Sinsemilia – Festival sous le pont – 8 août 2008 – Théâtre de la verdure à Albi

Sinsemilia – Festival sous le pont – 8 août 2008 – Théâtre de la verdure à Albi
888 serait-il le chiffre fétiche de Sinsemilia ou des organisateurs ? Ce qui est certain c'est que le festival a souhaité les faire jouer un 08/08/08 ! Mais vu le faible nombre d'entrées pour un groupe de cette notoriété, on peut en conclure que cette combinaison ne leur a pas porté bonheur ! Le festival « sous le pont », est une manifestation Albigeoise qui a lieu chaque année au théâtre de la verdure, durant le mois d'août. Elle permet de promouvoir le spectacle vivant sous toutes ses formes (musique, comédie ...), en présentant des groupes connus ou non, de tous les styles (reggae, blues, chanson française ...). Cette année, plusieurs grosses pointures étaient invitées : Anthony Kavanagh, Les fatals picards, Eddy Grant, et bien sûr Sinsemilia ! Je n'étais pas particulièrement fan de ces derniers, mais ma frustration de ne pas avoir pu assister au festival « pause guitare » était tellement grande, qu'il fallait que je me console à tout prix avec quelque chose !
Cette date tombait à pic, car j'avais décidé de passer plusieurs semaines dans le Tarn, auprès de ma famille. De plus, mes parents m'avaient inscrite à un concours organisé par « le Tarn libre », un hebdomadaire du coin, pour gagner des places pour ce concert. Je n'avais pas beaucoup d'espoir sur mes chances de réussite, et c'est pourquoi j'ai quand même fini par acheter ma place, la veille du grand soir, de peur qu'il n'en reste plus. J'ai un peu pris peur quand j'ai vu le prix : 25¤ pour juste un groupe et sa première partie ! Décidément, les festivals sont de plus en plus chers ! Mais j'aurais pu refouler ma colère si je n'avais pas appris le lendemain du concert que mon nom figurait dans la liste des gagnants ! Les organisateurs avaient simplement oublié de me prévenir, et mon nom était apparu dans les colonnes du journal, le soir du concert !!! Aaaaaahhhhh j'avais la rage en moi !!! Pour une fois que je gagnais à un jeu !!!!!
Heureusement, je ne l'ai su que le lendemain, ce qui m'a permis d'assister au concert en toute sérénité. Il était annoncé pour 21h30. Ca me semblait assez tard. Soit ils avaient décidé de ne pas mettre de première partie, (ce qui aurait été assez gonflé vu le prix de la place), soit ils ne voulaient pas débuter avant la tombée de la nuit. J'ai quand même décidé de me pointer à 21h, par précaution. Je savais que c'était un petit théâtre, et qu'il n'y aurait pas énormément de queue pour rentrer. Il était situé sous le vieux pont d'Albi, en plein centre ville (d'où le nom du festival ....). Le cadre était vraiment magnifique, avec le Tarn qui coulait juste à côté, la cathédrale rose, et les petites ruelles qui se trouvaient juste à côté.
J'ai d'ailleurs souhaité me promener un peu le long de la rivière, avant d'entrer. Il était un peu plus de 21h, et d'où j'étais je pouvais entendre de la musique reggae, avec un très motivant « est-ce que vous êtes là Albi !!!! ». J'avais donc raison, il y avait bien une première partie ! J'ai donc rebroussé chemin pour faire mon apparition dans le théâtre. J'ai d'ailleurs constaté que tout était en plein air, la fosse et les gradins. Les sièges étaient vides. Pas étonnant, étant donné que les organisateurs avaient annoncé le concert pour 21h30 ! C'était un peu dégueulasse pour le groupe en première partie, qui était contraint de jouer devant une salle vide. La fosse était vide, et j'ai décidé de m'asseoir dans les premiers rangs des gradins. J'avais une très bonne vue sur la scène.

Des affiches avaient été placardées sur les piliers et j'ai ainsi pu connaître le nom du groupe qui était en train de jouer. Il s'appelait « The Banyans » et venait tout droit de Toulouse. Les musiciens étaient très jeunes, ils ne devaient pas avoir plus de 20 ans. En quelques secondes ils nous ont plongés dans un univers très reggae. Autant Sinsemilia pouvait difficilement être attribué au reggae d'entant, autant ce groupe utilisait les vraies essences de la musique jamaïcaine. Il ne manquait plus que l'herbe et les pétards, pour caricaturer. Je ne suis d'ailleurs pas très fan de ce courant porté par Bob Marley. Le pur reggae n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais ça reste quand même écoutable. Donc même si ce qu'ils faisaient n'était pas vraiment mon style, je devais quand même reconnaître qu'ils étaient plutôt doués. Le chanteur me faisait rire car il était à fond dans son univers, avec ses mocassins rouges et sa manière de dire entre chaque titre « reggae ? Yeah !!! Reggae music !!!! ». Il nous a d'ailleurs raconté à travers une des chansons ce qu'on lui avait enseigné sur la culture reggae. Sauf que vu qu'il chantait en Anglais, j'ai rien compris. La salle se remplissait petit à petit mais il n'y avait vraiment pas foule. A croire qu'il n'y avait pas beaucoup de jeunes à Albi l'été. Ou alors c'était parce-que Sinsemilia n'était pas au c½ur de l'actualité musicale du moment. Les gens s'étaient assis et attendaient patiemment que le groupe termine son set. Le chanteur a bien essayé de crier un petit « allez on se motive !! », mais ça n'y a pas fait grand-chose. Il nous a ensuite annoncé un titre sur les pays défavorisés d'Afrique, ainsi qu'une petite dernière qui s'appelait « be yourself », car il a déclaré que c'était dur de nos jours d'être soi-même.
Et c'est ainsi qu'ils nous ont gentiment salués sous nos applaudissements. Ils avaient sacrément eu du mérite de jouer devant une salle vide et endormie, car c'est au moment de l'entracte que les gens sont arrivés en masse.
Un petit air frais s'était levé sur la ville Albigeoise. Au fur et à mesure que les techniciens installaient la scène, la fosse se faisait de plus en plus dense. Mais il restait encore plein de places vides dans les gradins.

Sinsemilia était en près-tournée pour son prochain album, annoncé pour l'automne. Ils avaient donc prévu d'expérimenter quelques titres inédits, et ressortir les vieux tubes du placard. Pour ma part je ne connaissais que le dernier en date « Debout, les yeux ouverts ». C'était de la chanson française à la sauce reggae ! Ils n'ont d'ailleurs jamais réussi à acquérir les louanges des vrais amateurs de Bob Marley. Leurs titres sont certainement trop populaires.
Il aura fallu à peine 1 /2 heure aux techniciens pour installer toute la scène. Et c'est ainsi que nous avons vu toute la famille Grenobloise faire son entrée. Ils étaient dix, autant dire qu'ils remplissaient bien l'espace !! Avant qu'ils ne commencent à jouer, Mike s'est approché de nous pour déclarer : « ok, on avait perdu l'habitude jouer devant un comité aussi restreint, mais personnellement nous on s'en fout, l'important c'est qu'on passe un bon moment ensemble ! Il reste encore un peu de place dans la fosse. Les gens dans les gradins, je sais que vous bien assis, mais ça serait bien que vous vous rapprochiez pour que ça soit plus convivial ! ». Certaines personnes ont de suite exécuté, mais j'ai préféré prendre la température du concert avant de descendre. Ca faisait plus de 2 ans que je ne les avais pas revus en concert, et j'avais un peu oublié ce qu'ils dégageaient sur scène. Ils ont d'ailleurs commencé par un morceau plutôt calme, que je ne connaissais pas. Puis à la fin de la chanson, les trompettes se sont mises à retentir pour enchainer sur le titre suivant, la batterie s'est enflammée, Riké s'est mis à sauter comme un taré en criant « faîtes du bordel putain !!! ». Des gens dans la fosse ont commencé à sauter. Je me suis alors souvenue qu'effectivement ils avaient le don pour mettre l'ambiance. Mais l'enthousiasme du public ne semblait pas leur convenir, puisqu'à la fin du morceau il a déclaré : « non, non on va arrêter là ». Mike a alors penché sa tête sur ses mains, comme pour montrer qu'on était en train de dormir. Je me suis souvenue qu'il avait l'habitude de le faire à chacun de ses concerts. Puis Riké a enchaîné en disant « non, non, ce n'est pas possible là. Laissez-moi deviner : comme on n'est pas nombreux, vous avez peur du regard de l'autre c'est ça ? Mais on s'en fout bordel, on est là pour se lâcher. D'ailleurs regardez, on va vous interpréter une danse Grenobloise, pour vous montrer que le ridicule ne tue pas ». Les personnes aux trompettes se sont approchées de la scène et se sont mises en c½ur à danser comme des zouaves. Ils nous ont encouragés à faire pareil, y compris les personnes assises dans les gradins ! Nous nous sommes donc levés et avons fait de même. On avait tous l'air con, mais ce n'était pas grave. Puis Riké a continué en disant « voilà, après ça, maintenant vous n'aurez plus peur d'être ridicules ! ». J'avais un vague souvenir que ça aussi ils nous l'avaient fait faire lors de la précédente tournée. Ils ont ensuite enchainé avec une chanson que je connaissais qui s'appelait « non sens ». Les personnes autour de moi s'étaient rassises, et j'ai fait de même. Les gradins étaient à moitié vides. Honnêtement, je pense qu'on ne devait pas être plus de 300 personnes. C'est sûr que pour un groupe qui avait l'habitude de remplir les zéniths, ça devait faire un peu bizarre !!
Mike nous a ensuite introduit une chanson sur le FN. « Ça fait dix ans qu'on la chante, on en a un peu marre à force. Mais même si ce parti politique a baissé aux dernières élections, on nous a mis quelqu'un au pouvoir qui a les mêmes idées. Cette chanson est donc toujours d'actualité, et c'est pour cela que nous nous devons de la chanter ! ». Je ne la connaissais donc pas puisqu'il s'agissait d'un vieux titre. Puis ils ont appelé leur bassiste pour qu'il se mette au micro, au centre de la scène. Il faut savoir qu'il était de couleur café au lait. Ils se sont donc servis de lui comme messager pour chanter « né ici », et montrer qu'on est tous de la même couleur à l'intérieur et qu'il ne devrait pas y avoir de discriminations à ce sujet !
Puis ils ont annoncé THE tube qui a été matraqué par toutes les radios : « tout le bonheur du monde », en disant qu'ils avaient écrit cette chanson pour leurs enfants qui allaient grandir dans une société hostile ! Les gens dans les gradins s'étaient levés, et la température était sacrément montée dans la fosse ! Mais j'en avais un peu marre de l'entendre cette chanson. Le groupe aussi, je pense, au vu de ce qu'ils nous avaient dit à la Rochelle il y a trois ans. Mais ils étaient forcément obligés de la jouer !
Puis ils ont déclaré que pour le prochain morceau, ils avaient l'habitude de jouer assis. Ils ont donc invités les gens de la fosse à faire de même, et nous ont interprété deux petites chansons. Il n'y avait pas à dire, il y avait bien des restes de la tournée précédente !!
C'est à ce moment que j'ai décidé de me lever pour rejoindre la petite fosse. Les gens avaient l'air de davantage s'y éclater, et il y avait beaucoup plus d'échanges avec le groupe.
Ce fut une très bonne décision, car la bonne ambiance était multipliée par deux, et on s'y amusait beaucoup plus ! Nous avons donc ensuite dansé sur « il part en guerre », où le groupe nous a offert une sorte de mise en scène assez inattendue : tous les musiciens se sont figés, seul Riké continuait à faire le show. Il nous a demandé de lui donner la réplique du refrain, de plus en plus vite. Et c'est à ce moment qu'il a donné un léger coup sur la batterie pour redonner le top départ à ses camarades. Tout est reparti en flèche, surtout avec l'enchainement sur « douanier 007 », un des titres cultes de Sinsémilia. Mike nous a d'ailleurs fait une petite blague. Il s'est arrêté de chanter en plein milieu du morceau pour nous dire qu'on allait oublier les formalités du rappel, et qu'on allait faire comme si c'était fait, qu'ils étaient sortis et revenus, et que ça allait donc être la fin. Mais c'était une blague !! Car nous avons pu constater par la suite qu'il allait vraiment y en avoir un ! Mais deux reprises étaient d'abord prévues. La première était « la mauvaise réputation » de Georges Brassens. Ca a été le moment le plus fantastique du concert. Riké était tout simplement somptueux. Cette manière qu'il avait pour mettre l'ambiance, créer la joie, la bonne humeur, s'éclater... C'était majestueux. Il nous a fait chanter pendant pratiquement tout le morceau, et pendant les passages instrumentaux, il s'était mis à sauter partout sur la scène, en nous encourageant à faire de même. Je n'ai pas vu une personne dans la fosse qui ne faisait pas de même ! Nous avons d'ailleurs eu droit aux félicitations du groupe qui nous ont crié « Albi, vous déchireeeeeez !!!! ». Puis « Jamin » de Bob Marley a suivi, mais en version beaucoup plus « roots ». Bref, le moment idéal pour fumer son pétard ! ;)
Et c'est ainsi que le groupe nous a quittés en nous saluant ! Comme ils nous avaient fait croire que le rappel avait déjà eu lieu, nous ne savions plus s'ils allaient revenir ou non. Quelque chose en moi me disait qu'ils ne pouvaient pas nous lâcher maintenant ! Et effectivement, après une montagne de bruit, nous avons vu leurs visages souriants refaire leur apparition.
Mike a alors pris le micro pour déclarer : « vous voyez, maintenant à la télé on a inventé des concepts pour dénicher des futures stars, et bien nous, nous avons inventé le concept de – A la recherche de la nouvelle foule ». Tout le monde s'est marré tellement c'était nul. Il a alors déclaré que c'était aujourd'hui l'anniversaire d'une personne qui les suivait sur la tournée, qui se trouvait à la table son, en haut des gradins, et que ce serait vachement sympa si on pouvait le lui souhaiter. Nous nous sommes donc mis à entonner « Happy birthday to you », mais Mike nous a de suite arrêtés car il fallait qu'on le chante en Français !! Olala ils étaient quand même exigeants ! Nous avons donc chanté « Joyeux anniversaire » pendant quelques minutes, et après ils nous ont demandés de monter un à un pour lui faire un bisou !! Mais bon on était quand même 300 personnes, fallait pas déconner !! Quelques gars un peu bourrés ont commencé à donner l'exemple, mais les filles ne bougeaient pas. Mike nous a donc demandé d'y aller. Moi je n'ai pas bougé, mais quelques une ont exécuté. Une trentaine de personnes sont donc montées l'embrasser. Le groupe nous a vivement remercié, et ont commencé à chanter « les simples d'esprits », une très jolie chanson de leur album « debout les yeux ouverts ». Tout le monde était complètement à fond, ils nous faisaient vraiment passer un excellent moment !! Surtout qu'ils ont terminé avec la très rythmée « ça s'régale ». Mais avant ils nous ont demandé de faire « un putain de bruit », mais pas à leur convenance puisque Riké s'est moqué de nous en disant « arrêtez, on se croirait à la chorale ». Il nous a donc fait crier à plusieurs reprises, avant de nous encourager à sauter comme lui et à se lâcher un « bon coup » avant la fin du concert !! C'est ce que tout le monde a fait, excepté quelques personnes dans les gradins.
Et c'est ainsi qu'ils nous ont vivement remerciés en déclarant : « merci Albi, vous n'étiez pas un public nombreux, mais vous nous avez fait passer un sacré bon moment ! ». Ils nous ont fait au revoir de la main avant de sortir. Des larmes étaient en train de couler sur les joues de l'un des trompettistes !!
Puis le public a commencé à déserter le théâtre. Je ne me suis pas attardée car mes parents étaient à Sérénac, un patelin à 15 kms de là en allant vers l'Aveyron. Je n'étais donc pas encore rentrée !! En tout cas j'avais longuement réfléchis avant d'acheter ma place, mais je n'ai pas regretté une seule seconde. C'était vraiment un groupe qui avait la pêche et qui transmettait la bonne humeur ! Avec le temps, j'avais presque oublié !
Il reste maintenant à attendre patiemment que leur nouvel album voie le jour. Mais ça ne saurait tarder...

