Laurent Montagne – 7 juin 2008 – Médiathèque Victor Hugo à Montpellier

Laurent Montagne – 7 juin 2008 – Médiathèque Victor Hugo à Montpellier
Cela faisait un petit bout de temps que je n'étais pas revenue voir ce jeune chanteur Montpelliérain (voir les 7 ou 8 commentaires que j'ai déjà écrits sur lui). Laurent Montagne est un artiste de la chanson française, poète à ses heures actives (et pas perdues lol), et qui a choisi de présenter ses chansons seul sur scène, avec sa guitare et son compagnon de toujours .......... son micro !! Et le pire c'est que le fait de jouer en solo lui va comme un gant !! On croirait qu'il est fait pour ça. Il arrive à capter l'attention du public de manière assez surprenante, car il est absolument impossible de décrocher une seule seconde ! Ses spectacles mélangent musique, poésie, petites histoires, blagues en tout genre, convivialité etc ...
Pas étonnant qu'il fasse partie des artistes montants de la scène Française.
La salle était petite et il n'y avait pas beaucoup de places assises. Certains ont dû rester debout ou s'asseoir parterre, ce qui a valu à Laurent de nous dire « c'est génial, j'ai toujours rêvé de jouer dans une salle comble (on devait être 40 à tout casser ....), la prochaine fois je ferai le concert dans ma salle de bain, ça sera encore mieux ! ». Puis il a commencé avec « attendre », qui ne figure sur aucun de ses albums, mais que je connais par c½ur car il la chante souvent en concert ! A la fin, tout le monde l'a applaudi, et il a renchéri en disant « bon normalement à ce moment du spectacle, les lumières s'éteignent, mais là il aurait fallu demander aux gens de tirer les rideaux, ça aurait été trop compliqué.... ». Les gens se sont mis à rigoler, moi la première, car je savais que ça allait être comme ça pendant tout le concert. Je ne sais vraiment pas comment il fait pour jouer tout seul, parler à son public, les faire participer, les faire rire... Moi la seule chose que j'arriverais à faire c'est dire « bonjour....ça va.... ?).... Et encore !!
Il a ensuite chanté « après l'orage », ainsi que « tout ça pour plaire ». Il nous a également présenté son compagnon de voyage, celui qui accompagne tous les chanteurs en solo qui ont un fort égo (ça n'est d'ailleurs pas du tout son cas) : son deuxième micro ! Celui qu'il utilise pour faire ses samples et pour trafiquer sa voix. Qu'est-ce qu'il nous aura fait rire avec ça ! Notamment avec le mythique match de ping-pong. Il nous a d'ailleurs dit qu'en ce moment c'était le Rolland Garros mais que lui, il allait le jouer plus modeste avec le tennis de table. Il a donc enregistré le bruit de la balle de ping-pong avec sa voix, les ing-ong et tout le tralala habituel ! Puis le match a commencé sur des chapeaux de roue ! Laurent a une facilité à monter dans les aigues assez impressionnante ! Il nous a beaucoup amusé avec ses petits bruits et sons étranges. C'était en quelque sorte l'instant « délire » du concert. Après il est revenu aux choses sérieuses et poétiques comme « le pont de la lune » ou « mes pas ». Il a également chanté quelques chansons inédites (enfin qu'il ne chantait pas encore il y 6 mois), avec notamment une sur le thème de l'amour ! Il l'a introduite en disant que souvent les artistes aimaient chanter des ballades sur ce thème, en parlant de sujets récurrents comme « elle m'a quitté, alors je me suis mis à boire », ou encore « elle m'a quitté, parce que je buvais », ou encore pire « elle m'a quitté, et plus elle est partie avec les bouteilles » mdr !! « mais enfin ça c'est encore une autre histoire ! ». Mais je vous rassure, elle était quand même plus raffinée que ça sa chanson, et heureusement !
Puis il y a également eu le moment où Laurent a essayé de nous faire chanter avec « ça doit dépendre » : « aller, il y a 7 vers à chanter, je sais que vous pouvez le faire ! Bon d'accord c'est embêtant parce qu'on n'est pas plongé dans le noir et que tout le monde vous voit, mais essayez quand même ». Généralement il nous la fait chanter à chaque concert, alors je n'ai pas eu beaucoup de difficultés « ça doit dépendre, de quoi on parle, ça doit dépendre de qui est en face, ça dépendre, ça doit dépendre, de si c'est une princesse, ou le pire des salopard qui nous agresse ». Je connaissais les paroles par c½ur, il manquait plus que la justesse ! 
Mais on a pas mal galéré dans le public, pour être dans le rythme.
Enfin, il nous a encore fait rire une dernière fois, avec « l'homme est un perroquet », une chanson complètement délirante, où une fois de plus, il s'est amusé à trafiquer sa voix pour monter dans les aigues !
Puis il y a eu le moment du rappel, où il n'a pas même eu besoin de sortir de la salle pour ensuite revenir. Dès qu'il a commencé à nous saluer, tout le monde s'est mis à crier « une autre ! une autre ! ». Il a alors fait mine d'être paniqué en criant « sécurité !!! au secours ! », comme si nous étions un public en émeute. Et il nous a dit qu'il était d'accord pour nous chanter un dernier morceau, mais que ça allait être un titre particulier dans lequel il meurt 3 fois « la première fois ça a un côté tragique, mais 3 fois..... non ? bon ok ». Le public n'avait pas l'air très retourné par le fait qu'il perde la vie 3 fois. Cette chanson avait pour titre « quasi-indestructible ». Là aussi il nous a sollicité pour chanter en c½ur avec lui, mais seuls ses amis de devant auront réussi à mettre l'ambiance, les autres préféraient se taire.
Enfin, est arrivé le grand moment où Laurent descend dans le public pour chanter une petite dernière chanson. Sauf que là il était à notre hauteur sur un tapis. Il a donc dit « attention, je vais slamer depuis le tapis ». Il a fait semblant de sauter, puis s'est avancé de 20 centimètres, pour nous en jouer une « petite dernière pour la route », qui est très personnelle, et entièrement dédicacée aux spectateurs ! Après nos lalalala très maladroits, il nous a resalué une dernière fois, en déclarant « certains disent que pour aider Johnny à payer moins d'impôts, il faut arrêter d'acheter ses disques. S'il vous plait, pour que je puisse payer mes impôts, achetez les miens ! ». Et enfin, il nous a quittés en nous remerciant une dernière fois d'être venus. Tout le monde était enchanté par sa prestation agréable, poétique et délirante ! Ce n'est pas pour rien que je me suis abonnée à ses concerts Montpelliérains !

