Arcade Fire + Artic Monkeys – 22 juillet 2007 – Arènes de Nîmes

Arcade Fire + Artic Monkeys – 22 juillet 2007 – Arènes de Nîmes
Aucun répit émotionnel n'aura été toléré cette année pour les arènes de Nîmes. Après que Muse ait créé l'apocalypse générale, c'était au tour d'Arcade Fire de faire vibrer cet édifice gallo-romain. Ils partageaient l'affiche avec les jeunots d'Artic Monkeys et Albert Hammond Jr qui était venu nous jouer quelques chansons, sans ses copains des Strokes. Une soirée bien Rock'n'Rollesque se prêtait donc à l'horizon.
Les arènes étaient quasiment pleines et j'avais tenté le coup de me mettre dans la fosse. J'étais pas trop loin de la scène mais je savais que j'allais certainement être obligée de reculer à cause des fichus pogos !
Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour voir notre cher Albert Hammond JR et ses musiciens entrer sur scène pour nous présenter son album solo. Si j'avais eu à leur donner un nom, je les aurais appelés « frisette boys » car ils avaient tous une sacrée coupe de cheveux avec des bouclettes partout !! Ils étaient trois guitaristes, avec un batteur et un bassiste. Autant dire que les amateurs de « rock qui pète » en avaient pour leur compte. Moi je trouvais ça un peu trop simpliste et surtout un peu trop bruyant et banal, mais au moins les gens écoutaient tranquillement et je n'avais pas à gérer les bousculades. Ils dégageaient beaucoup d'énergie sur scène, même un peu trop car j'ai été horrifiée de voir le chanteur foutre un coup de pied dans sa guitare électrique !! Ce sont des choses que j'ai du mal à tolérer ! Ils auront joué en tout 40 minutes, sans presque aucune pause, si ce n'est pour nous remercier de notre accueil. J'ai pu récupérer la setlist sur le net (je ne connaissais pas du tout son répertoire, donc impossible pour moi de citer de tête ce qui a été joué).

Il y a eu : Everyone Gets A Star – Holiday - In Transit - Bright Young Thing - Don't Cha know - Back To The 101 - Postal Blowfish - Hard To Live In The City

J'avais les oreilles explosées à force d'entendre des coups de guitare et de basse à tout vent. Le son était beaucoup trop fort !! Il me tardait que la chaleur du violoncelle et de l'orgue d'Arcade Fire vienne me caresser les tympans. Manque de bol, une fois le show d'Albert terminé, j'ai compris que les techniciens étaient entrés pour installer le plateau des Artic Monkeys. Je n'en n'avais donc pas terminé avec le rock brut qui faisait péter les oreilles. Je n'ai jamais accroché sur les titres de ces jeunes singes. Je n'y trouvais rien de faramineux, si ce n'est de sauter comme des malades au rythme de la batterie. J'avais passé l'âge ! Pourtant je savais que j'allais devoir subir l'hystérie de ceux qui étaient venus pour se bourrer la gueule et pogoter. D'ailleurs dès que nos jeunots de 20 ans ont fait leur apparition pour jouer « The View From The Afternoon », j'ai commencé à passer un mauvais moment. On aurait dit qu'ils avaient appuyé sur un bouton « On » pour allumer l'enthousiasme de la fosse. Ils avaient accumulé un sacré succès depuis la sortie de leur dernier album. Et dire qu'il y a seulement quatre ans ils ne savaient pas jouer d'instruments !! C'était assez hallucinant de voir la vitesse à laquelle ils avaient réussi à se faire un nom !