# Posté le dimanche 24 août 2008 11:40

Fête de la musique – 21 juin 2008 – Dans les rues de Montpellier

Fête de la musique – 21 juin 2008 – Dans les rues de Montpellier
Même si initialement la fête de musique a été instaurée il y a plus de 20 ans pour permettre à tous les mélomanes de pouvoir s'exprimer librement dans la rue, on peut constater qu'aujourd'hui on est bien loin du compte !
A Montpellier, tout est contrôlé et maitrisé par la municipalité. Chaque initiative doit faire l'objet d'un examen et d'une autorisation, si bien que de plus en plus de groupes ont été obligés de déserter les rues. Seuls les habitués et ceux qui ont un projet à présenter, ont le droit de se produire. Et encore, les places sont chères !
Autant dire que ce rassemblement a beaucoup perdu de son intérêt, et qu'on peut davantage l'assimiler à « fête de la bière », pour permettre aux barmen de faire leur business ...
N'ayant pas pu me produire avec les Red Poppies, mon groupe de musique, j'ai quand même décidé d'aller y faire un tour pour encourager les chanteurs et groupes que je connaissais.

Le premier de la liste était Laurent Montagne, cet artiste atypique de la chanson française qui défend seul ses chansons sur scène.
Il jouait sur le plateau réservé par la chaine locale 7L TV, qui retransmettait en direct les concerts. C'était par la même occasion un bon coup de pub. Et puis le cadre de l'esplanade de la comédie était assez idyllique. Par contre il semblait y avoir des problèmes niveau organisation car la plupart des concerts ont débuté avec plus de deux heures de retard. Laurent s'est finalement produit à 21h30, au lieu de 20h30. Et cerise sur le gâteau : les organisateurs nous avaient mis de la techno à fond, pour nous faire patienter. Vachement de rapport avec la chanson française ! Je me suis empressée de déserter les lieux par peur de devenir sourde ! Mais sur la place Jean Jaurès c'était encore pire ! C'est finalement avec les mains sur les oreilles que j'ai attendu dans les jardins de l'esplanade. Je voyais Laurent qui préparait sa scène, et qui peinait à régler ses instruments avec ce bruit infernal. Puis la musique (enfin si on peut appeler ça musique) a enfin cessé, pour laisser place à notre ex-chanteur des acrobates.
Manque de bol, l'ingénieur du son était un peu à côté de ses pompes, ou alors était contraint de travailler dans de très mauvaises conditions. Laurent essayait de nous parler, mais le micro ne fonctionnait pas. Il a fallu attendre un petit moment avant de pouvoir entendre sa voix. Il s'est alors empressé de tester ses samples incognito, tout en nous saluant. Puis il nous a dit que maintenant que le son fonctionnait, il allait faire attention à ce qu'il allait nous dire parce que pendant l'incident, quand il essayait en vain de tester sa voix, il en avait profité pour nous balancer des injures !!! Première vanne du concert ! Puis un larsen s'est produit juste après, et il a renchéri en déclarant « ben oui, après la musique techno il fallait bien que je fasse une petite transition, avec un larsen, sinon le changement de style aurait été trop brutal » ! Deuxième vanne de la soirée, qui n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde, puisque une amie à moi m'a soufflé à l'oreille « j'adore !! je n'ai pas encore entendu sa musique, mais je l'aime déjà !! ». Il est vrai que ce qui fait la force de Laurent, c'est avant tout sa sympathie, son humour, et sa faculté à intéresser les gens en dépit de ses chansons. Il a de vraies qualités d'animateur !
La première chanson qu'il a tenté de nous présenter était « attendre ». Je dis « tenté » car le son était plus que mauvais. Certes on l'entendait avec sa guitare (c'était le minimum), mais le son était vraiment moche. Les gens étaient présents en grand nombre, et semblaient tous le connaître. Un groupe d'adolescent a même tenté d'initier un pogo !!! Comment dire ... C'est un peu comme si on voyait des gens slammer dans la foule à un concert de Francis Cabrel ! Le cadre ne s'y prêtait pas du tout ! Mais heureusement leur petit jeu n'a pas duré longtemps car ils se sont vite rendus compte que personne ne les suivait. Puis Laurent a ensuite poursuivi sa prestation avec « tout ça pour plaire » ainsi que « mes pas ». Il s'était fait de vrais fans, notamment un clochard avec le T-shirt jaune qui l'encourageait haut et fort avec sa bouteille de vodka à la main ! Ca nous a bien fait marrer pendant tout le concert !
Puis est arrivé le fameux match de ping-pong entre les samples, et sa voix ! Car Laurent réalise plusieurs bruitages avec sa voix pour instaurer une ambiance particulière. C'est certainement le morceau qui a eu le plus de succès à chacun de ses concerts, car ses petits bruits étranges nous font bien rire !
Enfin, il a annoncé une dernière chanson qu'il n'a pas l'habitude de jouer. C'était bien de le préciser, comme ça il savait qu'on serait davantage indulgent s'il se trompait. Il s'agissait de « place de la Comédie » !!!!! Génial !!! Je crois que depuis que je suis abonnée à ses concerts, je n'ai eu le privilège de l'entendre qu'une fois. C'est une chanson sur la ville de Montpellier, et notamment sur sa célèbre place piétonne. Etant donné qu'il jouait sur l'esplanade de la comédie, il était plus ou moins obligé de nous la chanter !!
Le public avait l'air emballé à l'idée de l'écouter, et les paroles étaient vraiment bien trouvées. Il nous a d'ailleurs fait participer sur la fin, pour faire répéter les « place de la comédie », mais visiblement il avait du mal à nous entendre. Pourtant il me semblait que tout le monde y mettait de son c½ur. Et c'est sur ce dernier morceau qu'il nous a quittés ! J'hallucinais un peu de voir qu'il n'avait joué qu'1 / 2 heure. Il avait vraiment fait son set de manière succincte et était allé directement à l'essentiel.
Un animateur de 7L TV l'a alors appelé pour faire une petite interview, pendant que son compatriote Cédric, était en train d'installer son matériel pour le remplacer. Ils ont alors retracé son parcours, depuis les acrobates jusqu'à aujourd'hui, et ont présenté ses CD sortis en 2006, à chaque changement de saison.