Pour écouter sa musique, et surtout acheter ses disques (sinon ça n'a pas d'intérêt lol) :

www.laurentmontagne.com
www.myspace.com/laurentmontagne




# Posté le jeudi 12 juin 2008 09:33

Renan Luce – 14 mai 2008 – Zénith de Montpellier

Renan Luce – 14 mai 2008 – Zénith de Montpellier
Récemment repéré aux victoires de la musique (2 récompenses), Renan Luce est le nouveau jeune chanteur à la mode qui fait chavirer le c½ur de nombreuses adolescentes, par son physique certes, mais aussi par ses tendres mots.
Son passage à Montpellier était programmé au zénith de Montpellier. Rien que ça ? Moi qui me souviens l'avoir connu il y a quelques années, où il faisait encore les petits festivals et les petites salles. Il n'y a pas à dire, les radios ont vraiment une grande influence sur la carrière des artistes. D'ailleurs le zénith était quasiment plein. Les personnes étaient même obligées de s'asseoir dans les escaliers. Pour une fois j'ai préféré éviter la fosse et m'installer tranquillement dans les gradins, comme ça j'allais pouvoir me reposer, et surtout éviter les groupies !!
Je ne m'étais pas renseignée pour savoir qui ferait la première partie, mais quand j'ai vu cette jeune fille fouler le sol de la scène, suivi de son guitariste, j'ai commencé à deviner de qui il s'agissait. Et quand j'ai entendu ce dernier jouer les premières notes du morceau, en faisant la basse et les percussions avec la bouche, j'ai eu confirmation. Il n'y avait plus de doutes : il s'agissait bien de Scotch et Sofa ! Je les avais repérés lors du show des 20 ans du zénith de Montpellier, en juin 2006. Ce groupe est assez particulier : un guitariste qui sait jouer de la guitare en faisant la basse dans son micro, et une chanteuse à la voix très particulière ! Mais le tout se marie plutôt bien, avec un mélange de jazz et de soul. La fille avait l'air beaucoup plus détendue que la dernière fois, et s'amusait beaucoup avec le public. Notamment lorsqu'un tout devant lui a crié « je t'aiiiime » et qu'elle lui a répondu « moi aussi, je ne te vois pas, mais sache que je t'aime ! ». Elle nous a également fait une petite démonstration de samples, et nous a encouragé à chanter avec elle, car elle trouvait que nous étions un public très chaleureux. Leur prestation aura duré ½ heure, et les groupies commençaient déjà à s'agiter dans le public, en attendant que leur idole arrive !
Puis Renan Luce a fini par faire son apparition.
Les groupies étaient devenues incontrôlables « Renaaaaaan » !
En voilà un qui prend le même chemin que Raphaël : un jeune chanteur beau gosse, avec de jolies mélodies et des paroles touchantes, qui fait craquer toutes les jeunes filles !
Je ne suis pas sûre que Renan aurait le même succès, s'il avait 30 ans de plus !
Et dire qu'il y a à peine un an, personne ne le connaissait et qu'il était tout timide !
Les choses ont bien changé. Notre chanteur a débuté avec « 24h01 », et là j'ai été surprise de voir un Renan plutôt extraverti, qui faisait des bons sur scène, qui racontait des blagues entre toutes les chansons etc... A l'aise quoi ! Certainement une manière de cacher sa timidité, mais je pense aussi que les bonnes critiques et les longues tournées lui ont donné une certaine assurance.
Il a ensuite commencé à nous taquiner en disant « ben alors, qu'est-ce que vous faîtes tous là ? On n'est pas en période d'exams ? Il faut bosser un peu !! ». Alala quel coquin ce Renan !! Des groupies avaient sorti leurs banderoles « Lulu on t'aime !! ». C'est vrai qu'il était particulièrement séduisant avec sa veste et son jean !
