etienne de crecy (pour la scène Joe Strummer). Bref 16 groupes à savourer de 14h à 5h du matin, et pour seulement 20¤ (pour ma part en tout cas car j'ai bénéficié de la réduction des 400 premières places achetées).
Avec cet achat, nous avions également la possibilité d'accéder gratuitement à toutes les activités sportives de Cap Découverte, pendant la journée. Mais le temps n'était pas au beau fixe, j'ai donc fait l'impasse.

Je suis arrivée sur le site aux alentours de 17h30. Les flics étaient traditionnellement là pour le contrôle d'alcoolémie et de drogue. Pour l'alcool c'était encore tôt, mais la drogue ..... c'était le moment idéal pour fouiller les voitures. Je me suis donc faîte arrêtée au niveau du dernier rond-point, avant d'entamer la côte menant aux sommets de Cap Découverte. Le flic m'a demandé si j'allais au festival, et a contrôlé mon identité. Rien de méchant. De toute façon avec ma tête de gentille, et ma voiture clean, ils n'insistent jamais beaucoup. Par contre, j'ai pu constater que des hipis venus avec des camions se faisaient fouiller dans tous les sens.
J'ai ainsi pu arriver rapidement sur le site du festival. Il y avait déjà pas mal de monde, et j'ai pu constater une petite nouveauté : plus de bracelet « pass » pour circuler librement sur l'ensemble du site. Ils avaient mis des barrières au niveau des deux scènes, et nous n'avions plus la possibilité de nous balader. Toute sortie était définitive. C'était un peu dommage, car le cadre était magnifique. Le village (marché de boutiques) avait sacrément été réduit : seuls 5 ou 6 vendeurs pour se partager l'allée menant aux deux scènes. Il était évident que l'aménagement du festival avait perdu de son charme.
Lorsque je suis arrivée au niveau de la maison de la musique, les jocks (jeune groupe Albigeois), venaient de terminer de jouer et les Dodoz avaient ainsi pris place sur la grande scène Joe Strummer. Ils étaient très jeunes, peut-être même encore lycéens, et venaient tout droit de Toulouse. Ils opéraient dans le style récurrent du summer depuis deux ans : rock brut qui envoie au niveau du son. Pas vraiment ma tasse de thé, quand on sait à quel point je suis attachée aux douces mélodies !! Ils avaient l'air très impressionnés de jouer devant nous, même s'il n'y avait pas encore beaucoup de monde. Le guitariste de droite était très sympa et nous envoyait souvent des petits coucous. Mais malheureusement le premier problème technique de la soirée les a coupés dans leur élan. Il y a eu un énorme bruit, et le son est parti !! A ce moment, ils se sont demandés comment ils allaient pouvoir meubler, le temps que les ingénieurs du son interviennent. Le batteur a commencé à nous jouer une petite rythmique, et les autres musiciens ont également pris des baguettes pour taper dessus. Ils étaient tous les cinq regroupés autour de la batterie, et faisaient style de continuer le show. Puis quelques minutes plus tard, le son est revenu et ils ont pu récupérer leurs instruments. A partir de là, ils n'ont cessé de s'excuser pour ce petit incident, et nous ont vivement remerciés pour notre patience. Ils ont dédicacé la chanson suivante au groupe Parisien « Stuck in the sound », avec qui ils avaient l'air très potes, et nous ont vivement conseillé d'aller les voir jouer sur l'autre scène. C'était d'ailleurs prévu dans mon programme. J'ai donc attendu cinq minutes de plus, puis suis partie au moment où ils ont annoncé le titre « boyfriend in oxford », histoire de ne pas louper l'entrée de Stuck in the sound, à l'intérieur de la salle Ramones. J'ai d'ailleurs un peu peiné à trouver par où on devait entrer.
Quand je suis arrivée, le groupe était encore en train de faire les balances. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils ne s'y prenaient pas à l'avance. J'avais une petite appréhension par rapport au style très énergique du groupe, mais la vue de la guitare acoustique du chanteur m'a rassurée. Peut-être que ça n'allait pas être si rock et brut que ça, d'autant plus que le titre qu'ils étaient en train de jouer était plutôt calme. J'ai pu m'approcher jusqu'à la rambarde pour les regarder patiemment, jusqu'à ce que le chanteur annonce que tout était ok et qu'ils pouvaient aller se préparer en loge. Une personne à côté de moi a essayé de faire de l'humour, en les interpelant pour dire « that's the only song ?? », et le chanteur a ricané en faisant « yeaaaaah ». Nous avons attendu 10 petites minutes, le temps que The Dodoz termine son set, avant de revoir nos quatre musiciens refaire leur apparition. Je les connaissais de nom, mais n'avais jamais réellement été attirée par leur style. C'était le moment idéal pour me faire une réelle opinion sur eux.
Les premières notes ont sonné comme une détonation que je me suis prise en pleine face ! Il n'y avait pas à dire, c'était du son brut qu'ils envoyaient ! Je me suis même reculée dans la fosse pour pouvoir mieux entendre les instruments et ne pas devenir sourde ! J'ai été un horrifiée de voir que le chanteur jouait de la guitare acoustique en son saturé !! Ca sonnait moche ! Mais mis à part ça, ils étaient très sympathiques. Ils nous invitaient souvent à taper dans les mains pendant les introductions des chansons, et étaient très communicatifs. Le chanteur était très mignon avec sa capuche, je la lui aurais bien piquée pour assister aux autres concerts dehors ! Puis ils ont joué un morceau que je trouvais pas mal, mais qui ressemblait fortement à « song2 » de Blur, et je n'aimais pas la manière qu'avait le chanteur de monter dans les aigus. C'était un style comme les autres, mais ça faisait bizarre. Heureusement le morceau suivant a commencé de manière plus calme, mais ce n'était qu'une illusion car les guitares n'ont pas tardé à s'enflammer.
Puis le batteur a pris la parole pour nous dire qu'il était venu le moment de nous dire des choses dont on avait rien à foutre (mais faut pas dire ça !! on s'intéresse à tout !!) : apparemment le groupe ne se trouvait pas du tout en tournée, et ça faisait presque quatre mois qu'ils n'avaient pas joué sur scène (d'où le stress !^). En réalité, ils étaient en train de préparer un nouvel album qui allait sortir au mois de janvier, et ils avaient décidé de nous en jouer un extrait ! J'ai été agréablement surprise, car le style était beaucoup plus mélodieux. Je l'ai préférée aux titres des albums précédents. Mais visiblement, ça leur avait foutu les pétoches de nous la jouer, car à la fin le chanteur a poussé un soupir de soulagement en disant « ok donc ça c'est fait ouf ». Puis a suivi le seul titre que je connaissais d'eux qui s'appelait « toyboy », toujours très brut, où ils se sont tous figés en plein milieu du morceau (ça doit être à la mode en ce moment, car Sinsemilia avait fait pareil un mois avant), et le chanteur s'est mis à nous improviser une chorégraphie, certainement en rapport avec ce qu'il nous chantait (enfin je l'espère !), mais comme c'était de l'anglais je ne faisais pas trop attention aux paroles.