Cédric était enfin prêt pour le remplacer sur scène. Je connaissais très peu ce chanteur, mais il opérait dans le même style que Laurent : seul sur scène avec sa guitare, pour nous chanter des petites comptines françaises. Sauf que là il avait fait venir un batteur pour l'épauler.
Lui aussi a connu des problèmes de son au début de son show, son micro ne fonctionnait pas. Ca devenait un peu du n'importe quoi !
Je ne connaissais pas beaucoup son répertoire, à part « une vie de chat », titre qu'il a d'ailleurs donné à son premier EP sorti en 2007. Lui aussi était chaleureux sur scène et nous faisait participer. J'ai retenu la fameuse chanson sur les filles et le chocolat « les fiiiiiiilles, c'est comme le chocolaaaaat, plus t'en manges, plus t'en veux, il n'y a que ça pour te rendre heureeeeeux ..... ».
Il a également invité quelqu'un à le rejoindre sur scène, qui était habillé .... de manière bizarre !! On l'a matraqué de photos, parce que ça valait le coup !
Le son ne fonctionnait pas bien, et ils ont eu du mal à jouer tous ensemble. A plusieurs reprises Cédric a été obligé de redonner le top départ.
Il s'en est toutefois bien sorti, avec ses talents pour mettre l'ambiance. Lui non plus n'a pas pu jouer longtemps, et c'est avec « une vie de chat », qu'il nous a dit au revoir.
Ces deux premiers concerts de la soirée ont bien été sympa, mais maintenant il fallait que je me dirige vers une autre scène pour écouter un style tout à fait différent : de l'électro/rock. Il s'agissait du groupe Montpelliérain « The Chase », formé de plusieurs musiciens déjà connus à Montpellier.
En arrivant au bar Rebuffy, j'ai pu constater que « Maniak » était encore en train de jouer. Décidément, c'était la troisième fois que je les voyais se produire à cet endroit même pour la fête de la musique. Il s'agissait d'un groupe de trip/hop sympa, mais qui à la longue donnait une forte envie de s'endormir tellement c'était monotone. J'ai aperçu Laurent, le batteur de The Chase, que je connais depuis plus de quatre ans. Il m'a annoncé que les balances avaient pris du retard et que par conséquent ils ne joueraient pas avant 1h du matin !!! Soit plus de 2h de retard. J'étais dégoutée. Certains de mes amis qui étaient déjà présents n'ont pas eu la patience de rester, et sont partis. Moi je me suis efforcée tant bien que mal de rester, mais quand j'ai entendu les premières notes du groupe suivant, j'ai pris peur et je suis repartie sur la scène de l'esplanade.

« Analistik » était en train de chauffer le public. Le moins qu'on pouvait dire c'est qu'ils avaient la pêche. De vrais lions en cage !! Ils étaient nombreux sur scène : une violoniste, un accordéoniste, un pianiste, un guitariste ... Je n'accrochais pas des masses à leur style de musique festif, mais ils étaient agréables à regarder. C'était toujours mieux que l'autre chanteuse qui était en train de se produire sur la scène Rebuffy.
Il n'y avait pas beaucoup de groupes dans les rues, c'était un peu désespérant de voir comment la municipalité avait restreint les représentations.

Ce petit groupe m'aura permis de patienter tranquillement avant le passage de « The Chase ». Quand je suis revenue au bar Rebuffy, la fameuse chanteuse venait de terminer son show. Les « Chasiens » avaient commencé à installer le matériel. La scène était très petite, et je me demandais comment ils allaient réussir à tous rentrer dessus. La mise en place des instruments et les réglages sonores auront pris un paquet de temps, presqu'autant que leur passage. Laurent était au bord de la crise de nerfs, je le connaissais suffisamment pour savoir que ce genre de retards avaient le don de le mettre hors de lui. Il était presque 1h30 du matin quand ils ont enfin pu débuter leur concert. La petite musique de « minimoog » s'est mise à retentir, et les musiciens ont déserté la scène, sauf Laurent qui était là pour donner le top départ avec la batterie. Ils sont ensuite tous revenus, et leur prestation musicale a enfin pu commencer. Ils étaient nombreux : Dimoné à la basse, Florian Brinker à la guitare, Cyril Douay à la guitare, Stephane Deal aux claviers et au chant, Laurent Guillot à la batterie, et une certaine Sophie au chant, qui a rejoint le groupe il y a peu de temps. En temps normal, il y a même une autre personne qui s'occupe des projections animées sur écran, mais là, vu les conditions dans lesquelles ils étaient obligés de jouer, ça n'allait pas être possible.
Là aussi il y avait de sacrés problèmes de son ! La moitié des micros ne fonctionnaient pas, et ce n'était pas très joli à entendre. Mais malgré tout, ils s'en sont plutôt bien sortis. Ils dégageaient toujours autant d'énergie, et donnaient une folle envie de bouger. Mais vu l'heure qu'il était, il n'y en avait plus beaucoup qui y voyaient clair. On m'a d'ailleurs renversé 3 fois de la bière dessus et certaines personnes étaient vraiment collantes.
Les chansons se sont enchainées à une vitesse phénoménale. On a eu droit à « butterfly », « goodbye mister no », « U jazz, U run» .... Des titres electros aux guitares hurlantes qui envoyaient énormément niveau son. Il y a également eu quelques nouveautés comme « Big city », où nos musiciens se sont tous collés aux c½urs ..... avec des micros qui ne marchaient pas ! C'était assez rigolo. Heureusement celui de Stephane fonctionnait très bien, et il a ainsi pu une nouvelle fois chauffer le public avec « mystery dance » et son fameux « qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire ? On va danser ? Allez vas-y danse ! ». Et là tout le public s'est mis à sauter, tout le monde était en transe. Ils envoyaient énormément sur scène, ça n'en finissait pas ! Mais la fatigue commençait à se faire ressentir vu l'heure tardive, et il me tardait presque que ça se termine.
Heureusement, l'heure du rappel n'a pas tardé à arriver. Tout le monde les a ovationnés, et ils ont forcément été obligés de revenir face à un tel enthousiasme. Dimoné a alors commencé à enlever son sous-pull. Evidemment les filles se sont mises à se manifester, et Stephane et Florian ont suivi. Cyril s'est alors senti obligé de faire de même. Il ne restait plus que Laurent qui n'était pas très emballé à cette idée. Nous avons crié son nom un bon moment, et il a finalement fini par se mettre torse-nu. C'était la première fois qu'il le faisait ! Seule la chanteuse s'est abstenue, et on la comprend !!
Le dernier morceau qu'ils nous ont offert s'appelait « muffin's land ». Un titre complètement déjanté, où Stephane use à merveille de ses talents de comédiens pour faire ..... du grand n'importe quoi !! Il s'est mis à crier des sons incompréhensibles qui ont fini par mettre la fosse en transe ! J'ai bien rigolé ! Ce concert se terminait en beauté ! Ils se sont ensuite tous approchés pour nous saluer, et ont peiné à trouver un micro qui marchait pour nous annoncer leurs prochaines dates : le 3 octobre et le 21 novembre à Montpellier. Le rendez-vous était pris !
Malgré les mauvaises conditions sonores, ils s'en sont vraiment bien sortis ! Vivement le prochain concert car ce n'est pas souvent qu'on a l'occasion de les applaudir !

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 12:07

Festival « Quand je pense à Fernande » - 13 juin 2008 – Théâtre de la mer à Sète

Festival « Quand je pense à Fernande » - 13 juin 2008 – Théâtre de la mer à Sète
Deuxième soirée organisée par ces amoureux de la chanson Française. Après que Dionysos ait réveillé les esprits marins qui sommeillaient dans les pierres du théâtre de la mer, c'était au tour de Cali et Rimbaud de faire leur show. A noter que Camille devait également se produire le lendemain, ainsi que Tiken Jah Factory.
J'étais contente de pourvoir applaudir ce célèbre chanteur Catalan. Il était passé trois mois plus tôt à Montpellier, mais manque de bol j'étais tombée malade. Ca m'avait coûté une grande déception, ainsi qu'un ticket acheté pour rien. Je comptais donc bien me rattraper ce soir là !!
Malgré tout j'avais quand même une petite appréhension. Son troisième album « L'espoir » était pas mal, mais sans plus. Je crois que ce qui manque à Cali, c'est le renouvellement. Les sujets de ses chansons sont toujours les mêmes : « oh diantre, elle m'a trahie ! » ou « rendez-moi mon enfant !! ». Alors on peut quand même constater un petit effort avec l'arrivée de thèmes comme la guerre, l'adolescence ou les sans-papiers. Mais le ton est toujours le même. Sa maison de disque a beau avoir viré la quasi-totalité de ses musiciens, les compos sont toujours aussi redondantes et pleurnichardes.
Ce troisième album ne valait pas selon moi « l'amour parfait » ou « menteur », que j'avais adorés. Mais heureusement je savais que tout comme Dionysos, Cali avait un don pour les prestations scéniques. C'était un chanteur qui dégageait énormément d'énergie et de chaleur humaine. De la chaleur ! Il y allait y en avoir besoin ! Qui a dit qu'il faisait chaud dans le sud de la France au mois de Juin ? Je crois que je n'ai jamais eu autant froid à un concert ! Après qu'on ait frôlé l'orage et qu'on soit passé entre les gouttes, un petit vent marin glacial s'était levé sur la baie Sétoise. Même le tricot ne suffisait pas.
Quand je suis arrivée devant le théâtre, j'ai pris peur en constatant l'énorme queue qui se profilait devant moi. J'avais bien peur de me retrouver au fond des gradins. Mais la chance semblait de mon côté. Une petite place errait toute seule, sur le devant. Je me suis empressée de la prendre, un peu comme si je m'étais mise à jouer à la chaise musicale. J'ai constaté que les organisateurs avaient vendu les billets en surnombre. Il semblait ne pas y avoir suffisamment de place pour tout le monde, et les gens étaient obligés de s'asseoir dans les escaliers. En faisant un rapide tour d'horizon, je me suis également aperçue que le public n'était pas du tout le même que pour Dionysos. C'était davantage familial, et surtout, il y avait davantage de têtes de groupies. Et oui, c'est ce qui arrive quand on devient un chanteur populaire. Les amateurs se musique désertent, au profit de ceux qui viennent au premier rang pour dire « ouah t'as vu j'ai touché la main de Cali !! ». Bon j'exagère un peu, il n'y a pas que de ça, mais disons que ça devient plus récurrent.

C'est donc dans le froid que nous avons patiemment attendu que le chanteur Montpelliérain « Rimbaud », Jean-Philippe de son prénom, fasse son entrée.
Il était accompagné d'Olivier Merlet, un très bon violoniste /bassiste/ percussionniste et guitariste ! Bref, à eux deux, ils arrivaient à faire un orchestre entier ! Et puis la température semblait tout à fait en adéquation avec son univers, puisque son dernier album s'intitulait « ni même en Sibérie »... Il a d'ailleurs fait une jolie entrée sur scène, avec son bonnet sur la tête en disant : « bonjour, nous arrivons tout droit de Sibérie ! ». Mais bien sûr ... Il avait l'air très sympathique. Son style de musique était plutôt épuré : guitare / voix, avec un peu de basse ou violon derrière. On ne pouvait pas dire qu'il chantait vraiment : c'était du chant/parlé. C'est peut-être ce qui m'a le plus gêné chez lui. Puis il nous a finalement avoué qu'il avait menti : ce n'était pas vrai, il ne revenait pas de Sibérie, vu qu'il n'y avait jamais mis les pieds. Mais vu le froid qu'il faisait, il avait un peu l'impression d'y être. La chance n'était pas de leur côté, car au moment de la deuxième chanson, quand Olivier a commencé à taper dans la caisse claire, la sono a explosé !! Plus de son !! On les a vu paniquer en se disant « mince, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? ». J-Philippe a essayé de prendre sa guitare acoustique pour voir si on arrivait à l'entendre d'où on était, mais heureusement le son est rapidement revenu ! Merci les ingénieurs du son !!
Il a ainsi pu nous faire profiter de sa folle épopée sibérienne pendant presqu'une heure. Le public n'était pas chaud bouillant, au grand désespoir du groupe qui essayait coûte que coûte de mettre un peu d'ambiance. Mais les gens n'avaient qu'une seule pensée « Caliiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ». Le reste leur importait peu. Olivier aura quand même réussi à nous faire faire le bruit du vent glacial Sibérien avant de quitter la scène. Dommage qu'ils n'aient pas été plus applaudis que ça, car ils étaient bien sympathiques, et c'était pas mal ce qu'ils faisaient. C'est juste ce chant/parlé qui m'a gêné ... J'arriverai jamais à m'y faire !