Il l'a d'ailleurs rapidement remarqué et a demandé à ce qu'on éclaire le public pour pouvoir lire de manière plus distincte. Il n'a pas manqué d'ajouter une pointe d'humour en disant « qu'est-ce que je lis ? Salaud Renan, retourne d'où tu viens ?! ». Tout le monde a explosé de rire ! C'était bien de pratiquer l'autodérision !
Il a ensuite enchaîné sur plusieurs chansons de son album, et des inédites dont je ne connais pas le nom. Il y a eu : « lacrymal circus », « chien mouillé », « je suis une feuille », « mes racines », « camelote » ... On sentait qu'il s'éclatait vraiment avec sa guitare, et que c'était un réel plaisir pour lui d'être sur scène. Il nous a d'ailleurs confié qu'il s'agissait d'une des dernières dates de sa tournée, et que par conséquent il avait un petit pincement au c½ur.
Puis est venu le fameux moment de la chanson à moustache ! Qu'est-ce qu'une chanson à moustache ? Il a essayé de nous l'expliquer, mais je n'ai pas franchement retenu. Je sais simplement qu'il s'agissait du reprise de Brassens (chanteur à moustache hahaha !!!) : « je suis un voyou ». Toute la salle s'est bien évidemment émerveillée, et s'est mise à chanter.
Les groupies de 15 ans connaissaient t'elles cette chanson ? Je n'en suis même pas sûre !
Le temps est passé vite, trop vite pour ma part. Jusqu'à présent il avait volontairement chanté des chansons pas très connues, mais il nous a réservé le meilleur pour la fin !
Il a d'abord commencé avec « la lettre », cette fameuse chanson qui parle d'un gars qui tombe amoureux d'une lettre, et surtout de la fille qui l'a écrite.
Tout le monde dans le public s'est levé pour taper dans les mains, danser, et chanter en c½ur avec lui. Ce titre annonçait la fin de la première partie du concert, et surtout le rappel. Je savais qu'il allait forcément revenir sur scène, car il ne pouvait pas nous quitter sans avoir chanté « repenti » et « les voisines ».
C'est d'ailleurs ce qu'il a fait quand il est revenu. Il a pris son tabouret, s'est rapproché du public, et a commencé à jouer en arpège les notes de « repenti ». Tout le monde s'est mis à chanter. Puis il a marqué un arrêt pendant le morceau. Beaucoup de personnes ont cru que c'était la fin et se sont mises à applaudir. Alala les fans n'ont pas été à la hauteur sur ce coup ci !! Renan nous a regardé l'air ahuri en nous disant « non mais laissez-moi terminer la chanson, c'est pas encore la fin !! ». Tout le monde a rigolé, et il a pu ainsi terminer le dernier couplet. Beaucoup de personnes se sont ensuite mises à crier « les voisines » !! Mais il nous a dit qu'il fallait encore patienter un peu, et que la chanson qui allait suivre s'appelait « charlotte ». Une jolie ballade, que je ne connaissais pas du tout !
Puis est enfin arrivé le moment tant attendu........ « les voisiiiiiiiiiiiiines » !!!!!!!!!!
Tout le monde s'est levé, et les groupies sont devenues complètement incontrôlables !
C'est vrai que j'aime beaucoup les sonorités de ce morceau. D'ailleurs j'attendais avec impatience le moment du solo, qui pour moi apporte beaucoup de gaieté et de relief à la chanson. Renan nous l'a vraiment agréablement interprété. Puis il nous a salué pour quitter la scène. A ce moment je n'étais pas du tout sûre qu'il reviendrait. Les gens commençaient petit à petit à quitter la salle. Et ce fut avec grand plaisir que nous l'avons vu revenir pour un deuxième rappel. Il nous a interprété une chanson dont je ne me rappelle plus le nom, et a rappelé sur scène la chanteuse de scotch et sofa, pour les remercier de la belle première partie qu'ils avaient faite.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en plus de faire des chansons très agréables à écouter, Renan et un gars vraiment sympathique et jovial. C'est un vrai régal de l'écouter.
Espérons que son succès restera modéré et que les groupies ne vont pas salir sa réputation !