Enfin, pour terminer ils nous ont joué un autre morceau du prochain album, en remerciant à leur tour les Dodoz, et en nous invitant à faire un tour sur l'ensemble du site pour assister aux autres concerts.
Il était maintenant l'heure d'aller rejoindre les Coming soon sur l'autre scène. Je ne les connaissais pas du tout, je n'avais jamais entendu leur nom auparavant. J'espérais simplement que ça serait un peu plus mélodieux !! Au loin, je pouvais entendre un instrument qui m'a fait pousser un soupir de soulagement : le xylophone !!! Enfin un peu de douceur !! Je me suis empressée d'atteindre la grande scène. Il n'y avait pas beaucoup de monde et l'ambiance était plutôt familiale. Je n'ai pas eu de mal à me faufiler dans les rangs de devant. Comme les Dodoz, les musiciens étaient très très jeunes, surtout le batteur qui ne devait pas avoir plus de 15 ans. Ils étaient également nombreux : 7 personnes à se partager la scène. J'ai apprécié les sonorités country qui se dégageaient de leurs morceaux, même si je n'étais pas méga fan de leur musique. Mais au moins c'était calme, et il y avait de la clarinette et de la flûte !!
La petite particularité de ce groupe était qu'il n'y avait pas de chanteur attitré : tous les musiciens s'y collaient, même le batteur qui pour la peine avait laissé le guitariste faire la rythmique à sa place. Au milieu de tout cela, il y avait un type maquillé qui faisait un peu figuration vu qu'il ne jouait d'aucun instrument et qu'il n'a chanté que sur quelques titres. Il était un peu bizarre, avec l'air shooté et la cigarette à la main. Il me faisait un peu penser à Brian Molko !!
Toutes ces petites chansons étaient sympathiques, mais le groupe suivant allait bientôt faire son entrée sur l'autre scène. J'ai récupéré un programme pour voir de qui il s'agissait, et il s'avérait que ce groupe s'appelait The Puppetmastaz. Sur le coup ce nom ne m'a rien évoqué, et l'appellation « hip/hop » m'a vite refroidie. Je me suis alors dit que j'allais en profiter pour manger tranquillement au village, mais en re-feuilletant le dépliant j'ai pu lire « on ne présente plus ces célèbres marionnettes Allemandes ». Et là je me suis souvenue que j'avais aperçu ce groupe lors d'un festival que j'avais vu à la télé, et qu'ils avaient littéralement cassé la baraque ! Leur concept original m'avait frappé, et je me suis dit que ce serait une super occasion de les voir en vrai !!
Je me suis alors précitée vers la maison de la musique, en espérant de pas avoir trop raté de leur spectacle. Un vigile était là pour filtrer les gens à l'entrée. Je me suis demandée pourquoi il empêchait certaines personnes de pénétrer dans la salle, et j'ai alors décidé de passer par le balcon. Il y avait également un vigile, qui comptait les gens qui montaient. Je me suis demandée ce qui se passait, car pour Stuck in the sound ils n'avaient pas fait autant de manières. Mais je n'ai pas tardé à comprendre. La salle était littéralement bondée, il n'y avait plus de place. Les gens étaient serrés comme des sardines, même sur le balcon !! Apparemment ils étaient sacrément célèbres dans le milieu du hip/hop. Mais pourquoi les organisateurs avaient-ils décidé de les faire jouer dans la petite salle, qui ne contenait pas plus de 1000 places ? C'était un peu injuste pour tous ceux qui avaient payé, et qui ne pouvaient pas assister au concert ! Le fait d'être montée sur le balcon m'a permis d'apercevoir quelque chose que tout à fait intéressant et exclusif : alors que la plupart des spectateurs ne voyaient que des marionnettes s'agiter, je pouvais voir ce qui se passait derrière la bâche. Le visage des musiciens, mais également la manière dont ils faisaient vivre leurs petits personnages et géraient les platines. Mais ça gâchait quand même un peu la magie du spectacle, car du coup je ne me concentrais plus uniquement sur les marionnettes. Le style hip/hop n'a jamais été ma tasse de thé, mais l'originalité de leur show m'a littéralement captivée. Le public était en folie et il y avait une sacrée ambiance !! De plus, ces protagonistes parlaient très bien français (pour des allemands...), et nous racontaient plein de petites histoires entre les morceaux (notamment le fait que qu'il y en avait marre que les marionnettes soient le jouet de l'homme) etc... Bref ça faisait à la fois musique et spectacle vivant ! Il y avait vraiment de la créativité ! Puis c'est avec grand plaisir que tous les musiciens sont sortis de derrière leur bâche, pour nous jouer un titre très rythmé, à visage découvert au bord de la scène. Tout le monde s'est mis à sauter, difficile de rester de marbre face à toute cette énergie. Mais il était bientôt l'heure que je m'en aille, si je voulais avoir le temps de m'acheter à manger et être là pour l'entrée de The Do (un des groupes qui m'intéressait le plus). Je suis donc partie 10 minutes avant la fin. Le public était devenu complètement dingue. Surtout les adolescents. J'ai d'ailleurs assisté à quelque chose qui m'a littéralement choquée. Ils étaient tellement surexcités, qu'il y en a un qui a attrapé son pote pour faire semblant de le faire passer par-dessus la rambarde. Sauf qu'il l'a réellement soulevé, et que la première moitié de son corps penchait complètement dans le vide. Une personne à côté s'est alors empressée de le rattraper. Complètement tarés !! Je me suis dépêchée de quitter la foule, ce qui a permis à certaines personnes qui attendaient dehors d'entrer à ma place. J'ai pu constater qu'ils avaient installé un écran géant devant la salle, pour tous ceux qui n'avaient pas pu y pénétrer. Mais ça ne faisait pas pareil. Et puis regarder un spectacle à l'écran dans le froid et sous la pluie n'était franchement pas l'idéal ...