Le théâtre s'était rempli à une vitesse effarante. Il n'était plus possible de circuler normalement. Les gens avaient assailli les escaliers. On se serait presque cru dans une fosse ! Tout le monde attendait impatiemment que notre chanteur de Rivesaltes fasse son entrée. Pendant l'entracte, les techniciens semblaient au taqué ! Il est vrai que ce petit théâtre n'avait peut-être plus l'habitude d'accueillir des stars autant populaires. L'animateur radio était toujours présent pour nous faire des commentaires sur les artistes et le festival. D'ailleurs, quand il a repris le micro pour nous annoncer l'arrivée de Cali, on se serait cru au coup d'envoi d'un match de foot. Il a commencé à nous retranscrire son parcours musical, mais tout le monde s'est mis à le huer. Les gens n'en avaient visiblement rien à faire, ils n'attendaient qu'une chose : « Caliiiiiiiiiiiiiii ». Je trouvais ça désespérant. Ca ne les aurait pas tué d'attendre cinq minutes de plus, et d'écouter poliment ce qu'il avait à nous dire. Moi je trouvais ça vachement intéressant, toutes les informations qu'il nous donnait sur lui. J'ai un peu tilté quand même, quand je l'ai entendu dire que son premier groupe avait pour nom « pénétration anale ».... On pouvait déjà apercevoir à l'époque son côté « provoc'». Je ne sais pas pourquoi mais le fait d'avoir entendu ça, et de voir toutes ces groupies autour de moi en train de s'émoustiller, m'a un peu refroidi. Je me suis alors rappelé des nombreux passages TV qu'il avait effectués et qui m'avaient un peu irrité : son passage aux victoires de la musique où il avait maquillé un mannequin et s'est mis à l'embrasser langoureusement, ou quand il était passé chez Ardisson et qu'il avait jeté toutes ses fiches. Cali avait un côté provocateur stupide, qui me gênait un peu. Il avait souvent tendance à en faire un peu trop. J'avais pourtant gardé un agréable souvenir de son passage au zénith de Montpellier, en mars 2006.
Vous l'aurez donc compris, au moment de son entrée sur scène, j'étais assez mitigée sur ce que j'allais voir. Cali est entré en courant avec ses musiciens, il a commencé à courir partout, avant de traverser la fosse et aller dans le public. Malgré les gradins, tout le monde s'était levé, comme pour Dionysos. Cali avait pris une espèce de haut-parleur et s'était mis à gueuler les « ohohohohoh » à capella, qu'on pouvait entendre sur « mille c½urs debout ». Il nous a alors demandé de les chantonner avec lui. Nous avons exécuté un bon moment, avant que les guitares se mettent à rugir, et que ses musiciens prennent le relais. J'ai ainsi pu observer sa nouvelle formation musicale : Richard Koninka a la batterie, Julien au piano (qui n'a fait que de courtes apparitions), accompagnés d'un bassiste, un guitariste, et deux trompettistes. Ma grande déception a été de voir qu'il n'y avait pas de violoniste, alors que chez Cali cet instrument avait une place importante. Cette nouvelle configuration m'a d'emblée refroidie, et j'ai pu constater par la suite que je n'allais pas être au bout de mes déceptions !
Notre chanteur Catalan était toujours aussi fou sur scène, et visiblement le public semblait presque aussi dingue que lui. Je ne sais pas pourquoi mais cette fois ci je ne me sentais pas dans mon élément. Mais peut-être que ça allait venir plus tard. Après avoir été généreusement applaudi sur ce premier titre, ils ont enchainé sur « je ne te reconnais plus ». Sur son dernier album, cette chanson est interprétée en duo avec Olivia Ruiz. Comme elle était venue faire une apparition avec Dionysos la veille, je m'étais dit qu'elle serait peut-être présente ce soir. Mais visiblement ce n'était pas au programme. J'aimais bien le côté hip-hop de ce morceau, mais j'étais déçue de voir la manière dont elle avait été arrangée pour la scène. En fait j'ai été déçue sur pratiquement tous les titres. Cali avait décidé de rendre ses concerts davantage rock et épurés, et ça faisait franchement moche. La quasi-totalité des morceaux étaient joués à la guitare électrique et seules les trompettes étaient là pour apporter quelques mélodies, et même pas sur tous les morceaux. C'était pareil pour le piano, malgré le fait que Julien était présent, il n'a pas fait beaucoup d'apparitions sur la scène. Puis ils ont joué le fameux tube « comme j'étais en vie », à éviter pour ceux qui ont fait overdose des premiers albums. Ca sonne comme du réchauffé de « menteur ».
Cali était autant déchainé qu'à son habitude, il courait partout, faisait des grimaces, attrapait les mains de ses groupies. Il était clair qu'il en faisait trop. Beaucoup trop. Et ne parlons pas de ses musiciens. Si j'avais pu foutre des claques à Richard Koninka je l'aurais fait. On avait l'impression que ça le gênait que ce soit Cali la star et pas lui. Il en faisait des tonnes, jetait ses baguettes en l'air, se levait, embrassait sa batterie. Bref, il faisait tout pour attirer l'attention sur lui et montrer à quel point il était fort à la batterie. C'était la même chose pour le bassiste. J'avais plus l'impression qu'ils étaient plus là pour faire une démonstration de prouesse technique, et flatter leur égo, que pour jouer de la musique. C'était vraiment agaçant !!
Puis un invité est apparu sur scène pour nous jouer une reprise. Apparemment c'était un ami de longue date de Cali, car jadis il faisait partie de son premier groupe de musique. Il l'avait fait venir ici, pour le présenter à son public, et nous informer que lui aussi avait débuté une carrière solo et qu'il fallait écouter ce qu'il faisait. Malheureusement je ne me rappelle plus de son nom.
Ce petit passage aura permis au public de se calmer un peu avant l'arrivée tant attendue de « elle m'a dit » ! Là aussi, le rendu était vraiment moche avec la guitare électrique. Et surtout Cali a fait quelque chose qui m'a exacerbé ! Il a fait signe aux fans de se rapprocher (c'était difficile de se rapprocher davantage) pour montrer qu'il allait sauter dans la foule. Autant dire que dans la fosse tout le monde se battait pour se trouver dans l'axe de leur idole. Cali s'est reculé pour prendre son élan et s'est mis à courir. Mais au grand étonnement de la salle, il s'est arrêté net au bord de la scène. Tout le monde s'est mis à crier et il nous a regardé en disant « non mais ça va pas la tête, vous ne croyiez pas que j'allais me jeter ». Il alors fait mine de faire un début de strip-tease, histoire de chauffer les filles de devant qui n'allaient pas avoir la chance de le toucher, et a conclu en disant « à 40 ans, je m'abstiens de faire ce genre de chose ». Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer face à cette gaminerie. Cette mise en scène était vraiment à chier. S'il ne voulait pas se jeter dans le public, il n'avait pas besoin de faire cette mise en scène pitoyable et de faire sa star ! J'ai trouvé que c'était limite irrespectueux. On était bien loin de la spontanéité et des douces mélodies d'il y a deux ans. Mais le pire était de voir que parmi les musiciens, excepté le pianiste qu'on n'a pas beaucoup vu, Cali était certainement celui qui se la pétait le moins. La palme sera remise au bassiste qui se sera amusé à balancer sa basse dans les airs pour se la jouer rock, et Richard Koninka qui se sera mis debout sur sa batterie pour lever les bras face à la mer, avant d'embrasser son instrument. Quel cinéma !!
Cali nous a ensuite interprété « sophie calle », certainement celle que je préfère de son dernier album, avec « je ne te reconnais plus » car elles sonnent de manière différente. Il y a également eu « résistance », « guiseppe et maria », « l'espoir », « amoureux ». Dans la fosse, on pouvait apercevoir le drapeau Catalan, que Cali n'a pas manqué de brandir avec fierté. Beaucoup de fans Perpignanais s'étaient déplacés pour l'applaudir. Il y avait également pas mal d'enfants, que notre chanteur n'a pas manqué de faire monter sur scène en les prenant dans ses bras. C'était plutôt généreux de sa part. Deux dernières chansons du deuxième album clôtureront cette première partie avec « je te souhaite à mon pire ennemi » et « qui se soucie de moi ». J'aime beaucoup ces deux titres, de toute façon je les aime quasiment tous les morceaux de cet album.
Puis nos musiciens ont quitté la scène en nous narguant, en faisant mine que maintenant c'était fini et qu'on allait bien être dégouté. Ceci confirmant leur état d'esprit.
Mais nous avons bien entendu eu droit à un rappel, où ils sont revenus plus motivés que jamais. Cali avait les yeux qui brillaient et se tapotait le c½ur pour nous montrer à quel point notre chaleur humaine le touchait. Il est vrai que le public était particulièrement déchainé, même un peu trop à mon goût.
Ils nous avaient préparé deux autres titres en guise d'adieu. Le premier était « c'est quand le bonheur ». Tous les musiciens se sont approchés de la scène pour nous le jouer. Et j'ai adoré le moment où il a dit « je suis pendu au téléphone », en montrant Richard Koninka du doigt ! Trop fort le jeu de mot !! Mais une fois de plus j'ai détesté la nouvelle version instrumentale, avec cette guitare électrique qui ne rendait pas bien du tout. Les trompettes avaient été choisies pour remplacer le violon, et là aussi ça faisait vraiment moche. Heureusement, notre chanteur Catalan nous avait réservé une surprise. En même temps qu'il chantait, il s'est mis à gravir les escaliers du théâtre. Il est ainsi passé à deux millimètres de moi, et j'ai vu le moment où il allait me tendre le micro pour chanter avec lui. Heureusement il s'est abstenu. Il a continué à monter tranquillement les marches, pendant que les gens lui touchaient les épaules ou lui faisaient des bisous. Ils auraient quand même pu se retenir !! Puis une fois arrivé en haut, je l'ai perdu de vue. Mais je l'ai vite réaperçu ...... sur les gens !! Et oui, tout comme Mathias Malzieu la veille, il avait eu la folle idée de redescendre en slammant, la tête la première. Il était droit dans mon axe. Il avait les yeux écarquillés, on sentait qu'il avait quand même la trouille, et qu'il n'était pas tranquille. Moi à sa place j'aurais eu peur de me scratcher la tête la première ! Au moment où il est arrivé sur moi, je me suis mise à paniquer. Il n'y avait que des filles autour de moi, et j'avais vraiment peur de ne pas arriver à le soulever. D'ailleurs, sans faire exprès je l'ai un peu poussé vers la gauche, et ce sont les garçons d'à côté qui l'ont réquisitionné. Il a ainsi pu tranquillement finir sa trajectoire jusqu'à la scène. Ca valait bien la peine de nous faire tout son cinéma sur « elle m'a dit », si c'était pour finir dans le public !!
La fin du concert approchait à grands pas, et ils nous ont joué un dernier titre pour la route. Autant dire un vrai massacre !! Il s'agissait de « dolorosa » ...... mais version disco !!! Ils avaient actionné des lumières fluorescentes, et s'étaient mis à gigoter, comme s'ils étaient en boite de nuit. Cette version était vraiment affreuse !! Je peinais vraiment à reconnaître la chanson.
Puis heureusement, ils ont fini par nous saluer pour de bon. Il ne restait plus que Cali, seul sur scène, se nourrissant des applaudissements de la foule. Il est resté un petit moment. Il était tout ému et ne cessait de nous remercier. Puis il a brandi ses mains en forme de c½ur. Tout le monde dans le public a fait de même. Enfin sauf moi ... Mais c'est vrai qu'il était émouvant tellement ça semblait sincère. On ne pouvait pas lui reprocher son authenticité. Et c'est à contre c½ur qu'il quitta la scène définitivement. A mon grand étonnement il n'avait joué qu'1h30, alors qu'en 2006 il avait joué plus de 2h30 !! Mais je n'allais pas m'en plaindre.
Je me suis ainsi vite dépêchée de déserter le théâtre, pour ne pas avoir à attendre des heures avant d'accéder à la sortie. Le froid était toujours aussi intense. Le thermomètre affichait 15°. C'était vraiment peu pour un mois de juin !! En rejoignant ma voiture, j'essayais de palier à ma déception en repensant au concert de 2006. Ce changement de mise en scène avait certainement un lien avec l'arrivée des nouveaux musiciens. Quel dommage ! J'aimais vraiment ses deux premiers albums. Cette nouvelle version était vraiment un gâchis. Espérons que ça ne sera que passager !