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# Posté le mercredi 04 juin 2008 12:37

Oust Louba – 11 avril 2008 – Le JAM à Montpellier

Oust Louba – 11 avril 2008 – Le JAM à Montpellier
Cela fait maintenant un peu plus d'un an qu'Oust Louba a sorti « Decoction », un sublime album d'electro/jazz, certes un peu inclassable, mais qui nous envoûte dès la première écoute.
Oust Louba est pour moi la fierté de ma région, et aussi de mes origines, puisqu'il ne faut pas oublier que mes ancêtres maternels vivaient à Ste Colombe de Peyre en Lozère !!
Et oui il n'y a pas que des brebis en Lozère, il y a aussi des germes de talents !!!
Ce soir là, ils partageaient l'affiche avec le groupe de Jazz « Eol Trio », composé de 3 frères Parisiens en pré-tournée pour la sortie de leur album.
Un an que je n'avais pas revu Oust Louba sur scène, et pourtant j'avais toujours cette image dans ma tête du showcase à la FNAC de Montpellier, où je m'étais subitement retrouvée enveloppée dans un élan émotionnel, tant leur musique et leur son était intense.
C'était donc avec grand plaisir que je suis retournée les voir au JAM vendredi soir.
Romain, le chanteur/contrebassiste/trompettiste/pianiste du groupe (c'est tout ?) se trouvait à l'entrée pour saluer les personnes qui venaient assister au concert, et ça c'était vachement sympa !!!
A l'intérieur, la salle se remplissait lentement mais sûrement, et les trois musiciens de Eol Trio n'ont pas tardé à prendre place sur la petite scène. Ils avaient l'air très sympathiques, surtout Laurent, le contrebassiste, qui nous amusait en faisant la pub de son album à la fin de chaque morceau. Leur musique ne ressemblait pas trop au style que j'écoute (il faut dire que je n'écoute pas de Jazz....), mais c'était pas mal du tout. J'ai observé le batteur pendant un long moment, qui jouait de manière un peu bizarre. Déjà il avait posé un chapeau sur ses cymbales, et une serviette sur ses caisses. Puis il utilisait vraiment toutes les parties de son instrument, en tapant également sur les bouts de fer et les pointes.
Le seul reproche que j'aurais pu faire au groupe était que les titres étaient un peu longs et redondants, mon cerveau avait vite tendance à s'évader. Mais en même temps il n'y avait pas beaucoup d'instruments sur scène pour palier à cet effet.
Ils auront joué presque une heure. Il me tardait quand même que les musiciens de Oust Louba entrent sur scène. Je les ai patiemment observés pendant l'entracte, et je les ai tous reconnus d'un seul coup d'½il.
Ils étaient cinq : Romain donc (souvenez-vous le chanteur/pianiste/contrebassiste/trompettiste du groupe), François (saxophoniste/pianiste), Benoite (bassiste), Sébastien (batteur) et enfin Felix aux platines (platiniste ça existe ?). Avant même qu'ils commencent à jouer je savais que j'allais m'en prendre plein la figure. Mais ce que je ne savais pas, c'est que ça allait être crescendo. Ils se sont discrètement installés dans la pénombre pour nous jouer le premier titre que je ne connaissais pas (il ne devait pas être sur « decoction »). Les gens dans la salle avaient l'air timides et n'osaient pas trop mettre l'ambiance. Mais la magie Oust Loubalienne n'a pas tardé à s'emparer de la salle. Un son puissant qui nous emporte, une précision au niveau de la tenue du morceau, une musicalité qui va crescendo et surtout une énergie débordante que je n'avais pas ressentie l'an passé. Pourtant on ne peut pas dire qu'Oust Louba soit le genre de groupe qu'on a envie de mettre à fond dans sa chaîne pour danser à la maison. Mais l'énergie se trouvait dans la puissance instrumentale, les musiciens étaient tellement présents dans leur interprétation qu'il était impossible de ne pas se laisser emporter. J'étais complètement captivée.