Le site s'était sacrément rempli par rapport à mon arrivée. Mais les gens avaient l'air encore clean et pas trop bourrés (ou drogués). J'étais encore dans la queue pour m'acheter à manger, quand The Do a fait son entrée sur scène. D'où j'étais je pouvais les voir, mais de très loin. J'ai donc un peu pressé le serveur pour me dépêcher de rejoindre la fosse et me faufiler au 10eme rang. J'étais restée mitigée par rapport à ce groupe. Le titre matraqué en radio « on my shoulder » ne m'avait pas vraiment séduite. Mais je ne connaissais pas assez le groupe pour pouvoir le juger. Et bien il s'est avéré que j'ai beaucoup apprécié leur prestation. Leurs chansons ont pris une autre dimension sur scène, avec beaucoup plus d'énergie, et la voix d'Olivia était d'une beauté remarquable. Elle était vêtue d'une magnifique robe à dentelle et était très sympathique. Le duo s'était transformé en trio pour l'occasion, avec l'ajout d'un batteur. Le répertoire était très électrique, plutôt minimaliste, mais surtout très mélodieux, comparé aux autres groupes qui étaient passés avant eux. Le froid se faisait de plus en plus intense, et Olivia n'a pas manqué de le souligner. Du coup, elle nous a vivement encouragés à bouger pour nous réchauffer un peu. La plupart des gens ont suivi ses conseils, surtout quand est arrivée le fameux tube « on my shoulder ». Il rendait plutôt bien en live. J'ai été surprise d'entendre le violon, alors qu'il n'y en avait pas sur scène, pas même de claviers. Ils avaient certainement dû le préenregistrer. Puis, comme si elle voulait désespérément lutter contre le froid, Olivia s'est mise de plus en plus à gigoter, jusqu'à arriver à une sorte de transe sur les derniers titres. Le concert arrivait malheureusement à sa fin, et des personnes complètement bourrées commençaient à polluer la fosse, et embêter les personnes qui voulaient tranquillement écouter le groupe. Ils gueulaient tellement fort que je n'arrivais plus à entendre ce qu'Olivia essayait de nous dire. J'ai donc profité que nous nous trouvions entre deux averses, pour sortir du hangar et monter sur les collines. Là au moins, personne ne m'embêterait. Malheureusement, j'ai pu constater que le groupe avait déjà dépassé les 3 /4 d'heure de show qui leur avait été attribué. Il me tardait qu'ils terminent car The Whip avait commencé sur l'autre scène, et je ne voulais les rater pour rien au monde. Puis, comme si le groupe avait lu dans mes pensées, le trio s'est avancé sur le devant de la scène pour nous saluer et quitter la scène. J'ai alors retenu mon souffle pour voir s'il y aurait un rappel. Mais visiblement ça n'était pas au programme. Je me suis alors dépêchée de rejoindre la salle Ramones pour applaudir The Whip. J'avais peur que comme pour the Puppetmastaz, la salle soit pleine et qu'on m'empêche d'y entrer. Mais apparemment ce groupe devait être beaucoup moins connu car la fosse n'était remplie que de moitié. Je n'ai pas eu de mal à trouver une place dans les gradins. Ca faisait du bien de s'asseoir un peu, car ça faisait déjà plusieurs heures que j'assistais aux concerts debout. Ce groupe m'était encore inconnu il y a 2 semaines. Mais comme j'avais vu qu'il faisait partie de la programmation, je n'ai pas pu résister à l'envie d'aller écouter quelques titres sur leur myspace. J'ai trouvé leur musique très sympa, avec un mélange de rock et d'électro qui rendait super bien. Les titres qui m'ont le plus marquée ont été « trash » et « blackout ». Il ne manquait plus qu'à voir ce qu'ils donnaient sur scène.
La première chose qui m'a marquée était la pénombre dans laquelle ils jouaient. L'éclairage était très faible, on pouvait à peine distinguer leurs visages. Mais j'ai quand pu repérer qu'ils étaient quatre, et qu'ils envoyaient énormément, sans pour autant être bourrins. J'ai adoré leur style musical, surtout les deux derniers morceaux où le chant était davantage présent. Les personnes dans la salle avaient l'air un peu endormies au début, mais le groupe n'a pas peiné à les conquérir et leur donner une sacrée envie de bouger. C'était de loin le meilleur groupe de la soirée et le moment que j'ai le plus apprécié. Malheureusement j'avais loupé le début de leur prestation, et le concert est passé à une vitesse vertigineuse. Ils nous ont rapidement quittés, laissant les amateurs d'électro sur le carreau. J'avais la flemme de me lever de mon siège, surtout que les organisateurs avaient mis « 15 steps » de Radiohead pour débuter l'entracte. J'ai tout de même sorti mon programme pour voir quel groupe était en train de jouer sur Joe Strummer. Il s'agissait de Tiken Jah Fakoly. Un artiste certainement connu dans le milieu du reggae, car j'avais pu le voir à l'affiche de nombreux festivals cet été, mais je ne le connaissais pas du tout. Je me suis donc motivée pour me lever et aller voir ce qu'il donnait sur l'autre scène. En sortant de la salle, j'ai été accueillie par un torrent d'eau qui s'était subitement mis à tomber du ciel. J'ai donc traversé le petit terrain vague en courant pour me glisser sous le hangar qui abritait le public de la 2eme scène. Malheureusement il n'y avait plus de place, et il a fallu que je m'incruste par les côtés pour pouvoir m'y faufiler. Manque de bol, je me suis retrouvée au milieu d'une fumée de canabis qui m'a donné un sacré mal de tête. Et oui, on était à un concert de reggae, ça allait avec !! J'ai tout de même essayé d'y faire abstraction pour me plonger dans le concert. Je dois avouer que je me suis rarement autant ennuyée ! C'était mou, pas mélodieux, endormant ... Ca m'a rappelé un festival que j'avais vu à Montpellier où il y avait Wiston Mc Anuff. Qu'est-ce que je m'étais faite chier !!!!! Bref, ça ne valait pas la peine de supporter tous les désagréments qu'il y avait autour. Il fallait absolument que j'aille me dégourdir les jambes, sinon j'allais être bonne pour m'endormir sur place.
J'ai donc profité de la légère accalmie pour aller faire un tour sur le site. Ils avaient sacrément limité l'espace de circulation, et il n'y avait pas beaucoup d'endroits où on était autorisé à aller. J'ai rapidement fait le tour du propriétaire, car le petit village était devenu quasiment inexistant. J'ai finalement fini par retourner à la maison de la musique, pour attendre patiemment The Lords of Altamont. Sans même les avoir vus ou entendus, je savais que ça ne me plairait pas. Du rock grunge avec des gars qui se la jouent loubards .... Quelle horreur !!!! Mais j'étais certainement mieux là que sous la pluie à attendre Asian Dub Foundation. La salle était sacrément remplie à cause du mauvais temps. J'ai peiné à me trouver une place dans les gradins, mais j'ai finalement pu m'asseoir bien confortablement. Je n'ai pas attendu longtemps avant que les Américains fassent leur entrée. Ils étaient quatre, vêtus de vestes en cuir, pantalons moulants et santiags. Ils se donnaient un look de bad-boy avec des airs de voyous. Ca faisait vraiment cliché ! Un écran géant était installé derrière eux, avec des messages et scènes de films cultes en accord avec leur univers (femmes sexy, drogués, motos, scènes violentes, loubards ...). Leur musique était donc très grunge, voire garage, et m'explosait les tympans. Et pour couronner le tout, les membres du groupe avaient une fâcheuse tendance à se la péter, dans leurs rôles de mauvais garçons. A plusieurs reprises le chanteur a essayé de monter sur son espèce de synthé pour se mettre au dessus du public. Il a d'ailleurs failli tomber à plusieurs reprises (ça aurait pu être drôle), mais s'est ressaisi à temps. La communication passait très mal avec le public, car ils ne prenaient pas la peine d'articuler. Quand on parle Anglais à un public Français, la moindre des choses c'est de s'exprimer lentement pour faciliter la compréhension. J'ai vraiment trouvé que le chanteur était une tête à claques. La panne qui a suivi a d'ailleurs conforté mon opinion. Comme pour The Dodoz, le groupe a subi un incident technique en plein milieu de leur show. Les instruments ont perdu le son. Seulement, au lieu de faire distraction, le chanteur s'est exclamé « that's the french techs ». Traduction : s'il y a eu un problème technique, c'est parce que ce sont des français qui s'en sont occupés. Au lieu de divertir le public, il s'est assis sur la batterie et a attendu les bras croisés qu'on se dépêche de résoudre la panne. Puis quand il a vu que les ingénieurs peinaient, il s'est levé et a fait son caprice de star en déclarant « ok good night », et a quitté la salle. J'étais en train d'halluciner. Je ne pensais pas qu'on pouvait être aussi débile. Pendant ce temps, son batteur et son guitariste se décarcassaient à essayer de faire marcher les instruments. Ils ont eu du mal, mais leur acharnement leur a permis de faire revenir le son. Ils ont alors enchainé sur un autre morceau, et le chanteur est revenu comme une fleur, au milieu de la scène d'un air de dire « bon ce n'est pas trop tôt » - « je vois qu'on a besoin de moi alors je reviens ». Il aurait pu rester dans les loges, ça ne m'aurait pas du tout gênée. Ils ont enchainé sur un autre morceau assez violent, avec des images de bagarres. Le batteur n'a d'ailleurs pas manqué de casser sa batterie en mille morceau pour clôturer la fin du concert. Très intelligent ! Ils nous ont vite salués et ont quitté la scène. J'étais soulagée que ce soit la fin. Malheureusement je devais avoir la poisse car ils sont revenus pour un rappel (très peu de groupes n'avaient eu droit à ce privilège). Le chanteur est descendu dans la fosse pour chanter avec les personnes de devant, et en a ramené deux avec lui. Elles ont fait un gigantesque saut et ont slammé jusqu'à la moitié de la salle.