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# Posté le samedi 12 juillet 2008 14:23

Festival « Quand je pense à Fernande » - 12 juin 2008 – Théâtre de la mer à Sète

Festival « Quand je pense à Fernande » - 12 juin 2008 – Théâtre de la mer à Sète
Nouvelle édition pour ce célèbre festival Sétois mettant en lumière les nouveaux artistes de la chanson française. Créé en hommage à Georges Brassens pour les amoureux des mots, il y invite chaque année les grandes pointures qui font vibrer la nouvelle scène, et ce dans le cadre magnifique du théâtre de la mer. Ce somptueux édifice permet à tous les mélomanes de pouvoir assister à de nombreux concerts, tout en ayant une superbe vue sur la baie Sétoise.
Pour cette édition 2008, les organisateurs ont vu les choses en grand avec notamment Dionysos, Cali, Camille, sans oublier la soirée « rien à jeter », permettant de promouvoir les tout jeunes artistes locaux.

Jeudi 12 juin 2008, le festival accueillait Dionysos ainsi que Camille Bazbaz. Autant dire deux artistes qui n'ont rien à voir, si ce n'est qu'ils chantent en Français. C'était un choix assez surprenant de la part des organisateurs.
L'entrée s'est faîte à 20h, heure de début du festival, si on en croit la billetterie. Autant dire qu'une longue queue s'était profilée et qu'il en a fallu du temps pour pouvoir s'installer dans le théâtre. Les personnes de la sécurité nous avaient interdit l'entrée avec la nourriture et les appareils photo. Quelle bande de naze ! Tout ça pour quoi ? Pour pouvoir vendre leurs crêpes à l'intérieur. Chaque année j'en profite pour monter tout en haut des gradins afin de contempler la belle vue sur la mer. C'est vraiment grandiose ! Les places se sont rapidement remplies, et j'ai ainsi pu constater que le festival avait fait complet pour cette soirée. Ca changeait de la soirée rock de l'an dernier, où Eiffel et Luke n'avaient réussi à remplir le théâtre que de moitié. Un « animateur radio » avait été engagé pour faire la promo des différents concerts qui allaient avoir lieu cette année, et parler du parcours des artistes qui allaient se produire.

Et c'est ainsi qu'il a annoncé l'entrée de Camille Bazbaz, qui s'était fait remarquer il y a un an avec la sortie de son album « le bonheur fantôme », et le célèbre titre « tout ce que tu veux ». Autant dire que je n'ai jamais vraiment accroché sur ses chansons à la fois saoul et reggae, et en plus le personnage ne m'a jamais inspiré.
Au moment de son entrée sur scène, seules quelques personnes l'ont poliment applaudi dans le public. Il faut dire que la grande majorité était venue pour Dionysos, et écouter du reggae n'enchantait personne. Il était accompagné d'une bassiste, une batteuse, un guitariste et Camille s'occupait du piano et du chant. Déjà quand je l'ai vu entrer, j'ai eu envie de rire : un type mal rasé avec sa casquette, la chemise ouverte débrayée, et une écharpe autour du cou en plein mois de juin ! Il se donnait vraiment l'allure du type complètement à la rue, qui fume des pétards à longueur de journée. Et autant dire que son reggae m'a fortement endormie. Les chansons parlaient toujours de la même chose, de choses en dessous de la ceinture, et on avait l'impression qu'avec une phrase, Camille avait composé ses dix chansons, tellement elles se ressemblaient. Les riffs étaient toujours pareils, c'était vraiment ennuyant. Et le fameux « alors ça bais... bien dans le public ? » a totalement fini de m'exacerber. Si c'était un moyen de réveiller les gens, c'était un peu raté. Un petit problème est ensuite survenu sur son synthé, mais Camille a envoyé balader le technicien, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs.
Puis il nous a fait une rapide présentation de ses musiciens, moi et mes amis en avons profité pour mettre l'animation, et gueuler le nom des musiciens au fur et à mesure qu'il les appelait. Fallait bien s'occuper comme on pouvait ... Sur les derniers morceaux, Camille s'est levé de sa chaise pour venir chanter juste devant nous, et nous faire répéter des « lalalaala » après lui, histoire de s'assurer que nous étions tous là. Quelques uns ont joué le jeu, mais le reste du public n'en avait visiblement rien à faire. Mais ce non intérêt total était en grande partie de la faute des organisateurs, qui n'auraient jamais dû mettre ensemble ces deux artistes dans la même soirée. Camille Bazbaz a quand même dû l'avoir mauvaise d'avoir fait plusieurs centaines de kilomètres pour jouer 1h devant des personnes qui n'en avaient rien à foutre de ce qu'il nous chantait. Mais bon, c'est souvent le gros problème des festivals.
Mais malgré tout, nous avons quand même eu droit à un rappel !! Sisi !! Deux personnes dans le public ont dû gueuler, ce qui lui a valu de revenir une deuxième fois. J'étais un peu dégoutée, mais j'ai quand même écouté poliment les dernières chansons qu'il nous avait préparées. Ca y était, ce coup ci son concert était bel et bien terminé !! Ouf !!