Puis « les Ulules » a suivi, où j'ai pu remarquer la sublime voix de Romain (qui avait d'ailleurs un T-Shirt qui ressemblait fortement à la pochette du dernier album d'Arcade Fire) ! Par contre je n'ai toujours pas compris ce qu'il disait dans la chanson !! Les titres continuaient à s'enchaîner avec une grande cohérence. La batterie avait l'air plus présente et plus rapide sur certains titres, dont un que ne connaissais pas non plus, et où elle s'est carrément emballée. J'avais presque envie de me lever de mon fauteuil. Puis Romain s'est approchée de nous pour jouer de la trompette (qu'il a récupérée à temps) avec « Where's ». Je l'aimais aussi ce morceau !! J'essayais d'observer d'où venaient les petits sons étranges que j'entendais, mais les platines apportaient tellement d'effets que c'était impossible de m'y retrouver. Les titres de « decoction » se sont enchaînés. La trompette et le sax étaient vraiment très présents et apportaient beaucoup d'intensité. J'adorais aussi les mélodies au piano jouées par François et Romain. Surtout sur « Fleurs ». Mais à un moment donné, la plupart des musiciens se sont retirés de la scène pour ne laisser que Sébastien (le batteur) et Felix (le platiniste ?? ;). Ils nous ont alors offert une espèce de match de ping-pong où chacun s'envoyait la balle (c'est une image bien sûr). Quand par exemple Felix accélérait aux platines, il fallait que Sébastien le suive, et vice versa.
Puis Romain et François se sont discrètement rapprochés de la scène. Romain s'est assis avec sa trompette pour laisser Benoît faire un petit solo de sax, servant d'introduction. La mélodie avait été réarrangée, mais je n'ai pas eu de mal à reconnaître « Daar », de loin mon morceau préféré. Je crois que c'est à ce moment que j'ai ressenti le plus d'intensité dans leur interprétation, quand tous les musiciens sont revenus pour nous en mettre plein la figure. Je n'avais envie que d'une seule chose : que le concert se poursuive encore pendant plusieurs heures ! Mais malheureusement Romain a fini par prendre le micro pour nous remercier d'être venus et surtout saluer les deux personnes qui s'occupaient du son et de la lumière. C'était la première fois qu'il nous adressait la parole de toute la soirée et je n'avais même pas tilté là dessus. D'habitude ça m'agace quand il n'y a pas d'échanges mais là ça ne m'a pas du tout gênée, j'étais captivée par bien autre chose.
Pour nous jouer le dernier morceau, Romain s'est emparé de sa contrebasse, et je me suis laissée emporter par toute l'intensité du morceau.
Puis ils nous ont rapidement salués et sont partis. Vu la façon dont ils nous avaient quittés, je m'attendais à ce qu'ils reviennent. Mais vu que personne n'a osé se faire remarquer et se mettre à crier pour les rappeler, ils ne sont pas revenus. J'étais un peu déçue par ça, car ils méritaient largement une ovation générale.
Leurs concerts sont vraiment envoûtants et l'émotion ressentie est multipliée par 10 par rapport à l'écoute de l'album. De loin un des meilleurs groupes de ma région !

Pour écouter leurs titres et prendre connaissance des prochaines dates de concert :

www.myspace.com/oustlouba



# Posté le dimanche 13 avril 2008 14:14

Modifié le dimanche 13 avril 2008 15:31

Debout sur le zinc + Oldesaf & Monsieur D – 23 Novembre 2007 à Frontignan (Hérault)

Debout sur le zinc + Oldesaf & Monsieur D – 23 Novembre 2007 à Frontignan (Hérault)
Après avoir été dans l'obligation d'annuler leur date de juillet 2006, pour cause de maladie, les Debout sur le zinc ont finalement soulagé une grande partie de leurs fans languedociens en rajoutant une nouvelle date à Frontignan, exactement là où ils auraient dû se produire un an auparavant. Il ne s'agissait pas du festival de Thau, ni des arènes, mais du festival Kifo, organisé durant week-end du 23-24 novembre. Plusieurs autres artistes devaient également s'y produire dont Riké et Oldesaf & Monsieur D.