Heureusement le concert touchait à sa fin, et je me suis empressée de le lever pour aller voir Asian Dub Foundation. La pluie avait cessé, mais le froid était à son apogée. La population avait sacrément changé. Je me suis retrouvée plongée dans l'univers du summer festival de l'an dernier avec tous les drogués qui avaient trois grammes d'alcool dans chaque ½il. Le site était vraiment devenu crade (on était censé être sensibilisé au tri sélectif), et les bénévoles essayaient tant bien de mal de ramasser les détritus qui trainaient. Certains étaient en train de faire pipi dans les allées, d'autres rampaient parterre. J'ai même croisé un gars totalement inconscient sur le sol, que ses camarades essayaient de réanimer. Ca faisait pitié à voir. Je me suis approchée de la scène Joe Strummer, mais ai bien pris le soin de ne pas me mélanger à la fosse sous le hangar. Je n'avais pas envie de respirer les vapeurs d'alcool et de canabis. Le sol était boueux et il était impossible de m'asseoir sur les collines. J'ai donc été contrainte de rester debout. Asian Dub Foundation était un groupe d'Electro/Dub qui m'a de suite fait penser au Peuple de l'herbe. C'était tout sauf mélodieux. C'était un mélange d'hip/hop et platine très très moche. Mais comme ce groupe était célèbre, j'ai fait l'effort de rester jusqu'à la fin pour ne pas mourir idiote et savoir ce qu'ils faisaient en concert. Je me suis demandée comment on pouvait aimer ce type de musique. Ou alors c'était le simple plaisir de se défoncer la gueule sur de la musique électro. Les secondes défilaient lentement, c'était insupportable pour les oreilles. Puis deux personnes complètement bourrées ont commencé à m'accoster pour me grommeler quelque chose que je n'ai pas compris tellement elles étaient déchirées. J'ai alors hoché la tête et me suis empressée de changer d'endroit. Mais l'un d'eux m'a suivie pour me dire autre chose, mais n'a pas insisté et est parti rejoindre ses potes qui étaient en train de quitter le site. J'ai alors décrété qu'il était grand temps que je m'en aille, que l'ambiance et la musique étaient vraiment devenues pitoyable. J'ai regardé le groupe encore 5 minutes, puis suis partie au moment où le chanteur demandait au public de chanter en c½ur avec lui. Tant pis pour les autres groupes, mais de toute façon ils ne m'intéressaient pas beaucoup.
J'ai donc pris le chemin pour rejoindre ma voiture garée sur le parking, et j'ai pu constater que d'autres personnes qui avaient l'air clean faisaient de même.
Le brouillard s'était levé, et il m'a été difficile de retrouver la sortie de Cap Découverte. En chemin, j'ai recroisé une nouvelle fois les flics. Mais ce coup-ci ils étaient occupés à secourir une voiture accidentée. Ils ne m'ont pas arrêtée, mais s'ils avaient pour ordre de rester jusqu'à la fermeture, ils allaient certainement avoir du travail.
La programmation m'aura une fois de plus déçue. Ce festival autrefois populaire a pris un sacré virage. Heureusement que la qualité du site est toujours là, et continue de me motiver pour y revenir chaque année.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 11:44

Sinsemilia – Festival sous le pont – 8 août 2008 – Théâtre de la verdure à Albi

Sinsemilia – Festival sous le pont – 8 août 2008 – Théâtre de la verdure à Albi
888 serait-il le chiffre fétiche de Sinsemilia ou des organisateurs ? Ce qui est certain c'est que le festival a souhaité les faire jouer un 08/08/08 ! Mais vu le faible nombre d'entrées pour un groupe de cette notoriété, on peut en conclure que cette combinaison ne leur a pas porté bonheur ! Le festival « sous le pont », est une manifestation Albigeoise qui a lieu chaque année au théâtre de la verdure, durant le mois d'août. Elle permet de promouvoir le spectacle vivant sous toutes ses formes (musique, comédie ...), en présentant des groupes connus ou non, de tous les styles (reggae, blues, chanson française ...). Cette année, plusieurs grosses pointures étaient invitées : Anthony Kavanagh, Les fatals picards, Eddy Grant, et bien sûr Sinsemilia ! Je n'étais pas particulièrement fan de ces derniers, mais ma frustration de ne pas avoir pu assister au festival « pause guitare » était tellement grande, qu'il fallait que je me console à tout prix avec quelque chose !
Cette date tombait à pic, car j'avais décidé de passer plusieurs semaines dans le Tarn, auprès de ma famille. De plus, mes parents m'avaient inscrite à un concours organisé par « le Tarn libre », un hebdomadaire du coin, pour gagner des places pour ce concert. Je n'avais pas beaucoup d'espoir sur mes chances de réussite, et c'est pourquoi j'ai quand même fini par acheter ma place, la veille du grand soir, de peur qu'il n'en reste plus. J'ai un peu pris peur quand j'ai vu le prix : 25¤ pour juste un groupe et sa première partie ! Décidément, les festivals sont de plus en plus chers ! Mais j'aurais pu refouler ma colère si je n'avais pas appris le lendemain du concert que mon nom figurait dans la liste des gagnants ! Les organisateurs avaient simplement oublié de me prévenir, et mon nom était apparu dans les colonnes du journal, le soir du concert !!! Aaaaaahhhhh j'avais la rage en moi !!! Pour une fois que je gagnais à un jeu !!!!!