D'où j'étais j'avais du mal à voir ce qui se passait sur la scène. C'était très frustrant ! Et puis de toute manière je passais mon temps à faire slammer les ados et à ne pas me scratcher parterre. Le public de devant était plutôt jeune, mais les plus âgés étaient certainement restés derrière pour attendre Arcade Fire. C'est peut-être ce que j'aurais dû faire ! Comme Albert Hammond, nos jeunes musiciens ont enchaîné leurs titres comme des bombes sans s'arrêter et respirer une seconde. Il y a eu “Brianstorm”, “Still Take You Home” ou encore “Dancing Shoes”. Certains ont davantage marqué la fosse que d'autres comme «Fluorescent Adolescent » (forcément !) et « From Ritz To The Rubble ». Mais la chanson la plus acclamée aura certainement été « When The Sun Gets Down ». Jusqu'à présent je ne voyais rien de faramineux dans les compositions qu'ils nous jouaient. Certes ils dégageaient beaucoup d'énergie, peut-être même un peu trop, mais les chansons restaient assez simplistes et pas franchement intéressantes pour un groupe de ce nom ! Et c'est là que j'ai vu le chanteur (Alex je crois ?)...... se mettre au piano !! Tout de même, enfin un peu d'originalité !! Le titre s'appelait « 505 » il me semble. Il me tardait vraiment que leur set se termine, cela faisait déjà 1h qu'ils jouaient !! La nuit venait de tomber et les gens se rapprochaient de plus en plus dans la fosse. Je commençais à avoir un peu de mal à respirer et à en avoir marre de me prendre des coups dans la gueule. Heureusement il ne faisait pas spécialement chaud pour un mois de juillet. Un petit air frais me permettait de ne pas perdre mes esprits.
Puis enfin les Artics Monkeys ont fini par nous saluer pour laisser place à Arcade Fire, en ne manquant pas de hisser un drapeau britannique à leur effigie. Ils venaient d'enchaîner 16 chansons sans s'arrêter une seconde.

Voici la setlist : View From The Afternoon – Brianstorm - Still Take You Home - Dancing Shoes - From Ritz To The Rubble - Teddy Picker - This House Is A Circus - Fluorescent Adolescent - Fake Tales Of San Francisco – Balaclava - Old Yellow Brick - I Bet You Look Good On The Dancefloor - If You Were There, Beware - Do Me A Favor - When The Sun Goes Down - Leave Before The Lights Come On – 505 - A Certain Romance.

Il était maintenant temps que notre famille Québécoise fan de basket fasse son entrée sur scène ! D'après ce qu'on m'avait dit, ils étaient dix à se la partager. Autant dire qu'il allait y avoir de la richesse instrumentale !! Tout ce que j'aime !! Il aura d'ailleurs fallu presque 1h aux techniciens pour installer tout le matériel des Arcade Fire. Ils ont commencé par hisser un rideau rouge avec des projections d'images de bibles dessus, comme sur la pochette du dernier album « neon bible », puis ont hissé des petits écrans ronds pour qu'on puisse projeter des films et apercevoir de temps en temps la tête des musiciens. Le plus dur aura été d'installer tous les instruments nécessaires : violoncelle, guitares, violon, basse, percus, trombones, orgue, xylophone etc... Je crois qu'on pouvait difficilement en rajouter des supplémentaires. On aurait dit qu'un décor de pièce de théâtre venait d'être instauré !! Il ne manquait plus que les costumes ! Mais je ne croyais pas si bien dire : quand nos musiciens ont fait leur apparition, ils étaient tous habillés élégamment avec de belles robes pour les filles, et des costards pour les hommes. On se serait vraiment cru dans un monde imaginaire ! D'ailleurs le concert n'a pas démarré tout de suite. Nous avons d'abord eu droit à une petite histoire racontée par une dame, dans les petits écrans. Malheureusement elle parlait en Anglais et je n'ai pas compris ce qu'elle nous disait. Mais c'était certainement destiné à planter un décor avant de débuter le spectacle. C'est « Keep the car running » qui a ouvert le bal ! On se serait cru dans un conte de fée avec toutes ces paillettes et ces étoiles qui étincelaient sur scène. Et « Laïka » (de la série des Neigborhoods du premier album) a été l'élément déclencheur de la frénésie du public. Mais les gens bougeaient quand même beaucoup moins car il s'agissait d'un répertoire davantage.....euh.....spirituel ? Le lyrisme était au rendez-vous et il fallait avant tout ouvrir grand les oreilles pour apprécier la beauté instrumentale des morceaux !! « No cars go » a ensuite suivi et j'ai été assez déçue par