La soirée du 23 novembre accueillait dans l'ordre : « Une touche d'optimisme », jeune groupe de chanson française, « Oldesaf & Monsieur D. », duo humoristique et « Debout sur le zinc », un grand groupe français aux influences variées, qui tourne maintenant depuis plus de 10 ans.
Le concert avait lieu dans une salle municipale, bien au chaud, qui affichait presque complet. Quand je suis entrée, le groupe « Une touche d'optimisme » était en train de terminer son set. Ils étaient composés de plusieurs musiciens d'une vingtaine d'années, aux influences très proches des Hurlements d'léo, Ogres de barback... Ils avaient une grande pêche et le public avait l'air de les apprécier. Leur gestuelle exprimait une certaine fraîcheur et insouciance. On avait l'impression de se retrouver entre potes pour interpréter des chansons après un bon repas. Le très sympathique chanteur nous invitait souvent à fredonner en ch½ur avec lui ses refrains nonchalants. Il n'a d'ailleurs pas manqué de faire une petite virée dans le public avant de nous quitter.
L'heure de l'entracte venait alors de sonner. J'en ai profité pour visiter les stands qui étaient installés à l'entrée, ainsi que faire la queue pour prendre quelques rafraîchissements. C'est alors que j'ai découvert un nouveau concept : la location de verres en plastique. Afin d'éviter un gaspillage de déchets trop important, le festival nous louait les verres à 1¤. Nous avions le choix entre les garder ou les rendre pour récupérer notre argent ! Il s'agissait de beaux gobelets avec marqué « Debout sur le zinc » dessus. J'ai hésité à rendre le mien, mais je savais pertinemment que je n'en ferai rien chez moi, et que tôt ou tard il finirait à la poubelle !

Puis je suis allée m'installer devant la scène en attendant que Oldesaf et Monsieur D. fassent leur entrée. J'avais vaguement entendu parler de ces deux rigolos, qui entraient dans le même style que « les fatals picards ». Je savais qu'il s'agissait de la chanson Française folk, avec des paroles humoristiques. En plus d'être musiciens, ils étaient aussi comédiens ! Je ne connaissais pas leur tête, mais j'ai de suite deviné qui ils étaient quand ils ont foulé le plancher de la scène. Ils étaient venus déguisés, accompagnés d'un mexicain à la « basse », appelé Pepito. Enfin si on pouvait appeler ça une basse. Il s'agissait d'un bout de corde accroché à une poubelle, et quand on tapait dessus ça faisait des sons graves. Ils nous ont raconté qu'ils nous avaient ramené Pepito d'Amérique du Sud car grâce à cela ils avaient eu des avantages fiscaux ! Puis ils nous ont dit qu'il était maintenant temps de rendre hommage à la Bretagne, et qu'on avait intérêt à les accompagner dans leur chanson sinon une grande malédiction s'abattrait sur nous ! Ils avaient bien pris soin d'enfiler leur imperméable jaune pétard pour marquer le coup.
Ils étaient vraiment les rois des situations décalées et adoraient utiliser des voix et des déguisements complètement loufoques. Nous avons ainsi eu droit à une série de sketchs entre les chansons : tout d'abord le duel avec le jeu « Qui-est-ce ? ». Mais si souvenez-vous, vous y avez forcément joué dans votre enfance. Oldesaf avait gardé une voix aigue perçante qui était insupportable. Je ne savais pas s'il essayait d'imiter un enfant de cinq ans, mais en tout cas j'avais hâte que cela s'arrête !! Ils se sont disputés pendant un moment avant d'interpréter leur chanson. Je ne connaissais aucune de leurs compositions à part « Raoul mon pitbull », que j'ai eu sur la compilation « et si on arrêtait d'écouter de la soupe ? ». Ils l'ont chantée quelques temps avant le rappel. Mais avant cela nous avons dû subir l'histoire de la maison de retraite qu'il fallait moderniser avec des reprises de Katerine ou Bruce Springsteen, la parodie de Jean-Michel Jarre, la venue de Raoul le cousin de Pépito ....
En parlant de ce pauvre Pépito, ils n'ont pas arrêté de le maltraiter pendant tout le concert en lui foutant des baffes !! Mais heureusement qu'il ne manquera pas de se rebiffer au deuxième rappel.
Le premier rappel ne s'est pas vraiment passé comme un vrai rappel : Monsieur D. et Pépito sont sortis de scène mais Oldesaf est resté pour nous parler des albums qui sont des « cadeaux ..... à vendre ! ». Super le concept non ? Puis un ours (Monsieur D je présume) est entré en trombe et une grosse dispute a éclaté.
Puis au deuxième rappel Pépito est venu nous chanter « comme un ouragan » de Stéphanie de Monaco, mais en faisant exprès de chanter de manière la plus fausse possible ! Oldesaf et Monsieur D. l'ont regardé de manière ahurie et ont commencé à nous adresser les remerciements. Bien entendu ils se sont d'abord remerciés eux-mêmes, puis ils ont dit qu'ils avaient oublié quelqu'un...... Pepito s'attendait à ce que ce soit lui .......... Mais non ! Ils ont dit qu'ils avaient oublié de remercier le public ainsi que les ingénieurs du son !!
On a senti Pépito très déçu et c'est là qu'il a commencé à se rebiffer en foutant une claque à Oldesaf !! Tout le monde dans le public a acclamé son geste et c'est sur cette chanson interprétée à capella qu'ils nous ont quittés.
Même si je n'ai pas spécialement flashé sur leurs chansons, je me suis quand même bien marrée et j'ai passé un bon moment en leur compagnie. J'aime bien quand les concerts sont animés de cette manière, quand on arrive à mélanger théâtre, comédie et musique !