Heureusement, je ne l'ai su que le lendemain, ce qui m'a permis d'assister au concert en toute sérénité. Il était annoncé pour 21h30. Ca me semblait assez tard. Soit ils avaient décidé de ne pas mettre de première partie, (ce qui aurait été assez gonflé vu le prix de la place), soit ils ne voulaient pas débuter avant la tombée de la nuit. J'ai quand même décidé de me pointer à 21h, par précaution. Je savais que c'était un petit théâtre, et qu'il n'y aurait pas énormément de queue pour rentrer. Il était situé sous le vieux pont d'Albi, en plein centre ville (d'où le nom du festival ....). Le cadre était vraiment magnifique, avec le Tarn qui coulait juste à côté, la cathédrale rose, et les petites ruelles qui se trouvaient juste à côté.
J'ai d'ailleurs souhaité me promener un peu le long de la rivière, avant d'entrer. Il était un peu plus de 21h, et d'où j'étais je pouvais entendre de la musique reggae, avec un très motivant « est-ce que vous êtes là Albi !!!! ». J'avais donc raison, il y avait bien une première partie ! J'ai donc rebroussé chemin pour faire mon apparition dans le théâtre. J'ai d'ailleurs constaté que tout était en plein air, la fosse et les gradins. Les sièges étaient vides. Pas étonnant, étant donné que les organisateurs avaient annoncé le concert pour 21h30 ! C'était un peu dégueulasse pour le groupe en première partie, qui était contraint de jouer devant une salle vide. La fosse était vide, et j'ai décidé de m'asseoir dans les premiers rangs des gradins. J'avais une très bonne vue sur la scène.

Des affiches avaient été placardées sur les piliers et j'ai ainsi pu connaître le nom du groupe qui était en train de jouer. Il s'appelait « The Banyans » et venait tout droit de Toulouse. Les musiciens étaient très jeunes, ils ne devaient pas avoir plus de 20 ans. En quelques secondes ils nous ont plongés dans un univers très reggae. Autant Sinsemilia pouvait difficilement être attribué au reggae d'entant, autant ce groupe utilisait les vraies essences de la musique jamaïcaine. Il ne manquait plus que l'herbe et les pétards, pour caricaturer. Je ne suis d'ailleurs pas très fan de ce courant porté par Bob Marley. Le pur reggae n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais ça reste quand même écoutable. Donc même si ce qu'ils faisaient n'était pas vraiment mon style, je devais quand même reconnaître qu'ils étaient plutôt doués. Le chanteur me faisait rire car il était à fond dans son univers, avec ses mocassins rouges et sa manière de dire entre chaque titre « reggae ? Yeah !!! Reggae music !!!! ». Il nous a d'ailleurs raconté à travers une des chansons ce qu'on lui avait enseigné sur la culture reggae. Sauf que vu qu'il chantait en Anglais, j'ai rien compris. La salle se remplissait petit à petit mais il n'y avait vraiment pas foule. A croire qu'il n'y avait pas beaucoup de jeunes à Albi l'été. Ou alors c'était parce-que Sinsemilia n'était pas au c½ur de l'actualité musicale du moment. Les gens s'étaient assis et attendaient patiemment que le groupe termine son set. Le chanteur a bien essayé de crier un petit « allez on se motive !! », mais ça n'y a pas fait grand-chose. Il nous a ensuite annoncé un titre sur les pays défavorisés d'Afrique, ainsi qu'une petite dernière qui s'appelait « be yourself », car il a déclaré que c'était dur de nos jours d'être soi-même.
Et c'est ainsi qu'ils nous ont gentiment salués sous nos applaudissements. Ils avaient sacrément eu du mérite de jouer devant une salle vide et endormie, car c'est au moment de l'entracte que les gens sont arrivés en masse.
Un petit air frais s'était levé sur la ville Albigeoise. Au fur et à mesure que les techniciens installaient la scène, la fosse se faisait de plus en plus dense. Mais il restait encore plein de places vides dans les gradins.

Sinsemilia était en près-tournée pour son prochain album, annoncé pour l'automne. Ils avaient donc prévu d'expérimenter quelques titres inédits, et ressortir les vieux tubes du placard. Pour ma part je ne connaissais que le dernier en date « Debout, les yeux ouverts ». C'était de la chanson française à la sauce reggae ! Ils n'ont d'ailleurs jamais réussi à acquérir les louanges des vrais amateurs de Bob Marley. Leurs titres sont certainement trop populaires.
Il aura fallu à peine 1 /2 heure aux techniciens pour installer toute la scène. Et c'est ainsi que nous avons vu toute la famille Grenobloise faire son entrée. Ils étaient dix, autant dire qu'ils remplissaient bien l'espace !! Avant qu'ils ne commencent à jouer, Mike s'est approché de nous pour déclarer : « ok, on avait perdu l'habitude jouer devant un comité aussi restreint, mais personnellement nous on s'en fout, l'important c'est qu'on passe un bon moment ensemble ! Il reste encore un peu de place dans la fosse. Les gens dans les gradins, je sais que vous bien assis, mais ça serait bien que vous vous rapprochiez pour que ça soit plus convivial ! ». Certaines personnes ont de suite exécuté, mais j'ai préféré prendre la température du concert avant de descendre. Ca faisait plus de 2 ans que je ne les avais pas revus en concert, et j'avais un peu oublié ce qu'ils dégageaient sur scène. Ils ont d'ailleurs commencé par un morceau plutôt calme, que je ne connaissais pas. Puis à la fin de la chanson, les trompettes se sont mises à retentir pour enchainer sur le titre suivant, la batterie s'est enflammée, Riké s'est mis à sauter comme un taré en criant « faîtes du bordel putain !!! ». Des gens dans la fosse ont commencé à sauter. Je me suis alors souvenue qu'effectivement ils avaient le don pour mettre l'ambiance. Mais l'enthousiasme du public ne semblait pas leur convenir, puisqu'à la fin du morceau il a déclaré : « non, non on va arrêter là ». Mike a alors penché sa tête sur ses mains, comme pour montrer qu'on était en train de dormir. Je me suis souvenue qu'il avait l'habitude de le faire à chacun de ses concerts. Puis Riké a enchaîné en disant « non, non, ce n'est pas possible là. Laissez-moi deviner : comme on n'est pas nombreux, vous avez peur du regard de l'autre c'est ça ? Mais on s'en fout bordel, on est là pour se lâcher. D'ailleurs regardez, on va vous interpréter une danse Grenobloise, pour vous montrer que le ridicule ne tue pas ». Les personnes aux trompettes se sont approchées de la scène et se sont mises en c½ur à danser comme des zouaves. Ils nous ont encouragés à faire pareil, y compris les personnes assises dans les gradins ! Nous nous sommes donc levés et avons fait de même. On avait tous l'air con, mais ce n'était pas grave. Puis Riké a continué en disant « voilà, après ça, maintenant vous n'aurez plus peur d'être ridicules ! ». J'avais un vague souvenir que ça aussi ils nous l'avaient fait faire lors de la précédente tournée. Ils ont ensuite enchainé avec une chanson que je connaissais qui s'appelait « non sens ». Les personnes autour de moi s'étaient rassises, et j'ai fait de même. Les gradins étaient à moitié vides. Honnêtement, je pense qu'on ne devait pas être plus de 300 personnes. C'est sûr que pour un groupe qui avait l'habitude de remplir les zéniths, ça devait faire un peu bizarre !!