la qualité sonore. On entendait mal les instruments. Je peinais à entendre le son du violoncelle sur ce titre pourtant envoûtant au niveau des arrangements cordes. Je pense qu'on y aurait gagné en baissant le son global qui bousillait les tympans. J'étais assez en colère par rapport à ça. Mince Arcade Fire avec du son pourri c'était intolérable !! Deux autres titres ont également magnifiquement été interprétés par Win et Régine, les deux chanteurs du groupe : « Haiti » et « Neon Bible ». Nous nous trouvions toujours plongés dans cette ambiance féérique, au milieu des paillettes. Nous étions comme envoûtés ! Je pestais de ne pas voir grand-chose dans la fosse, j'entendais plus que ce que je voyais. J'ai cependant été interpellée par la reprise de « poupée de cire, poupée de son » de France Gall. Régine Chassagne s'est saisie d'un foulard violet et s'est mise à faire une chorégraphie tout en continuant de chanter. Elle était vraiment magnifique. Quand je vous disais qu'on avait l'impression d'être dans un théâtre !! Elle nous a également montré ses talents de chanteuse sur « black waves/bad vibrations » en duo avec Win. Qu'est-ce que j'aimais les arrangements mélodiques de leurs morceaux !!! Pour moi il n'y avait aucun doute : ils étaient les rois de la soirée ! Rien à voir avec les titres épurés des Artic Monkeys !! En plus je trouvais la voix de Win vraiment envoûtante. « Black miror » et « Ocean of noise » auront continué à préserver l'enthousiasme du public, avant que ce ne soit réellement la folie sur « Tunnels » (Neighborhoods). De loin le meilleur titre d'Arcade Fire !! Les gens ont même pogoté sur ce morceau, alors que leur musique est plutôt intellectuelle !! C'était magnifique à voir, nous faisions tous les ch½urs avec des « wouhouhouhou » entre chaque couplet. Cela faisait déjà plus d'1h qu'ils jouaient et j'avais peur que la fin du concert n'approche. Ils ont enchainé sur « The well and the lighthouse » avant de nous quitter. Je ne pensais pas qu'il y aurait un rappel vu que cela faisait presque 1h30 qu'ils étaient sur scène. Mais comme je le disais, ils étaient les rois de la soirée !! Ils ont donc eu droit de revenir, un peu comme des chevaliers, pour nous jouer deux derniers morceaux. Il y a d'abord eu « Power out » (Neighborhoods). Une tuerie ce titre, les notes me portaient dans une frénésie impressionnante !! Qu'est-ce que je me sentais bien ! Manquais plus que je puisse voir ce qui se passait sur la scène et là ç'aurait été l'apothéose totale !!! mdr.
Enfin, le spectacle s'est terminé avec « Rebellion » du premier album. Ils venaient de faire pleurer les vieilles pierres des arènes. Pourtant elles avaient dû en voir sous l'empire romain ! Mais rien n'est plus dévastateur que les morceaux d'Arcade Fire !! Assister à leur premier concert dans un cadre aussi somptueux aura vraiment été un privilège pour moi !!

Setlist de leur concert : Keep The Car Running – Laika (Neighborhoods) - No Cars Go – Haiti - Poupée de Cire, Poupée de Son (F.Gall, S. Gainsbourg) - Black Wave/Bad Vibrations - Neon Bible - Black Mirror - Ocean Of Noise – Tunnels (Neighborhoods) - The Well And The Lighthouse - Power Out (Neighborhoods) - Rebellion (Lies)

# Posté le mercredi 15 août 2007 12:47

Concert de MUSE – 18 juillet 2007 – Arènes de Nîmes

Concert de MUSE – 18 juillet 2007 – Arènes de Nîmes
Grand événement musical au festival de Nîmes cette année : la venue des génies du rock anglais : MUSE. La bande à Matthew Bellamy ne jouait pourtant pas en terrain inconnu étant donné qu'ils avaient l'habitude de passer aux arènes à chaque tournée. J'avais déjà assisté à leur concert de 2004 et ça avait été un grand moment. Certainement le meilleur concert de ma vie. J'avais été époustouflée par la puissance de leur jeu, sans compter que j'accrochais totalement au style de leurs compositions. Ca faisait donc 3 ans que j'attendais de les revoir, et ce à n'importe quel prix : et oui 50¤ la place ça foutait quand même les boules !! La sortie de leur dernier album ne m'avait cependant pas beaucoup convaincue. Certes il était bien écrit, bien composé avec du bon son, mais je trouvais qu'à force on tournait un peu en rond. Ca ne l'a quand même pas empêché de se vendre à 20 millions d'exemplaires dans le monde ! J'étais vraiment consciente que c'était un réel privilège pour moi de les voir jouer à seulement 40 kms de chez moi !