Pendant l'entracte, l'animateur radio nous a invités à visiter les différents stands, ainsi que l'expo photo. J'en ai profité pour monter tout en haut des gradins afin de contempler la vue sur la mer. Les techniciens avaient commencé à installer les décors pour Dionysos : on pouvait y apercevoir des horloges, des néons, ainsi que tous les petits instruments bizarres que le groupe adorait manier. Mais cette année il y allait y avoir une grande nouveauté : deux nouveaux musiciens à la trompette !!
La mécanique du c½ur n'a pas tardé à être lancée. Les lumières se sont éteintes, les horloges se sont emballées et les premiers musiciens ont commencé à faire leur apparition, dont la ravissante Babet, qui jouait presque à domicile ce soir là. J'étais en train de réaliser que c'était quand même la cinquième fois que je les voyais en concert : 1 fois à Nîmes sur la tournée de « western sous la neige » et 2 fois à Montpellier et 1 fois à Albi pour « Monsters in love ». A chaque fois ça avait été gigantesque, mais j'avais failli y laisser ma peau à plusieurs reprises. Surtout ne jamais se mettre tout devant à un concert de Dionysos, si on ne veut pas s'évanouir dans la fosse et se faire ruer de coups !! J'exagère un peu, mais ça m'est souvent arrivé de quitter leurs concerts couverte de bleues !! Les premières notes de « King of the Ghost Train », ont retenti, tout en faisant monter la pression. Tout le monde retenait son souffle, en attendant la célèbre entrée fracassante de Mathias Malzieu, le charismatique chanteur du groupe. Et il n'a pas tardé à faire son apparition, en faisant un bond monstrueux sur la scène, en se perchant sur les baffles pour saluer tout le public. Les gens dans la petite fosse de devant n'en pouvaient plus, en attendant que les guitares et la batterie s'enflamment, pour partir dans les pogos. Mathias s'est mis à crier et tout est parti flèche. Les musiciens se sont mis à sauter comme d'habitude, et les gens dans le public se sont levés de leurs sièges pour se mettre à danser. Il n'y avait pas à dire, les concerts de Dionysos étaient toujours aussi fous et délirants !! Il s'agissait donc d'un petit apéritif de début, histoire de s'échauffer les mollets et prendre la température des spectateurs. Mais il n'y avait pas à dire, la motivation était là. Tout le monde était prêt à s'éclater et à bouger pendant 2h !
Puis le premier titre du dernier album « la mécanique du c½ur » a enfin été déballé : « le jour le plus froid du monde ». Il faut savoir que les albums de Dionysos racontent toujours une petite histoire, avec des personnages attachants. Je m'étais demandé si le groupe était parti pour nous jouer exclusivement les chansons du dernier, sous forme de comédie musicale. Mais non, finalement ils avaient préféré faire un savoureux mélange des deux derniers albums, avec pas mal de titres de « Monsters in love ».
« La mécanique du c½ur » a été écrit dans le but d'en faire une adaptation cinématographique. Il raconte l'histoire d'un enfant qui est né avec le c½ur gelé, et à qui on a été obligé de greffer une horloge dans son c½ur pour lui permettre de vivre. Mais ceci lui apporte certains désagréments, notamment l'impossibilité de tomber amoureux. Le groupe a eu l'originalité d'inviter divers artistes afin d'interpréter les personnages. Mais bien entendu ils ne pouvaient pas être là ce soir, et c'est finalement Babet, qui n'avait pas pu participer à l'enregistrement de l'album, qui a dû s'occuper de toutes les voix féminines. Joli challenge ! Mais bizarrement elle n'avait pas l'air dans son assiette ce soir là. Elle souriait peu, et bougeait moins que d'habitude. Mathias nous aura confié plus tard dans la soirée, qu'elle était tout simplement malade, mais qu'elle avait quand même tenu à assurer le concert de ce soir.
Puis il nous a informés que ce n'était pas la première fois qu'ils jouaient dans ce théâtre, qu'ils étaient déjà venus en 2002. Ils ont alors demandé si certains dans le public étaient déjà venus à cette époque. Seules quelques personnes ont levé la main, ceci expliquant que la plupart de leurs fans les avaient découverts avec « Monsters in love ». Il a alors répondu « ok, souvenez-vous à l'époque nous avions joué..... ».... Et les premières notes de « song for jedi » on retenti ! Et oui !! Le fameux morceau qui les avait fait connaître auprès du grand public. Pour chauffer la fosse il n'y avait rien de tel ! Très bon choix dans la setlist ! Tout le monde s'est mis à sauter, danser, hurler, c'était la folie, mais c'était vraiment génial. Le seul reproche que je pourrais leur faire, c'est qu'à vouloir être trop énergétiques, ils en oublient un peu l'essentiel : la musique ! Les chansons sont beaucoup trop déformées, et on perd beaucoup en qualité de mélodie. « Cunilingus mon amour » n'a pas fait exception. Cette chanson parle d'un hamster, et Mathias nous a d'ailleurs appris que cet hamster était en réalité ..... Babet !!! Et oui, elle s'était déguisée pour le concert, mais en réalité elle a l'apparence d'un hamster. Et il s'est amusé à nous faire crier « cunilingus mon amour » (le nom du hamster pour ceux qui n'avaient pas compris...), de différentes manières. Chose que nous avons faite comme des ânes. Ca doit bien le faire marrer de voir toutes les conneries qu'il peut nous faire faire en claquant des doigts. Je me suis également régalée sur « l'homme qui pondait des ½ufs ». Ca m'a rappelé plein de bons souvenirs de la tournée précédente, surtout quand Mathias s'est mis à taper sur son popotin. J'ai pris plaisir à chantonner avec Babet les mythiques « ouhouhouhou », et j'ai adoré les fameuse montées sonores avant les refrains (enfin y'a pas que sur celle-là qu'il y en a lol). Il y a également eu le fameux saut dans le public. Et oui, maintenant que Mathias nous a donné l'habitude de le faire, il ne peut plus y échapper. Heureusement, tout le monde était debout dans les gradins, il a donc pu facilement être transporté, mais il n'est pas allé bien loin, il est vite revenu vers la scène.
Puis il a aperçu dans le public un fan qui avait fortement le look de Nicolas Sirkis. Il l'a alors regardé attentivement et lui a balancé en pleine figure une phrase du genre « ouh toi tu as les yeux qui brillent, t'as dû fumer un truc pas net ». Et le fan l'a alors attrapé pour essayer de le faire tomber dans le public. Mathias s'est alors retenu à un baffle et s'est mis à le tapoter. Bref, ils se sont amusés pendant un bon moment, et c'est Mathias qui a gagné, en réussissant à le trainer sur la scène. Il s'est relevé, nous a regardé avec un air un peu intimidé, et un gars de la sécurité s'est empressé d'intervenir pour le faire descendre et le ramener dans la fosse.
Nous avons ensuite eu droit à « Wedding Idea » et « Mademoiselle Clé », toujours avec cette folie et cette énergie qui les caractérise. Puis Mathias a balancé sa bouteille d'eau dans le public. C'est un copain à moi qui l'a récupérée. Elle était à moitié vide, et il m'a jeté le reste d'eau à la gueule. Je l'ai alors saisie, et quelqu'un a dit « c'est de l'eau avec la bave de Mathias, c'est sacré, il ne faut pas la jeter ;) ». J'ai alors joué le jeu en la mettant sous mon siège (et je l'ai oubliée en partant lol). J'ai ensuite adoré le moment où il nous a joué « Tokyo Montana », avec des instruments. Sur la tournée précédente, il avait l'habitude de la chanter à capella, en fin de soirée. Et une fois de plus il nous a fait participer en nous laissant chantonner « j'ai froooooid, je pleure de la neige, je pleure de la neige ». C'était un peu comme si nous étions une chorale, et Mathias le chef d'orchestre.
Il y a également eu « l'homme sans trucage », le single qui passe en radio. Je m'étais demandée qui allait faire la voix de Jean Rochefort. C'est Mathias qui s'y est collé, tout simplement. Puis est arrivée la fameuse « métamorphose de mister chat », avec le mythique « ta gueule le chat ». Je m'étais demandé si le public allait se rappeler qu'à un moment dans la chanson, il fallait le crier. Et bien les 3 /4 des personnes présentes l'ont fait de manière spontanée. Ce qui prouvait que beaucoup étaient déjà présents lors de la tournée « Monsters in love ». Mais cela n'a pas convenu à Mathias, et il a demandé à ce qu'on le refasse de manière plus enjouée, comme si la France venait de gagner la coupe de monde. Ils sont donc revenus en arrière dans la chanson, et ils nous ont fait signe pour que nous nous mettions tous à hurler « TA GUEULE LE CHAT, TA GUEULE LE CHAT, TA GUEULE LE CHAT ! ». Il a nous alors fait un grand sourire en nous félicitant pour notre implication. Malgré le succès fulgurant qu'ils avaient acquis ces dernières années, je les ai trouvés très modestes. Mathias nous remerciait gentiment à chaque fois que nous les applaudissions, il dégageait beaucoup de simplicité. Il nous a d'ailleurs confié qu'il était content de voir comment la soirée se passait. Il avait eu peur d'avoir à jouer devant un public de gens assis, du fait qu'il n'y avait pratiquement pas de fosse, et il a été extrêmement content de voir que nous nous étions tous levés de manière spontanée, sans qu'il nous l'ait demandé. Il a donc dit qu'il était normal que nous ayons une récompense.... Il a fait durer le suspense quelques instants, et a fini par dire que la personne qui allait le rejoindre avait du chocolat chaud qui coulait dans ses veines. J'ai de suite compris de qui il s'agissait : Olivia Ruiz !! Ce n'était pas étonnant sachant qu'elle incarnait un personnage de l'album, qu'elle était originaire du coin, et qu'en plus c'était la petite amie de Mathias !! Elle est entrée sur scène pour chanter en duo « tais-toi mon c½ur ». Bizarrement, même si j'aime bien ce qu'elle fait, j'ai toujours eu du mal avec cette fille. Je trouve qu'elle se la pète un peu trop sur scène, même si elle était là pour incarner un personnage. Ils nous ont fait rire tous les deux. Pendant toute la chanson ils se sont courus après en criant « tais-toi mon c½ur, je ne te reconnais pas », comme si nous assistions à une scène de ménage. Mais je vous rassure, ils se sont quand même pris dans les bras à la fin !
Mathias a demandé à ce que nous fassions une ovation pour sa tendre chérie, avant de faire un clin d'½il à toute sa famille qui était présente ce soir. Je n'ai pas été étonnée de voir que la chanson suivante allait être « neige », en hommage à sa mère défunte. L'orchestration de ce titre était magnifique. Je crois que c'est le seul morceau qu'ils chantent en toute retenue, et ça s'entend vachement au niveau musical. Les guitares sont moins saturées et les mélodies ressortent davantage. C'était certainement le moment le plus émouvant du concert ! Avant le premier rappel, ça ne pouvait pas mieux tomber. Ils ont donc fait mine que le concert était terminé et sont partis dans les loges. Seulement on n'était pas débile, on savait très bien qu'ils reviendraient. Tout le monde s'est mis à crier un bon coup, et ils sont revenus avec le sourire aux lèvres pour nous interpréter « la berceuse hip hop du docteur madeleine ». Emily Loizeau n'était pas là pour la chanter, mais Babet l'a remplacée. Nous avons eu droit à une vraie théâtralité du morceau, où les interprètes se sont vraiment mis dans la peau des personnages. Babet a planté son archet dans le c½ur de Mathias, a fait mine de tourner une clé (comme si elle venait de lui greffer un nouveau c½ur), et il s'est lentement écroulé sur scène, au fur et à mesure que les projecteurs s'éteignaient. Bref on avait l'impression d'assister à une vraie comédie musicale. Un petit vent frais s'était levé sur le théâtre, et on pouvait admirer dans la pénombre lunaire des mouettes qui volaient autour de la scène. Les éclairages les rendaient fluorescentes, c'était vraiment magnifique à voir. Et c'est avec « Whatever the weather » qu'ils clôtureront ce premier rappel, sans perdre une seconde d'énergie. Je me demandais comment Mathias arrivait à tenir physiquement avec des concerts la sorte. Mine de rien cela faisait quand même 2h qu'ils jouaient. Mais malgré tout, ils sont quand même revenus pour nous interpréter un dernier titre, et pas des moindre : le célèbre « Giant Jack ». Je crois qu'ils auront mis presque 1 /2 heure à le jouer, tellement ils l'ont réarrangé. Et c'est à ce moment que Mathias s'est à nouveau jeté dans le public, mais pour de bon cette fois-ci !!! Il a carrément traversé tout le théâtre !! Une fois arrivé tout en haut, il a pris son haut parleur et s'est mis à crier la fin de la chanson. Et là il a fait une chose qui m'a faite frissonner : il est reparti en slammant. Alors monter des gradins en slammant c'est une chose, mais les descendre la tête la première, c'en est une autre !! A chaque fois je me dis qu'il est complètement inconscient ce type. Et malgré tout, les gens ont réussi à le transporter sans qu'il ne tombe. Heureusement, sinon il se serait sacrément fait mal. Puis à un moment donné, il s'est accroupi sur les bras de quelqu'un. J'ai vu le moment où il allait carrément se mettre debout. Mais non, il a simplement salué toute la foule, et il est reparti vers la scène. C'est son trompettiste qui l'a réceptionné. Ca doit quand même être un exercice périlleux de faire ça !! Après toutes ces émotions, je pensais qu'il allait nous quitter de suite après !! Mais visiblement il lui restait encore de l'énergie puisqu'ils ont poursuivi la chanson encore un bon moment. Tout le monde était déchainé dans le public, les pogoteurs n'en pouvaient plus.
Mais ce coup-ci je sentais que ça allait être la fin ! Effectivement, tous les musiciens se sont rapprochés et se sont baissés pour nous saluer. Ils avaient le sourire aux lèvres et les yeux qui brillaient. Mathias nous a remerciés pour notre accueil, et une personne du public s'est mise à crier « mais c'est nous qui vous remercions ! ». Il a alors pris un petit air timide que je ne lui connaissais pas pour répondre « oh merci c'est gentil ça !! ». Il s'est vite retrouvé seul sur scène, et je me suis demandée s'il allait nous interpréter une chanson à capella vu qu'il nous avait déjà chanté « tokyo montana ». Il s'est finalement mis à fredonner « tes paupières se lèvent comme des ombrelles noires ..... quand tes yeux de miel se mêlent aux miens... ». Il s'agissait de « miss acacia ». Il nous a invités à le chanter en c½ur avec lui, mais c'est dommage qu'il se soit arrêté qu'au premier couplet. Moi je l'aurais bien écoutée en entier !!
Et c'est sur ces douces paroles, qu'il nous a salués pour la dernière fois ! 2h30 de show !! C'était énorme !! L'animateur radio n'a pas tardé à reprendre le micro pour nous donner quelques informations toutes fraîches sur le groupe, et notamment le fait que « la mécanique du c½ur » allait bientôt être adaptée sous forme de film ! Il a ensuite rappelé que d'autres artistes allaient se produire pendant le festival, dont Cali et Camille.
Nous ne nous sommes pas attardés dans le théâtre, vu qu'il commençait à se faire tard. Nous avons marché un long moment le long des petites falaises Sétoises, en contemplant la lune qui se reflétait dans l'eau. Ce lieu était vraiment magique, et je savourais le fait que le lendemain j'allais y revenir pour voir Cali. Ca risquait d'être à nouveau sacrément énergétique !!

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 06:20

RADIOHEAD – 15 juin 2008 – Arènes de Nîmes

RADIOHEAD – 15 juin 2008 – Arènes de Nîmes
Il est parfois difficile de revenir à la réalité du quotidien. Reprendre ses petites habitudes, remettre ses disques dans sa chaine hifi, écouter la radio, prendre sa guitare en se disant que ce qu'on fait est loin d'être extra etc ... C'est ce qu'on ressent souvent après avoir assisté à un concert de génies de la musique. Je n'ai pourtant pas souvent eu l'occasion d'en applaudir, mais Radiohead.... Comment dire ? Quand on en ressort, on se demande comment on peut prétendre faire de la musique face à eux. Ces types sont tout simplement des génies : des compositions musicales remarquables, une technique impeccable, un son extra, une émotion et une énergie débordante, une voix envoutante, et pour terminer une simplicité et une humilité inexplicable !! De quoi nous donner envie d'arrêter de faire de la musique non ?

Mais pour expliquer ce sentiment un peu déroutant que je ressens au lendemain de ce mémorable concert, un petit flash-back s'impose ...

Flash back avant le concert

Revenons tout d'abord aux alentours du 1er décembre 2007. J'écoute tranquillement le mouv' dans ma voiture en allant travailler, et j'entends à ce moment une animatrice annoncer que Radiohead fera un passage éclair en France au mois de Juin, mais que très peu de dates seront prévues. Je m'attendais comme d'habitude aux Eurockéennes de Belfort, Vieilles Charrues, Parc des Princes. Mains non : deux dates à Bercy et .....deux à Nimes !!!!! A seulement 50 kms de chez moi ! Il m'aura bien fallu la journée entière pour réaliser cela, moi qui les avais râtés en 2003, et qui avais dû attendre 5 ans !!

Puis arrive le 14 décembre 2008. Un copain m'appelle pour m'informer que les places pour Radiohead sont en vente. En rentrant du travail, je me connecte rapidement sur le site de la FNAC. Oh grand malheur !!!!! Tout était parti dans la journée, il n'y avait plus rien de disponible pour le 14 juin !!! Un grand sentiment de frustration et de désolation s'est alors emparé de moi, en me disant que peut-être je ne pourrai pas faire partie des spectateurs ! Il fallait coûte que coûte que j'arrive à acheter des places pour le 15 juin, même si j'étais déçue de ne pas pouvoir y aller avec mes amis.
Le lundi 17 décembre a sonné comme un jour noir. Je ne savais pas si les places pour le 15 juin allaient être disponibles. En me connectant chez moi avant de partir travailler, j'ai constaté que rien n'était encore affiché. Mais je stressais car je me disais que s'ils ouvraient la billetterie dans la journée sans que je le sache, ça allait être fichu pour moi. Heureusement, j'avais un accès Internet depuis mon bureau. Aux alentours de 11h, je décide par précaution de me connecter une nouvelle fois, et là stupeur !!!! Les places étaient disponibles !!! Mince, il m'était impossible d'acheter en ligne depuis mon poste, et certainement pas de quitter mon travail à cette heure là ! J'ai donc stressé, voire paniqué pendant tout le reste de la matinée. Dans ma tête trottaient des images de places de concert qui s'écoulaient à chaque seconde. Finalement, j'ai décidé de zapper ma pose repas et de partir à la FNAC essayer d'en récupérer une ou deux. Il était alors 12h30. Une queue monstrueuse se profilait devant moi. Etaient-ils tous là pour Radiohead ? C'est la question que je me suis posée. Autant dire que je suis passée par tous les états émotionnels possibles. Puis j'arrive enfin devant la vendeuse, et lui demande le plus calmement possible s'il reste encore des places. « Oui, il en reste encore quelques-unes, mais que des tarifs fosse » - « C'est pas grave, je prends quand même !!! ». Et c'est ainsi que j'ai pu ressentir un grand soulagement. Ca y est, j'allais pouvoir voir Radiohead en concert, un de mes groupes préférés qui passe trop rarement en France. Puis dans l'après-midi, aux alentours de 16h, je décide de me connecter une nouvelle fois sur le site de la FNAC pour voir s'il en restait, juste par curiosité. Plus rien !!!! Tout était complet. Cela sonnait comme de la pure folie, en même temps le peu de dates Françaises expliquait certainement pourquoi autant de personnes s'étaient ruées dessus. Mais pour moi c'était dans la poche, j'allais enfin pouvoir assister à mon premier concert de Radiohead !!!