Mike nous a ensuite introduit une chanson sur le FN. « Ça fait dix ans qu'on la chante, on en a un peu marre à force. Mais même si ce parti politique a baissé aux dernières élections, on nous a mis quelqu'un au pouvoir qui a les mêmes idées. Cette chanson est donc toujours d'actualité, et c'est pour cela que nous nous devons de la chanter ! ». Je ne la connaissais donc pas puisqu'il s'agissait d'un vieux titre. Puis ils ont appelé leur bassiste pour qu'il se mette au micro, au centre de la scène. Il faut savoir qu'il était de couleur café au lait. Ils se sont donc servis de lui comme messager pour chanter « né ici », et montrer qu'on est tous de la même couleur à l'intérieur et qu'il ne devrait pas y avoir de discriminations à ce sujet !
Puis ils ont annoncé THE tube qui a été matraqué par toutes les radios : « tout le bonheur du monde », en disant qu'ils avaient écrit cette chanson pour leurs enfants qui allaient grandir dans une société hostile ! Les gens dans les gradins s'étaient levés, et la température était sacrément montée dans la fosse ! Mais j'en avais un peu marre de l'entendre cette chanson. Le groupe aussi, je pense, au vu de ce qu'ils nous avaient dit à la Rochelle il y a trois ans. Mais ils étaient forcément obligés de la jouer !
Puis ils ont déclaré que pour le prochain morceau, ils avaient l'habitude de jouer assis. Ils ont donc invités les gens de la fosse à faire de même, et nous ont interprété deux petites chansons. Il n'y avait pas à dire, il y avait bien des restes de la tournée précédente !!
C'est à ce moment que j'ai décidé de me lever pour rejoindre la petite fosse. Les gens avaient l'air de davantage s'y éclater, et il y avait beaucoup plus d'échanges avec le groupe.
Ce fut une très bonne décision, car la bonne ambiance était multipliée par deux, et on s'y amusait beaucoup plus ! Nous avons donc ensuite dansé sur « il part en guerre », où le groupe nous a offert une sorte de mise en scène assez inattendue : tous les musiciens se sont figés, seul Riké continuait à faire le show. Il nous a demandé de lui donner la réplique du refrain, de plus en plus vite. Et c'est à ce moment qu'il a donné un léger coup sur la batterie pour redonner le top départ à ses camarades. Tout est reparti en flèche, surtout avec l'enchainement sur « douanier 007 », un des titres cultes de Sinsémilia. Mike nous a d'ailleurs fait une petite blague. Il s'est arrêté de chanter en plein milieu du morceau pour nous dire qu'on allait oublier les formalités du rappel, et qu'on allait faire comme si c'était fait, qu'ils étaient sortis et revenus, et que ça allait donc être la fin. Mais c'était une blague !! Car nous avons pu constater par la suite qu'il allait vraiment y en avoir un ! Mais deux reprises étaient d'abord prévues. La première était « la mauvaise réputation » de Georges Brassens. Ca a été le moment le plus fantastique du concert. Riké était tout simplement somptueux. Cette manière qu'il avait pour mettre l'ambiance, créer la joie, la bonne humeur, s'éclater... C'était majestueux. Il nous a fait chanter pendant pratiquement tout le morceau, et pendant les passages instrumentaux, il s'était mis à sauter partout sur la scène, en nous encourageant à faire de même. Je n'ai pas vu une personne dans la fosse qui ne faisait pas de même ! Nous avons d'ailleurs eu droit aux félicitations du groupe qui nous ont crié « Albi, vous déchireeeeeez !!!! ». Puis « Jamin » de Bob Marley a suivi, mais en version beaucoup plus « roots ». Bref, le moment idéal pour fumer son pétard ! ;)
Et c'est ainsi que le groupe nous a quittés en nous saluant ! Comme ils nous avaient fait croire que le rappel avait déjà eu lieu, nous ne savions plus s'ils allaient revenir ou non. Quelque chose en moi me disait qu'ils ne pouvaient pas nous lâcher maintenant ! Et effectivement, après une montagne de bruit, nous avons vu leurs visages souriants refaire leur apparition.
Mike a alors pris le micro pour déclarer : « vous voyez, maintenant à la télé on a inventé des concepts pour dénicher des futures stars, et bien nous, nous avons inventé le concept de – A la recherche de la nouvelle foule ». Tout le monde s'est marré tellement c'était nul. Il a alors déclaré que c'était aujourd'hui l'anniversaire d'une personne qui les suivait sur la tournée, qui se trouvait à la table son, en haut des gradins, et que ce serait vachement sympa si on pouvait le lui souhaiter. Nous nous sommes donc mis à entonner « Happy birthday to you », mais Mike nous a de suite arrêtés car il fallait qu'on le chante en Français !! Olala ils étaient quand même exigeants ! Nous avons donc chanté « Joyeux anniversaire » pendant quelques minutes, et après ils nous ont demandés de monter un à un pour lui faire un bisou !! Mais bon on était quand même 300 personnes, fallait pas déconner !! Quelques gars un peu bourrés ont commencé à donner l'exemple, mais les filles ne bougeaient pas. Mike nous a donc demandé d'y aller. Moi je n'ai pas bougé, mais quelques une ont exécuté. Une trentaine de personnes sont donc montées l'embrasser. Le groupe nous a vivement remercié, et ont commencé à chanter « les simples d'esprits », une très jolie chanson de leur album « debout les yeux ouverts ». Tout le monde était complètement à fond, ils nous faisaient vraiment passer un excellent moment !! Surtout qu'ils ont terminé avec la très rythmée « ça s'régale ». Mais avant ils nous ont demandé de faire « un putain de bruit », mais pas à leur convenance puisque Riké s'est moqué de nous en disant « arrêtez, on se croirait à la chorale ». Il nous a donc fait crier à plusieurs reprises, avant de nous encourager à sauter comme lui et à se lâcher un « bon coup » avant la fin du concert !! C'est ce que tout le monde a fait, excepté quelques personnes dans les gradins.
Et c'est ainsi qu'ils nous ont vivement remerciés en déclarant : « merci Albi, vous n'étiez pas un public nombreux, mais vous nous avez fait passer un sacré bon moment ! ». Ils nous ont fait au revoir de la main avant de sortir. Des larmes étaient en train de couler sur les joues de l'un des trompettistes !!