Quand je suis arrivée, les arènes commençaient déjà à être blindées. Je savais qu'ils avaient fait complet et que par conséquent il y aurait 11000 personnes. Mais à mon grand étonnement je n'ai pas trop eu de mal à trouver une place assise dans les gradins près de la scène. Un grand coup de chance !! En discutant avec un gars j'ai appris que le premier groupe s'était désisté. Il s'agissait de The Sunshine Underground. Je ne les connaissais pas du tout. Par conséquent les Australiens de Blood Arm allaient jouer 1/4 d'heure de plus le temps que les membres de Muse arrivent avec leur limousine depuis Monaco !! Il parait qu'ils arrivent toujours juste 10-15 min avant l'entrée sur scène.
Les musiciens de Blood Arm avaient l'air assez jeunes, pas plus de 30 ans à mon avis. Parmi eux il y avait une jolie jeune fille au piano qui attirait l'attention des gars qui étaient assis à côté de moi. Quand le chanteur a fait son apparition sur scène, il a commencé à nous tenir un discours en Anglais (forcément) où je n'ai pas compris grand-chose mis à part qu'il nous parlait de Dieu... C'était certainement en rapport avec le premier morceau qu'il a chanté. J'aimais bien leur son rock un peu new- wave, même si on entendait pas suffisamment le synthé à mon goût. En tout cas malgré le barrage de la langue, je les ai trouvés très chaleureux !
Il a commencé à s'approcher d'une fille dans le public, lui a pris la main pour lui demander quel était son prénom. « Céline » a-t-elle répondu. « Ok Céline this song is for you ! I love you ! ». Whhaaaa le lover à deux balles !!! C'était sympa de sa part mais ça sonnait vraiment faux tellement il en rajoutait. Il aurait presque pu nous jouer un sketch à la Frank Dubosc. Il s'est amusé à nous interpréter sa chanson en regardant la fille droit dans les yeux et en la montrant du doigt. Par contre les chansons d'après ont été beaucoup plus rock. Une personne du public pas vraiment farouche a même été invitée à monter sur scène pour chanter avec eux. Je ne sais pas si le gars était bourré ou s'il était dans son état normal mais en tout cas il était dégageait une hystérie totale. L'émotion certainement, à l'idée de se retrouver devant 11000 personnes à faire le show à côté de son groupe préféré (enfin à mon avis il était certainement venu pour Muse comme 99% des gens). Puis le chanteur est descendu dans la fosse pour nous jouer une chanson, en demandant aux gens de s'asseoir. C'est à la mode en ce moment ça !! Moi je m'en foutais car j'étais déjà assise dans les gradins, mais les personnes de la fosse ont pas mal galéré. D'ailleurs les 3/4 d'entre eux ont été obligés de rester debout parce qu'ils n'y arrivaient pas. Sur le moment j'ai perdu de vue le chanteur dans la foule, mais il est remonté sur scène 5 minutes après, suivi du même gars qui était monté avec lui juste avant. Les musiciens avaient l'air de plus en plus déchaînés, surtout la fille qui sautait en même temps qu'elle jouait du piano. A un moment le chanteur s'est même amusé à escalader les piliers qui tenaient les éclairages, sans aucune protection ! J'avoue que je n'étais pas tranquille, mais heureusement il ne lui est rien arrivé. Il a pu redescendre normalement pour terminer sa dernière chanson. Finalement ils n'ont pas joué longtemps. Mais j'ai quand même bien apprécié ce qu'ils nous ont offert !