Les mois se sont écoulés rapidement, plus que ce que je pensais. Je ne possédais pas tous les albums du groupe, seulement « ok computer », « hail to the thief » et le dernier « in rainbows ». Je me suis donc dépêchée de me procurer les autres. « pablo Honey » me semblait pas mal, mais très différent de ce qu'ils font actuellement, avec un son grunge et des guitares saturées. On y sentait un certain manque d'expérience et de maturité. Mais ça me semblait normal pour un premier album. Puis j'ai adoré « the bends ». « Kid A » m'a fait un léger choc, je n'ai jamais réussi à l'écouter entièrement, contrairement à « amnesiac » qui est quand même un peu plus abordable. Mais j'étais enfin prête pour les voir jouer.
On était maintenant le 14 juin 2008. Le premier concert allait avoir lieu dans les arènes. Le temps était rayonnant, j'enviais déjà ceux qui allaient pouvoir les applaudir ce soir-là, en me disant que bien sûr le lendemain ce serait mon tour. Manque de pot, le temps annonçait de la pluie. La poisse !!! Je crois que je n'aurais pas pu supporter le fait qu'ils soient obligés d'annuler. Plus les heures passaient, plus j'avais du mal à réaliser que j'allais enfin voir Thom Yorke.

L'attente dans les arènes

15 juin 2008 : nous sommes arrivés aux arènes de Nîmes aux alentours de 17h. Je trouvais que c'était un peu tôt, mais les autres me disaient que si on voulait être dans le devant de la fosse, il fallait au moins ça. Effectivement, la queue avait déjà commencé depuis un moment, et beaucoup de personnes étaient déjà là. Certains m'ont confiés qu'ils étaient arrivés à 12h depuis Lille, d'autres depuis Bordeaux... Bref, les gens avaient accouru des quatre coins de la France. J'ai même croisé des Espagnols ! On s'est donc assis tranquillement dans la queue. On savait que l'attente serait longue. Une jeune fille nous a accostés dans la file d'attente. Elle faisait partie du mouvement « the big ask », initié par Radiohead, sur la protection de l'environnement. L'association était chargée de suivre le groupe sur toute la tournée Européenne, et de faire signer des pétitions aux fans, afin de demander au gouvernement de lutter contre le changement climatique. Je l'ai bien entendue signée, et elle m'a donné un badge à porter tout le long du concert, pour montrer que j'avais adhéré à l'idée. Je n'étais pas sûre que ça fasse beaucoup de poids face aux enjeux économiques, mais je l'ai fait. Puis une autre personne du magazine « les inrockuptibles » nous a distribué gratuitement un livret sur le parcours flamboyant de Radiohead. Ca aura au moins eu le mérite de nous occuper pendant un petit moment. Des gouttes d'eau commençaient à tomber, je n'étais pas très enthousiaste à l'idée d'assister au concert sous la pluie. Puis les portes se sont ouvertes à 18h30. Deux heures pour faire entrer les 11 000 personnes qui étaient attendues. C'est toujours impressionnant d'entrer dans ces arènes, à chaque fois ça me donne envie d'en profiter pour les visiter (il en faut du temps pour faire le tour), mais je savais pertinemment que la fosse allait très vite se remplir. Finalement je me suis retrouvée assez près de la scène, j'espérais simplement qu'il n'y aurait pas de géants devant moi, et que je pourrai admirer tranquillement l'interprétation de Thom Yorke. L'attente fut très longue, il restait encore deux heures à tuer. Je savais qu'il y avait plein de gens que je connaissais, et j'ai donc essayé de voir qui était installé dans les gradins autour de moi. Les gens étaient bien évidemment trop loin pour que je puisse voir quoi que ce soit, mais j'ai reconnu ............ Thomas de la nouvelle star !! Je savais que Radiohead faisait partie de ses références musicales, mais ça me faisait bizarre de le voir avec nous. Les minutes passaient lentement, certains à côté de nous essayaient de crier et chanter des chansons complètement has been pour mettre l'ambiance, mais personne ne suivait. C'est vrai que chanter « la bonne du curé » ne m'intéressait pas trop. Puis un groupe de personnes a réussi à initier une première « ola ». Le problème, c'est que quand ça commence on a du mal à arrêter. On a joué le jeu pendant un petit moment, puis la fosse a arrêté de le faire. Tout le monde s'est mis à gueuler, à nous huer, mais on n'allait pas faire ça non plus jusqu'à l'entrée des artistes ! Tout le monde commençait à s'impatienter, moi j'avais mal aux fesses et au dos à force de rester assise parterre. Puis nous avons entendu un énorme cri général. Nous nous sommes levés en précipitation et avons constaté que des jeunes filles habillées comme des Indiennes avaient pris place sur la scène. La première partie allait donc commencer.

Groupe en première partie : Bat for lashes

Bat for lashes avait été choisi pour faire la première partie de Radiohead, sur toute la tournée Européenne. A ce qu'il parait, Thom Yorke avait complètement craqué sur l'univers et la voix de Natasha Khan, compositrice du groupe. Ils avaient un style assez particulier car on aurait dit des Indiens. Ca faisait assez animal. Quand les premières notes ont retenti, j'ai de suite accroché. Mais j'ai eu l'impression d'avoir déjà entendu ça quelques part. La voix de la chanteuse était magnifique, mais elle chantait comme quelqu'un que je connaissais déjà........ Bjork !!! Voilà on aurait cru assister à un concert de Bjork ! Alors j'aime beaucoup Bjork, mais là, ça faisait vraiment trop copié/collé avec son univers et sa façon de chanter. L'orchestration était jolie, avec du synthé, violon, clarinette, guitare ... Mais le son n'était pas parfait. Le violon et la clarinette étaient bouffés par la batterie, et seule la voix et le piano ressortaient bien. A un moment j'ai cru que j'allais vomir quand j'ai constaté que la grosse caisse de la batterie résonnait dans mon estomac ! Mais mis à part le fait que ça semblait très copié sur Bjork, j'ai beaucoup aimé ce qu'ils ont fait. Certains se plaignaient que c'était trop lent et mou, mais en même temps je n'étais pas venue voir Radiohead pour bouger. A un moment la chanteuse a essayé de nous sortir une phrase en français, mais on a eu du mal à comprendre, et elle s'est excusée en déclarant « excuse-me, my french is very bad ». Oui, on avait remarqué !!
Leur set n'aura vraiment pas duré longtemps, même pas 3/4 d'heure. Par conséquent, l'attente pendant l'entracte nous a paru extrêmement longue. Les organisateurs nous avaient mis du reggae pour patienter, ce qui semblait assez bizarre. Les gens dans la fosse faisaient exprès de danser, histoire de délirer un peu et faire passer le temps. Puis la « ola » a recommencé à nouveau, mais les gens n'étaient plus très motivés. Chacun essayait de s'occuper comme il pouvait, notamment en applaudissant les techniciens qui s'étaient hissés grâce à une échelle jusqu'à la barre des projecteurs. Nous les avons également vus installer des néons. Il s'agissait de fins cylindres, qui tombaient sur la scène, comme des stalactites. Il y en avait partout, et en plus ça changeait de couleur. C'était magnifique, ce concert allait promettre.
Et bizarrement j'appréhendais un peu. Je savais que Thom Yorke était quelqu'un de très timide, qui se sentait mal quand il devait s'exposer à des gens. Et surtout, beaucoup d'albums possédaient des chansons lentes, voire « dépressives ». Mais qu'importe, si le concert ne nous donnait pas envie de bouger, ça n'était pas bien grave. J'attendais d'abord de pouvoir écouter des morceaux que j'aimais, et surtout recevoir des émotions. De ce côté-là je ne me faisais pas beaucoup de soucis. Dans ma tête j'imaginais Thom Yorke assis sur une chaise pendant tout le concert, en train de nous chanter des « sail to the moon » en gigotant tout doucement sa tête avec sa guitare. Et bien je peux dire que j'étais bien loin du compte !!