Puis le public a commencé à déserter le théâtre. Je ne me suis pas attardée car mes parents étaient à Sérénac, un patelin à 15 kms de là en allant vers l'Aveyron. Je n'étais donc pas encore rentrée !! En tout cas j'avais longuement réfléchis avant d'acheter ma place, mais je n'ai pas regretté une seule seconde. C'était vraiment un groupe qui avait la pêche et qui transmettait la bonne humeur ! Avec le temps, j'avais presque oublié !
Il reste maintenant à attendre patiemment que leur nouvel album voie le jour. Mais ça ne saurait tarder...

# Posté le dimanche 24 août 2008 11:40

Fête de la musique – 21 juin 2008 – Dans les rues de Montpellier

Fête de la musique – 21 juin 2008 – Dans les rues de Montpellier
Même si initialement la fête de musique a été instaurée il y a plus de 20 ans pour permettre à tous les mélomanes de pouvoir s'exprimer librement dans la rue, on peut constater qu'aujourd'hui on est bien loin du compte !
A Montpellier, tout est contrôlé et maitrisé par la municipalité. Chaque initiative doit faire l'objet d'un examen et d'une autorisation, si bien que de plus en plus de groupes ont été obligés de déserter les rues. Seuls les habitués et ceux qui ont un projet à présenter, ont le droit de se produire. Et encore, les places sont chères !
Autant dire que ce rassemblement a beaucoup perdu de son intérêt, et qu'on peut davantage l'assimiler à « fête de la bière », pour permettre aux barmen de faire leur business ...
N'ayant pas pu me produire avec les Red Poppies, mon groupe de musique, j'ai quand même décidé d'aller y faire un tour pour encourager les chanteurs et groupes que je connaissais.

Le premier de la liste était Laurent Montagne, cet artiste atypique de la chanson française qui défend seul ses chansons sur scène.
Il jouait sur le plateau réservé par la chaine locale 7L TV, qui retransmettait en direct les concerts. C'était par la même occasion un bon coup de pub. Et puis le cadre de l'esplanade de la comédie était assez idyllique. Par contre il semblait y avoir des problèmes niveau organisation car la plupart des concerts ont débuté avec plus de deux heures de retard. Laurent s'est finalement produit à 21h30, au lieu de 20h30. Et cerise sur le gâteau : les organisateurs nous avaient mis de la techno à fond, pour nous faire patienter. Vachement de rapport avec la chanson française ! Je me suis empressée de déserter les lieux par peur de devenir sourde ! Mais sur la place Jean Jaurès c'était encore pire ! C'est finalement avec les mains sur les oreilles que j'ai attendu dans les jardins de l'esplanade. Je voyais Laurent qui préparait sa scène, et qui peinait à régler ses instruments avec ce bruit infernal. Puis la musique (enfin si on peut appeler ça musique) a enfin cessé, pour laisser place à notre ex-chanteur des acrobates.
Manque de bol, l'ingénieur du son était un peu à côté de ses pompes, ou alors était contraint de travailler dans de très mauvaises conditions. Laurent essayait de nous parler, mais le micro ne fonctionnait pas. Il a fallu attendre un petit moment avant de pouvoir entendre sa voix. Il s'est alors empressé de tester ses samples incognito, tout en nous saluant. Puis il nous a dit que maintenant que le son fonctionnait, il allait faire attention à ce qu'il allait nous dire parce que pendant l'incident, quand il essayait en vain de tester sa voix, il en avait profité pour nous balancer des injures !!! Première vanne du concert ! Puis un larsen s'est produit juste après, et il a renchéri en déclarant « ben oui, après la musique techno il fallait bien que je fasse une petite transition, avec un larsen, sinon le changement de style aurait été trop brutal » ! Deuxième vanne de la soirée, qui n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde, puisque une amie à moi m'a soufflé à l'oreille « j'adore !! je n'ai pas encore entendu sa musique, mais je l'aime déjà !! ». Il est vrai que ce qui fait la force de Laurent, c'est avant tout sa sympathie, son humour, et sa faculté à intéresser les gens en dépit de ses chansons. Il a de vraies qualités d'animateur !
La première chanson qu'il a tenté de nous présenter était « attendre ». Je dis « tenté » car le son était plus que mauvais. Certes on l'entendait avec sa guitare (c'était le minimum), mais le son était vraiment moche. Les gens étaient présents en grand nombre, et semblaient tous le connaître. Un groupe d'adolescent a même tenté d'initier un pogo !!! Comment dire ... C'est un peu comme si on voyait des gens slammer dans la foule à un concert de Francis Cabrel ! Le cadre ne s'y prêtait pas du tout ! Mais heureusement leur petit jeu n'a pas duré longtemps car ils se sont vite rendus compte que personne ne les suivait. Puis Laurent a ensuite poursuivi sa prestation avec « tout ça pour plaire » ainsi que « mes pas ». Il s'était fait de vrais fans, notamment un clochard avec le T-shirt jaune qui l'encourageait haut et fort avec sa bouteille de vodka à la main ! Ca nous a bien fait marrer pendant tout le concert !
Puis est arrivé le fameux match de ping-pong entre les samples, et sa voix ! Car Laurent réalise plusieurs bruitages avec sa voix pour instaurer une ambiance particulière. C'est certainement le morceau qui a eu le plus de succès à chacun de ses concerts, car ses petits bruits étranges nous font bien rire !
Enfin, il a annoncé une dernière chanson qu'il n'a pas l'habitude de jouer. C'était bien de le préciser, comme ça il savait qu'on serait davantage indulgent s'il se trompait. Il s'agissait de « place de la Comédie » !!!!! Génial !!! Je crois que depuis que je suis abonnée à ses concerts, je n'ai eu le privilège de l'entendre qu'une fois. C'est une chanson sur la ville de Montpellier, et notamment sur sa célèbre place piétonne. Etant donné qu'il jouait sur l'esplanade de la comédie, il était plus ou moins obligé de nous la chanter !!
Le public avait l'air emballé à l'idée de l'écouter, et les paroles étaient vraiment bien trouvées. Il nous a d'ailleurs fait participer sur la fin, pour faire répéter les « place de la comédie », mais visiblement il avait du mal à nous entendre. Pourtant il me semblait que tout le monde y mettait de son c½ur. Et c'est sur ce dernier morceau qu'il nous a quittés ! J'hallucinais un peu de voir qu'il n'avait joué qu'1 / 2 heure. Il avait vraiment fait son set de manière succincte et était allé directement à l'essentiel.
Un animateur de 7L TV l'a alors appelé pour faire une petite interview, pendant que son compatriote Cédric, était en train d'installer son matériel pour le remplacer. Ils ont alors retracé son parcours, depuis les acrobates jusqu'à aujourd'hui, et ont présenté ses CD sortis en 2006, à chaque changement de saison.

Cédric était enfin prêt pour le remplacer sur scène. Je connaissais très peu ce chanteur, mais il opérait dans le même style que Laurent : seul sur scène avec sa guitare, pour nous chanter des petites comptines françaises. Sauf que là il avait fait venir un batteur pour l'épauler.