Maintenant j'attendais avec impatience que Muse entre sur scène. Je savais que l'entracte serait longue pour installer tout le décor, mais là j'ai trouvé que les organisateurs avaient abusé : 1h entière pour le changement de plateau !! Je pense qu'ils n'ont pas réussi à combler le vide du groupe qui s'était désisté, et les membres de Muse avaient certainement refusé de se pointer plus tôt. Ils étaient programmés pour rentrer à 22h30 pile. Pendant ce temps la foule s'amusait à faire la Hola pour s'occuper. Ben oui on était dans des arènes quand même !! Puis enfin les stars de la soirée ont fini par faire leur entrée. Dominic est arrivé en premier pour aller s'installer à la batterie dans son espèce de soucoupe volante, suivi de très près par Chris et Matthew Bellamy qui est venu se mettre sur le devant de la scène avec sa guitare électrique, le bras tendu, d'un air de dire : « regardez-moi bien, c'est moi Matthew, adulez-moi !! » Honnêtement j'exagère à peine. Certes ce type a un énorme talent, mais il a aussi un énorme égo. C'est impressionnant à voir !
Les premières notes de l'intro fulgurante de « take a bow » se sont faites entendre, et je commençais déjà à avoir des frissons. J'ai jamais trop su comment ils arrivaient à créer autant de mélodies et à avoir un son aussi puissant en étant seulement...... trois sur scène !!!!! Puis au moment où la batterie s'est emballée avec les éclairages en plein milieu de la chanson, des larmes ont commencé à me couler sur le visage. Je ressentais vraiment une intense émotion, ça n'avait pas changé en 3 ans. J'aurais aimé rester assise dans les gradins, à écouter et contempler leur jeu de scène à tout jamais !! Je me sentais vraiment bien dans ma petite bulle.
Mais malheureusement le morceau n'a pas duré bien longtemps et c'est « map of the problematique » qui s'est emparé de la furie Musienne. Ce titre était déjà diffusé en radio depuis quelques temps, le public a donc explosé quand ils ont commencé à le jouer. Moi j'étais contente de ne pas me trouver dans la fosse. Certes les titres de Muse donnent envie de bouger, mais pour moi il s'agit avant tout d'en grand spectacle. Dans la fosse il y a toujours une personne qui cache la vue. Dans les gradins on a la possibilité de tout contempler tranquillement et de s'en mettre plein la vue. Matthew était déjà une vraie furie sur ce titre, il s'est agenouillé je ne sais combien de fois pour nous faire des riffs de malade.
Puis l'intro de Chris sur le morceau suivant m'a mise dans tous mes états. J'ai de suite reconnu « hysteria » et le premier coup de guitare m'a fait monter une deuxième fois les larmes aux yeux ! Les concerts de Muse étaient beaucoup trop intenses pour mes nerfs !! Il est vrai qu'elle est d'une puissance phénoménale cette chanson. Je parle des instruments mais aussi de la voix de Matthew et de tous les éclairages qui sont installés autour pour renforcer le jeu de scène. C'était vraiment énorme à voir !!
Le public était déjà chaud bouillant et les portables allumés dessinaient plein de petites lumières bleues dans les arènes. Effectivement c'était bien « l'hysteria » totale, les gens se marchaient dessus, se tamponnaient, j'imagine que ça devait être un poil agaçant !
Surtout que le titre d'après était également très connu : il s'agissait du premier single de « black holes and revelations » : « supermassive black holes ». Un titre très étonnant avec des ambiances funky, qui ne ressemble pas du tout au style habituel de Muse. Pour la peine, des images de synthèse étaient diffusées sur des petits écrans, où de temps en temps on pouvait apercevoir le visage de Matthew. J'étais quand même assez déçue que le concert ne soit pas diffusé en intégralité sur écran géant car d'où j'étais je ne voyais que les silhouettes et ça m'aurait bien plu de voir leur gueule de plus près. La scène était vraiment immense pour seulement 3 musiciens. Ils se tenaient tous à au moins 10 mètres les uns des autres. Les micros étaient installés de manière bizarre car ils étaient courbés, et il y avait au moins deux mètres entre eux et le pied d'installation.