Mais bon c'était quand même pour Debout sur le zinc que j'étais venue ! Ils agissent dans un autre style, ils sont moins comiques, mais leurs chansons sont tout simplement magnifiques !! L'attente pendant l'entracte m'a parue particulièrement longue, et j'en ai profité pour rendre le verre qu'on m'avait gentiment loué. J'étais en train de réaliser que cela faisait deux ans que j'attendais l'occasion de les voir jouer, et qu'à plusieurs reprises j'étais passée à côté. Le moment tant attendu allait donc arriver. Une fumée blanche s'est mise à envahir la scène petit à petit et nous avons vu nos musiciens préférés pointer à l'horizon. Il y avait donc Christophe à la guitare, Cédric aux percussions, William à la contrebasse, Simon au chant et au violon, Romain à la clarinette et Fred à l'accordéon. Le premier titre était un somptueux mélange de notes et de mélodies en guise d'apéritif. Puis les personnes du public ont laissé échapper à un cri de joie quand ils ont fait retentir les premières de notes de « des singes et des moutons ». Tout le monde s'est alors mis à chanter, danser, sauter ... Le copinage et la convivialité étaient les maîtres mots de la soirée. Le groupe dégageait une impressionnante générosité ! Les titres étaient accompagnés de rythmes tziganes, yiddish, irlandais.... avec des petites histoires touchantes. Sur le deuxième titre, Christophe nous a chanté « comme un ange » avec sa guitare. Les musiciens avaient certes un instrument principal, mais ils aimaient bien se les échanger de temps en temps, histoire de rythmer le concert. Les premiers morceaux joués étaient donc principalement extraits de l'album « des singes et des moutons », avec « le bleu du miroir », ou encore « Elle » chanté à capella !! Ca rendait vraiment super bien ! Puis le dernier album (qui commence à dater maintenant) a été mis à l'honneur avec les impressionnants « rester debout », « mieux que rien », « la lettre perdue » ou encore « te promettre la lune ». Puis juste avant le rappel, le groupe nous a réservé une surprise. Ils ont commencé à nous interpréter « si l'idée nous enchante », puis se sont arrêtés en plein milieu du morceau. J'étais un peu déçue car c'était un titre que j'aimais particulièrement, mais c'était pour nous annoncer que c'était l'anniversaire d'un des musiciens !! Du coup nous nous sommes tous mis à fredonner « happy birthday to you » et des sortes de bougies nous ont été distribuées. Chacun à tour de rôle, on aidait notre voisin à les allumer avec notre flamme. Puis nous nous sommes tous mis à danser et à chanter avec le groupe ! Bref on avait l'impression d'être une grande famille ! Puis ils nous ont réservé une deuxième surprise : « la déclaration ». Il fallait chanter le refrain à la place de Simon. Chose que nous avons effectué avec succès car en tant que fans inconditionnels, nous la connaissions par c½ur. Puis Simon est descendu dans le public pour nous faire fredonner les « lalalala » à tour de rôle. Il est passé juste à côté de moi, mais ce n'est pas à moi qu'il a tendu le micro pour chanter. J'étais à la fois soulagée et déçue. Allez savoir pourquoi !
Puis il a regagné la scène pour terminer la chanson et partir dans les loges pour le rappel.
En premier rappel nous avons entre autres eu droit aux doux « mots d'amooooour », un des plus grands succès du groupe. Puis ils sont revenus une deuxième fois pour nous chanter deux autres titres que je ne connaissais pas.
Et c'est ainsi qu'ils nous ont gentiment salués, en rappelant que Riké jouerait le lendemain, et que si on le souhaitait on pouvait venir au bar pour discuter avec eux !! C'était vraiment sympa de leur part. En temps normal j'aurais sauté sur l'occasion mais j'étais bien trop fatiguée pour ça !
J'ai vraiment trouvé ce groupe exceptionnel. Ils dégagent tout ce que j'aime : sympathie, proximité, belles mélodies, belles paroles... Bref ça fait du bien de se sentir dans une grande famille en ces temps où l'anonymat fait de plus en plus partie des m½urs !
Il me tarde vraiment de les revoir jouer sur scène !!