Lui aussi a connu des problèmes de son au début de son show, son micro ne fonctionnait pas. Ca devenait un peu du n'importe quoi !
Je ne connaissais pas beaucoup son répertoire, à part « une vie de chat », titre qu'il a d'ailleurs donné à son premier EP sorti en 2007. Lui aussi était chaleureux sur scène et nous faisait participer. J'ai retenu la fameuse chanson sur les filles et le chocolat « les fiiiiiiilles, c'est comme le chocolaaaaat, plus t'en manges, plus t'en veux, il n'y a que ça pour te rendre heureeeeeux ..... ».
Il a également invité quelqu'un à le rejoindre sur scène, qui était habillé .... de manière bizarre !! On l'a matraqué de photos, parce que ça valait le coup !
Le son ne fonctionnait pas bien, et ils ont eu du mal à jouer tous ensemble. A plusieurs reprises Cédric a été obligé de redonner le top départ.
Il s'en est toutefois bien sorti, avec ses talents pour mettre l'ambiance. Lui non plus n'a pas pu jouer longtemps, et c'est avec « une vie de chat », qu'il nous a dit au revoir.
Ces deux premiers concerts de la soirée ont bien été sympa, mais maintenant il fallait que je me dirige vers une autre scène pour écouter un style tout à fait différent : de l'électro/rock. Il s'agissait du groupe Montpelliérain « The Chase », formé de plusieurs musiciens déjà connus à Montpellier.
En arrivant au bar Rebuffy, j'ai pu constater que « Maniak » était encore en train de jouer. Décidément, c'était la troisième fois que je les voyais se produire à cet endroit même pour la fête de la musique. Il s'agissait d'un groupe de trip/hop sympa, mais qui à la longue donnait une forte envie de s'endormir tellement c'était monotone. J'ai aperçu Laurent, le batteur de The Chase, que je connais depuis plus de quatre ans. Il m'a annoncé que les balances avaient pris du retard et que par conséquent ils ne joueraient pas avant 1h du matin !!! Soit plus de 2h de retard. J'étais dégoutée. Certains de mes amis qui étaient déjà présents n'ont pas eu la patience de rester, et sont partis. Moi je me suis efforcée tant bien que mal de rester, mais quand j'ai entendu les premières notes du groupe suivant, j'ai pris peur et je suis repartie sur la scène de l'esplanade.

« Analistik » était en train de chauffer le public. Le moins qu'on pouvait dire c'est qu'ils avaient la pêche. De vrais lions en cage !! Ils étaient nombreux sur scène : une violoniste, un accordéoniste, un pianiste, un guitariste ... Je n'accrochais pas des masses à leur style de musique festif, mais ils étaient agréables à regarder. C'était toujours mieux que l'autre chanteuse qui était en train de se produire sur la scène Rebuffy.
Il n'y avait pas beaucoup de groupes dans les rues, c'était un peu désespérant de voir comment la municipalité avait restreint les représentations.

Ce petit groupe m'aura permis de patienter tranquillement avant le passage de « The Chase ». Quand je suis revenue au bar Rebuffy, la fameuse chanteuse venait de terminer son show. Les « Chasiens » avaient commencé à installer le matériel. La scène était très petite, et je me demandais comment ils allaient réussir à tous rentrer dessus. La mise en place des instruments et les réglages sonores auront pris un paquet de temps, presqu'autant que leur passage. Laurent était au bord de la crise de nerfs, je le connaissais suffisamment pour savoir que ce genre de retards avaient le don de le mettre hors de lui. Il était presque 1h30 du matin quand ils ont enfin pu débuter leur concert. La petite musique de « minimoog » s'est mise à retentir, et les musiciens ont déserté la scène, sauf Laurent qui était là pour donner le top départ avec la batterie. Ils sont ensuite tous revenus, et leur prestation musicale a enfin pu commencer. Ils étaient nombreux : Dimoné à la basse, Florian Brinker à la guitare, Cyril Douay à la guitare, Stephane Deal aux claviers et au chant, Laurent Guillot à la batterie, et une certaine Sophie au chant, qui a rejoint le groupe il y a peu de temps. En temps normal, il y a même une autre personne qui s'occupe des projections animées sur écran, mais là, vu les conditions dans lesquelles ils étaient obligés de jouer, ça n'allait pas être possible.
Là aussi il y avait de sacrés problèmes de son ! La moitié des micros ne fonctionnaient pas, et ce n'était pas très joli à entendre. Mais malgré tout, ils s'en sont plutôt bien sortis. Ils dégageaient toujours autant d'énergie, et donnaient une folle envie de bouger. Mais vu l'heure qu'il était, il n'y en avait plus beaucoup qui y voyaient clair. On m'a d'ailleurs renversé 3 fois de la bière dessus et certaines personnes étaient vraiment collantes.
Les chansons se sont enchainées à une vitesse phénoménale. On a eu droit à « butterfly », « goodbye mister no », « U jazz, U run» .... Des titres electros aux guitares hurlantes qui envoyaient énormément niveau son. Il y a également eu quelques nouveautés comme « Big city », où nos musiciens se sont tous collés aux c½urs ..... avec des micros qui ne marchaient pas ! C'était assez rigolo. Heureusement celui de Stephane fonctionnait très bien, et il a ainsi pu une nouvelle fois chauffer le public avec « mystery dance » et son fameux « qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire ? On va danser ? Allez vas-y danse ! ». Et là tout le public s'est mis à sauter, tout le monde était en transe. Ils envoyaient énormément sur scène, ça n'en finissait pas ! Mais la fatigue commençait à se faire ressentir vu l'heure tardive, et il me tardait presque que ça se termine.
Heureusement, l'heure du rappel n'a pas tardé à arriver. Tout le monde les a ovationnés, et ils ont forcément été obligés de revenir face à un tel enthousiasme. Dimoné a alors commencé à enlever son sous-pull. Evidemment les filles se sont mises à se manifester, et Stephane et Florian ont suivi. Cyril s'est alors senti obligé de faire de même. Il ne restait plus que Laurent qui n'était pas très emballé à cette idée. Nous avons crié son nom un bon moment, et il a finalement fini par se mettre torse-nu. C'était la première fois qu'il le faisait ! Seule la chanteuse s'est abstenue, et on la comprend !!
Le dernier morceau qu'ils nous ont offert s'appelait « muffin's land ». Un titre complètement déjanté, où Stephane use à merveille de ses talents de comédiens pour faire ..... du grand n'importe quoi !! Il s'est mis à crier des sons incompréhensibles qui ont fini par mettre la fosse en transe ! J'ai bien rigolé ! Ce concert se terminait en beauté ! Ils se sont ensuite tous approchés pour nous saluer, et ont peiné à trouver un micro qui marchait pour nous annoncer leurs prochaines dates : le 3 octobre et le 21 novembre à Montpellier. Le rendez-vous était pris !
Malgré les mauvaises conditions sonores, ils s'en sont vraiment bien sortis ! Vivement le prochain concert car ce n'est pas souvent qu'on a l'occasion de les applaudir !
# Posté le mercredi 23 juillet 2008 12:07