Le Mercredi 13 Juillet, 4 artistes se produisaient à la place St Jean d'Acre : Jorane, Paris Combo, Pink Martini et Calogero. Mis à part Calogero, aucun des artistes ne m'intéressait. De peur de ne plus avoir de places dans la fosse, je me résous à entrer une heure avant son arrivée pour avoir un emplacement correct (j'ai donc été obligée d'assister à la prestation sensuelle de Pink Martini). A son arrivée sur scène, ce fut l'euphorie générale, avec des cries des groupies qui s'étaient mises au premier rang avec leurs banderoles « hiiiiiiiiiiii calo on t'aime », bref pitoyable comme d'habitude. Calogero entre alors sur scène, nous saluant de la main et se met seul à son piano pour entamer la chanson « si seulement je pouvais lui manquer ». S'ensuit alors des chansons du répertoire de son dernier album (pas terrible à mon goût), comme « un monde parfait » ou « je n'entends rien ». A mon grand étonnement Calo a également interprété des chansons inédites : une préparation pour un nouvel album en cours ?? Jusqu'à présent le public était assez mou malgré les 7000 personnes présentes, sauf bien entendu les cris insupportables des groupies. Mais à l'annonce de l'entrée de Passi pour interpréter le tube (hélas malheureusement ce fut un tube) « Face à la mer » (bien approprié au cadre il faut dire, avec la scène face à l'océan), la foule s'embrase et ce jusqu'à la fin du concert. Tout allait bien pour Calo jusqu'au moment où un incident technique arrive pour son interprétation de « Safe sex », au milieu du lancement des préservatifs. Un bruit strident se fait alors entendre provenant apparemment de la batterie et Calo perd le son de sa basse. Il ordonne alors aux musiciens de stopper net la chanson et nous demande si on a pas trop eu mal aux oreilles. Un grand moment de solitude arrive alors pour lui car il est obligé de faire figuration pendant que le personnel technique intervient : une personne de la foule lui demande alors d'interpréter « le zizi » pendant ce temps. Très amusé par cette remarque, il refusera prétendant qu'il ne savait pas la jouer. Heureusement quelques secondes après le son revient et réinterprète la chanson.
Ce sera le « feu » (pour un concert de Calo bien sûr) jusqu'à la fin, où en rappel il interprétera les tubes « Yalla » et « En apesanteur ».
Un concert bien sympa donc, où malheureusement il n'a beaucoup interprété de chansons de son précédent album qui l'avait révélé. Un artiste qui sait quand même être dynamique sur scène, malgré un répertoire de variété.