Concert de Radiohead

Quand les lumières se sont éteintes, ce fut la panique générale !! Tout le monde s'est mis à hurler pour accueillir le groupe en phase de devenir le plus grand groupe de tous les temps. C'est à ce moment que j'ai réalisé que ça y est, j'y étais, le moment tant attendu était enfin arrivé. Les musiciens ont commencé à prendre place, et dès que Thom Yorke a fait son apparition ce fut l'euphorie générale !! A mon grand étonnement, il s'est mis à gigoter dès les premières notes. Il s'agissait de « 15 steps ». J'ai alors réalisé que j'étais bien loin du compte. Il nous a d'emblé transmis une énorme pêche, il assurait vraiment, avec une très grande présence. Les néons passaient du vert au bleu, c'était magnifique !!! Et quel son !! Enorme, ça me faisait frissonner tellement le son était extra et nous en mettait plein la figure. Des caméras avaient été installées tout autour de la scène pour filmer les musiciens depuis différents plans, et les retranscrire sur l'écran qui était derrière eux. Et là encore on pouvait observer toute la créativité du groupe, car elles étaient installées de façon à ce que ça face un montage. Des fois on y voyait Jonny à 2 cms de Thom, alors qu'en réalité il était loin. C'était assez incroyable à voir. Cette chanson m'aura vraiment mis l'appétit en bouche. Mais ce n'était qu'un apéritif, car ils ont de suite enchainé avec « bodysnachers », et là autant dire qu'on s'en est pris plein la gueule. Mais vraiment. Le jeu de guitares était impeccable, la voix de Thom magnifique, et qu'est-ce que ça envoyait !!! C'est très dur par écrit de retranscrire tous les états émotionnels par lesquels on peut passer quand on va voir un concert de Radiohead. Mais ce qui est sûr, c'est que ces types sont des génies ! Puis j'ai pu récupérer mes esprits sur « all I need », qui est plus calme, mais tout aussi intense. Et nous avons même eu droit à un charmant « bonjour, ça va ? » de la part de Thom. Quelqu'un dans le public s'est d'ailleurs mis à gueuler « ooooh Thommy !!!!!!!! ». Puis « Airbag » a assommé la fosse d'un coup fracassant. Tout le monde s'est mis à hurler et à gigoter ! Si on m'avait dit qu'à un concert de Radiohead je bougerais autant, je ne l'aurais pas cru. C'est assez étrange à voir car Thom est quelqu'un de très réservé, et par conséquent il n'en fait pas des tonnes, mais alors il a une façon d'extérioriser ses émotions internes assez époustouflante. Il n'y a qu'à écouter sa voix et ses expressions, ça suffit. Pas besoin de bouger dans tous les sens, de faire le show, ou de faire des grimaces. Non, simplement chanter avec ses trippes, comme il le fait si bien. Puis il nous a remerciés pour notre accueil avant d'enchainer sur « Nude ». Pour l'instant il y avait beaucoup de chansons du dernier album, il me tardait d'en entendre quelques une de « the bends ». Mais c'est « amnesiac » qui a été mis à l'honneur avec « pyramid song ». Les techniciens ont amené le superbe piano à Thom, et là j'ai pu observer quelque chose que je n'avais encore jamais vu en concert : Jonny a joué de la guitare avec un archet !! Si si je vous jure !! A la fin de chaque chanson nous essayions d'ovationner le groupe à sa juste valeur, histoire de leur rendre du mieux qu'on pouvait tout ce qu'ils nous envoyaient. Mais Thom avait l'air impressionné, et stressé, car au début il souriait très peu et restait concentré quand nous l'applaudissions. En fait nous l'applaudissions en permanence, dès qu'il s'arrêtait de chanter pour les passages instrumentaux, on gueulait le plus possible. Mais ça venait vraiment du fond du c½ur, on voulait vraiment qu'ils se rendent compte à quel point ce qu'ils faisaient était tout simplement extraordinaire. Puis « In rainbows » a à nouveau été mis à l'honneur avec « Weird Fishes / Arpeggi ». Thom nous a lancé un rapide « Ok » (waaaaahou inutile de dire que tout le monde s'est mis à hurler. Thom qui nous parle, c'est toujours un honneur !! ). Cette chanson aura également été un bon moment, surtout la fin, j'ai adoré quand il est parti dans les graves. La voix de Thom est tout simplement exceptionnelle, je crois que Radiohead avec les mêmes compos, mais sans sa voix, ne serait pas au même niveau. Une chanson de « hail to the thief » a ensuite suivi. Il s'agissait de « the gloaming ». Un des rares titres que je n'aimais pas de l'album, mais peut importe, c'était beau quand même. Puis Thom nous a encore lancé un gentil « ça va ? ». Tout le monde s'est alors encore mis à hurler. Il a fait mine de reculer sur la scène, comme pour nous dire qu'on était complètement malades et qu'un ouragan était en train de s'abattre sur lui. C'était pour nous montrer à quel point il recevait nos ovations et nous remerciait. C'était la première fois que je le voyais sourire dans le concert. Ca y est, il semblait plus détendu. « Dollars and cents » a ensuite suivi, celle là non plus, je ne l'aimais pas trop. Thom nous a également joué « The faust arp » avec jonny, accompagnés de leurs guitares acoustiques. Mais la chanson qui m'a donné le plus gros coup de massue sur la tête a certainement été « videotape ». A la base je la trouvais très jolie, mais l'interprétation scénique était d'une splendeur remarquable. Je crois que c'est le moment où j'ai ressenti le plus d'émotions dans la soirée. Le deuxième piano apportait une sensibilité incroyable. Et ne parlons pas des ch½urs du guitariste !! J'ai remarqué que chez Radiohead, les doubles-voix apportaient énormément de sensibilité aux morceaux. Et dieu sait si Thom Yorke aime les pratiquer. Il y en a sur pratiquement toutes les chansons, et c'est vraiment splendide. Par contre il y a quelque chose qui m'a gêné sur ce titre-là. L'espèce de bruit métallique qu'on entend, et qui n'est pas du tout en rythme avec le piano. Ca faisait quand même un peu bizarre, même si c'était certainement fait exprès. Puis Thom est à nouveau revenu vers nous en nous expliquant qu'après « ok computer », ils avaient souhaité sortir quelque chose de complètement différent (Kid A en l'occurrence), et que tout le monde pensait qu'ils étaient devenus complètement fous, plus particulièrement leur maison de disque. Mais qu'ils avaient eu raison de le faire. « Optimistic » a donc suivi. Je crois que c'est une des chansons qui a été le plus ovationnée. Thom nous a d'ailleurs encore sorti un « merci beaucoup », avec son sourire aux lèvres !! Aaaaah ça faisait plaisir de le voir sourire, on attendait tous ça !
Mais parlons de « Just », je crois que nous avons eu droit à un vrai tremblement de terre. Les gens dans le public étaient devenus complètement fous, et Thom nous a transmis une énergie débordante. Et dire que je pensais que j'allais m'ennuyer et m'endormir. Les concerts de Radiohead sont tout sauf mous. Leur choix de setlist était parfait : des titres tantôt calmes, tantôt dynamiques, et de tous les styles. Il y en avait pour tous les goûts.
Le célèbre « Reckoner » aura eu le mérite de ravir les gens qui étaient venus sans trop avoir écouté les albums du groupe. J'ai d'ailleurs été étonnée qu'ils n'aient pas chanté « Karma Police » et « No Surprises ». Ils ont d'ailleurs préféré poursuivre avec un autre morceau de « kid A » : « everything in a right place ». J'ai beaucoup aimé ! Vraiment ! Le son était toujours aussi parfait et extra. Du pur bonheur !! Je n'avais jamais encore vu ça auparavant. Je crois que ce concert sera marqué à tout jamais dans les anales des arènes.
Puis j'ai eu l'immense honneur de pouvoir entendre ma chanson préférée de « the bends » : « fake plastic trees ». Surtout à la fin, quand les guitares se sont mises à rugir !! C'était d'une beauté incroyable. Ces guitaristes sont vraiment des génies !! Splendide !! Impossible de trouver les mots !! Surtout que « Gigsaw falling into place » a suivi juste après. Là aussi, la fin du morceau a vraiment sonné de manière fabuleuse.
L'heure du premier rappel avait sonné. Le groupe nous a chaleureusement salués, pour partir dans les loges. Il aura fallu gueuler pendant un bon moment, pour les voir refaire leur apparition. Thom, qui visiblement hallucinait un peu de voir un public aussi déchainé, s'est approché de la fosse pour voir les gens qui étaient devant, et contempler les arènes. Jonny a même salué toutes les personnes qui étaient assises dans les gradins, à sa gauche. Puis ils se sont mis en place pour nous jouer « house of cards », suivi du monstrueux « there there ». Là aussi, le contraste final avec le passage en guitares saturées aura créé l'hystérie dans la fosse. Tout le monde s'est mis à sauter, chanter, c'était un pur bonheur !! Qu'est-ce que c'était beau à entendre ! Incroyable !!
Puis le morceau suivant aura créé la surprise générale. Thom s'est assis à la batterie et nous a informés qu'il allait essayer de chanter et jouer en même temps. A noter que ce genre d'exercice demande une concentration et une précision faramineuse. Très peu de musiciens arrivent à faire les deux en même temps, mis à part Phil Collins. Et bien maintenant je sais que grâce à « Bangers n' Mash », Thom fait partie des rares artistes qui arrivent à le faire ! Chapeau bas ! Ce type est vraiment un génie !!
Puis « ok computer » a de nouveau été mis à l'honneur avec « paranoid android ». J'ai toujours trouvé ce titre un peu bizarre, car la tonalité change complètement au milieu du morceau, si bien qu'on a l'impression qu'il ne s'agit plus de la même chanson. Ca m'a fait un peu le même effet au concert. Pour un peu, j'aurais cru que Thom avait enchainé sur un autre titre sans s'arrêter. C'était assez étrange, mais c'était Radiohead. Ils pouvaient tout se permettre. Puis « how to desappear completely » a sonné comme le morceau d'au revoir. « Comment disparaître complètement », comme si le groupe nous lançait un message pour nous dire que c'était la fin, et que maintenant il fallait se quitter. C'était leur manière de nous en informer. D'ailleurs le tempo de ce morceau reflète le côté un peu « mou » et « dépressif » de Radiohead. Le genre de morceau très beau, mais qui à la longue donne une vague envie de se suicider !! D'ailleurs le groupe est parti juste après ce titre. C'était donc bien un message subliminal qu'ils essayaient de nous faire passer. Mais je ne sais pas pourquoi, je sentais qu'il y aurait un deuxième rappel. Ils ne pouvaient pas nous quitter, c'était trop beau, on était trop bien avec eux ! Là aussi il aura fallu s'égosiller pendant un long moment. Le groupe savait vraiment se faire désirer. Je crois que ça a été le moment où nous avons fait le plus de bruit (c'est pour dire !!). Il fallait qu'ils reviennent coûte que coûte ! Et quelle ne fut pas notre joie de revoir les musiciens refaire leur apparition. Quand Thom a remis le pied sur la scène, nous sommes devenus des vraies furies ! Il nous a regardé pendant un long moment, nous a remerciés une nouvelle fois et s'est installé seul au piano. Ses camarades s'étaient mis en retrait. Et il a commencé à nous jouer un titre que je ne connaissais pas. Quelqu'un m'a alors informé qu'il s'agissait de « Cymbal rush », un titre de son album solo. C'était donc ça !! Je ne l'avais jamais encore écouté. Il parait que c'était la première fois qu'il jouait un de ses titres perso à un concert de Radiohead. Et comble du bonheur, Thom s'est mis à faire de l'humour ! Si si je vous assure ! Il a approché son ½il de la petite caméra qui était installée près du micro, et pendant toute la chanson, il s'est amusé à avancer son ½il et à le reculer, en sachant pertinemment que ça s'afficherait sur le grand écran derrière lui.
Puis a suivi « you and whose army », un titre « d'amnesiac » que je trouve vraiment très bizarre. Mais le public avait l'air emballé par le fait qu'ils le chantent. Je n'ai pu m'empêcher de regarder ma montre. Deux heures déjà qu'ils jouaient, et je n'ai pas vu passer le temps une seule seconde. Maintenant j'appréhendais une seule chose : qu'ils nous quittent. Et je savais que ça allait bientôt arriver. Mais heureusement, un autre titre a suivi, et un des meilleurs : « Ideothèque ». Autant dire que Thom est quasiment entré en transe sur ce morceau. C'était énorme !! Il s'est mis à danser et à gigoter dans tous les sens, en nous invitant à faire de même. C'était devenu la folie dans les arènes. Comme cadeau d'adieu, ils ne pouvaient pas faire mieux. Thom nous a offert une interprétation faramineuse, en y mettant toute l'énergie qu'il lui restait. Nous avons savouré ces derniers instants de bonheur. Puis le groupe nous a encore salués une dernière fois avant de quitter la scène. Je ne pensais pas qu'ils reviendraient, mais en même temps le salut avait vraiment été court et brutal. Mais non, les lumières se sont allumées pour annoncer la fin du concert. Noooooooon !!!!!!!!!! On ne pouvait pas leur en vouloir, deux heures, c'était déjà énorme. J'ai vite regardé les gens dans le public, tout le monde l'air ébahi avec le sourire aux lèvres. « La claque !!!!! », était le mot qui revenait le plus souvent dans les conversations. J'étais en train de réaliser que Radiohead venait de battre le record du meilleur concert auquel j'avais assisté, qui était jusqu'à présent tenu par Muse. J'ai quand même un peu été déçue par la setlist, j'aurais notamment aimé entendre « morning bell », « street spirit », « my iron lung », « no surprises » ou encore « 2+2=5 » ou « go to sleep ». Mais bon, ne nous plaignons pas, ce qu'ils nous avaient offerts était tout simplement somptueux !!! Presque impensable !!
Devant les arènes, des personnes accostaient les spectateurs pour leur vendre des posters. J'ai de suite sauté sur l'occasion pour en acheter un, à seulement 1 euro. Ce n'était pas cher, comparé aux T-Shirts qu'ils vendaient à 28 euros.
J'avais vraiment du mal à reprendre mes esprits. Enorme !! C'était le seul mot que j'arrivais à sortir. Je crois que les arènes seront marquées à tout jamais par ce sublime concert. Les successeurs auront vraiment du mal à les égaler. Et je crois que je vais maintenant avoir du mal à apprécier mes prochains concerts. Radiohead est certainement en passe de devenir le meilleur groupe de tous les temps.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 13:25