Puis ça a été le calme total pour « butterflies and hurricanes » (enfin après un cri de joie monumental à l'idée qu'ils allaient la jouer bien sûr). Les gens se sont tus pour écouter les magnifiques notes du piano, jusqu'à ce que la partie électrique n'explose. Mais ça n'a pas duré bien longtemps car Matthew est revenu à son piano pour nous jouer le magnifique petit interlude. J'étais un peu à cran, j'attendais ce moment unique où il allait nous chanter « your last chance has arrived », suivi d'une explosion monumentale des instruments. Et c'est bien ce qui s'est passé : les éclairages se sont mis à vaciller dans un moment d'hystérie, Matthew s'est mis à hurler et les musiciens étaient comme fous !! Je trouve que toutes ces dissonances rythmiques sont en partie la raison de l'intensité de leurs concerts.
Puis la foule s'est embrasée à la première écoute de « sunburn », un titre de leur premier album. Ca aura d'ailleurs été l'unique titre de « showbiz » qu'ils auront joué (mais le meilleur à mon avis). L'intro de piano de ce morceau est désormais mythique, ça restera un moment fort du concert. « Apocalypse please » aura également été un grand cru. J'ai cependant trouvé le son un poil trop fort. Certes il s'agissait d'un concert de Muse, mais tout de même !! Et effectivement ça a été l'apocalypse dans les arènes ! Surtout qu'aucun répit ne nous a été accordé, car « Bliss » a bel et bien achevé les derniers qui ne s'étaient pas encore évanouis face à la puissance du jeu Musien. Matthew a saisi sa guitare électrique et s'est mis à faire des bons monumentaux en traversant la scène à chaque fois qu'il donnait un coup de guitare. Il était devenu complètement malade, et nous aussi d'ailleurs. A ce moment ça m'était devenu impossible de rester assise face à toute cette intensité émotionnelle. J'ai constaté que les personnes installées derrière moi étaient déjà debout. J'en ai donc profité pour me lever à mon tour et bouger au rythme de la batterie de Dominic. Il n'y a pas à dire, ces trois musiciens sont vraiment des génies. Mais je n'avais encore rien vu, car les derniers morceaux avant le rappel ont achevé la totalité du public. Il y a d'abord eu « New born », avec une intro de piano exceptionnelle, un peu dans la même configuration que « butterflies » car Matthew a fini par se lever pour récupérer sa gratte. A ce moment il a levé les bras au ciel, nous a balancé un son en parcourant la fosse du regard d'un air de dire « regardez-moi bien, c'est moi Matthew, vous allez en prendre plein la gueule c'est moi qui vous le dit. C'est le moment de m'aduler ». Et c'est ce que la fosse a fait, car 10 secondes plus tard le premier riff a été lancé et les éclairages ont achevé les derniers survivants. C'était d'une puissance monumentale, je n'en croyais ni mes yeux ni mes oreilles. Enfin si, je savais que ça allait être comme ça, mais ça surprend toujours. Les gens étaient devenus complètement fous, c'était apocalyptique !! « Time is running out » a ensuite suivi. Les gens n'en pouvaient plus. La foule n'arrêtait pas d'aduler Matthew qui entre nous se prenait vraiment pour Dieu ! J'ai rarement vu un gars aussi mégalo. Il manquait vraiment de simplicité. Certes les concerts de Muse sont très pro, très intenses, très bien ficelés, mais il est clair qu'il manque vraiment de la convivialité et de la chaleur humaine dans leurs shows !! Seul Dominic arrivait à paraître à peu près sympathique.