# Posté le samedi 26 janvier 2008 08:05

Soirée Ciné-concert – 8 novembre 2007 – Cinéma Le Royal à Montpellier

Soirée Ciné-concert – 8 novembre 2007 – Cinéma Le Royal à Montpellier
Chaque année, le festival Montpellier à 100% inclut dans sa programmation un ancien concept qui existait déjà à l'époque des cinémas muets : le ciné-concert !
Le principe consiste à projeter des images muettes pendant qu'un orchestre nous joue la B-O du film dans la salle ! Original non ? Le plus dur restait à trouver un film qui captait l'attention, tout en restant muet, et pouvant s'envelopper de belles mélodies.
« Koyaanisqatsi » s'est alors avéré être un choix tout à fait judicieux. Souvenez-vous, ce film avait vu le jour en 1983 sous l'½il révolutionnaire de Godfrey Reggio. Ce film ne raconte pas d'histoire, pas plus qu'il ne constitue un documentaire à proprement parler. Il propose simplement des images où l'on joue sur les échelles d'espace et de temps pour montrer au spectateur le monde où il vit sous un angle différent. On peut considérer ce film par moments comme une description enthousiaste de la technologie, et parfois au contraire comme une vive critique de celle-ci.
Il ne restait plus qu'à trouver LE groupe qui serait capable de relever le défi d'écrire toute la BO du film, c'est-à-dire environ 1h30 de mélodies en adéquation avec le défilé d'images.
Et c'est le groupe Montpelliérain Les Boukakes qui a été choisi. Fort de son succès international, ce groupe était apprécié pour son métissage culturel et son ouverture d'esprit dans ses choix d'instrumentalisation.
Le groupe avait signé le projet sous le nom « BKK project », avec plusieurs invités dont les chanteurs Dimoné, Trask Aka L ... et également des danseurs.

Quand je suis entrée dans la salle de cinéma, tous les instruments étaient posés sur le côté gauche de la salle. Les musiciens étaient en train de se préparer. Après 1/2 heure d'attente, le président du festival est venu nous dire bonjour et nous présenter le concept de cette soirée atypique. J'étais vraiment curieuse de voir comment ça allait se passer. Puis les lumières se sont éteintes et nous avons vu le gros lion rugir pour annoncer le début du film. Dès que les premières images se sont mises à défiler, les notes de la basse se sont mises à retentir. Les instruments venaient se rajouter petit à petit jusqu'à ce qu'une symphonie musicale nous fasse sursauter.
C'était vraiment puissant, ça n'avait rien à voir avec une simple bande son. J'en avais les membres qui tremblaient à certains moments tellement c'était envoûtant.
Le film a commencé par une projection de magnifiques paysages naturels, jusqu'à ce qu'il nous fasse pénétrer dans une ville dominée par la technologie humaine. Ce contraste était certainement destiné à nous montrer la puissance de l'homme sur la nature. La musique des Boukakes se faisait de plus en plus puissante et jouait sur des contrastes avec des rythmes beaucoup moins soutenus.
Des invités venaient de temps en temps faire des interventions au milieu de la salle, mais ils ne faisaient pas le poids par rapport à notre groupe Montpelliérain. Ce sont d'ailleurs des danseurs qui ont clôturé le film.
Cette harmonie musicalo-cinématographique (j'aime bien inventer des mots de temps en temps) a vraiment été une réussite. Dommage que ce concept ne voie le jour qu'une fois par an sur Montpellier.
Les Boukakes ont d'ailleurs reçu un prix pour cette magnifique bande originale !

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 06:14