« Time is running out » était donc attendu comme le messie. La totalité des gens du public se sont levés pour accompagner Matthew au chant, qui nous a d'ailleurs laissé chanter le refrain à sa place (ouahh trop sympa de sa part, pour une fois qu'il nous considérait !!). A notre grande joie, il a rajouté un refrain supplémentaire par rapport à l'originale. Et oui, plus la chanson durait longtemps, plus on était content !! Puis après une dernière chanson les membres de Muse se sont cassés comme des voleurs. Le rappel a duré un petit moment, si bien que je me demandais s'ils allaient revenir ! A 50¤ la place ils avaient intérêt à revenir !!! Heureusement ils n'ont pas tardé à refaire leur apparition. Dans un moment rare, Matthew a sorti une guitare acoustique. Je savais donc qu'ils allaient jouer « city of delusion ». Il s'agissait d'un titre plutôt calme. Tant mieux, comme ça on allait pouvoir se reposer un peu et se remettre de toutes ces émotions, même si les morceaux calmes de Muse sont quand même très intenses !! Matthew nous a d'ailleurs offert un très beau solo à la fin. Puis il a demandé aux personnes du public d'allumer les portables et les briquets pour « Invicible » (en Français en plus, mais j'ai eu du mal à comprendre). Ceux qui avaient compris ont de suite exécuté. Ca a vraiment donné un beau spectacle sur ce morceau plutôt intimiste ! Mais bon assez reposés maintenant ! Il était temps de reprendre les choses sérieuses. « Starlight » a été annoncé. Matthew a demandé à ce qu'on tape dans les mains au rythme de la batterie de Dominic. Les célèbres notes du piano ont retenti et tout le monde s'est à nouveau levé pour chanter en ch½ur avec lui. C'était vraiment trop bon à entendre !! J'étais triste de voir que la fin du concert approchait à grands pas. Mais « stockholm syndrome » m'a fait sortir de mes pensées. Du bon son comme on l'aime, la guitare de Matthew est devenue carrément incontrôlable. Il la balançait dans tous les sens, s'énervait avec, il était devenu complètement hystérique. Nous aussi par la même occasion. J'avais jamais vu un groupe qui dégageait autant de charisme avec un son aussi intense ! Il fallait le voir pour le croire !! Mais Matthew et ses musiciens nous ont sauvagement quittés, en laissant tout le monde scotché face à ce qu'on venait d'entendre et de vivre. En commençant à les connaître un minimum, je ne pensais pas qu'ils feraient un deuxième rappel. Pour moi ils s'étaient cassés de manière assez froide et c'était la fin du concert. Rien de bien étonnant connaissant la personnalité de notre charismatique chanteur. Et pourtant ils sont bel et bien revenus pour un deuxième rappel. Ils ne l'avaient pas fait trois ans auparavant ! Et quelle joie quand j'ai entendu les premières notes du morceau qu'ils nous avaient préparés : il s'agissait de « plug in baby », un des meilleurs titres d'origin of symmetry ». En plus ils avaient prévu un lâché de ballons avec des confettis. Ils l'avaient déjà fait la dernière fois. Je n'ai malheureusement pas eu le privilège de pouvoir les faire exploser car ils étaient restés sur le devant de la fosse. Mais au moins je pouvais m'abreuver de « plug in baby » en toute tranquillité. Je savourais vraiment les dernières minutes de ce concert. Surtout que je savais qu'il allait falloir attendre à nouveau trois ans pour les revoir une nouvelle fois. Puis le morceau le plus attendu de « black holes and revelations » est enfin arrivé sur son cheval blanc : « knights of Cydonia » a fini par achever la foule, sous la voix puissante de Matthew. Enorme !! Vraiment énorme !! Et ce coup ci ils nous ont bel et bien quittés, en nous saluant ! Ils étaient acclamés comme des dieux. En même temps leurs concerts restent les meilleurs que j'ai vus de ma vie. Ils sont démesurément doués.
En sortant des arènes, j'ai vu que des gens vendaient des affiches à leur effigie. C'étaient exactement les mêmes que celles que j'avais achetées la dernière fois. Je ne me suis donc pas arrêtée et j'ai poursuivi mon chemin. A ce moment j'ai entendu une espèce de sirène avec une voiture de flic, suivie d'une limousine. Ils sont passés à deux mètres de moi pour s'enfuir dans les rues Nimoises. En écoutant des personnes parler, j'ai compris qu'il s'agissait de nos trois musiciens qui venaient de quitter les arènes pour rejoindre leur villa à Monaco. Et ben dis donc ils ne perdaient de temps !!! Cela ne faisait même pas 10 minutes que le concert était terminé !! Ca faisait vraiment le style : aller je viens, j'arrive 15 minutes avant le concert, je joue, je prends mon cachet et je me casse illico ! C'était la première fois que je voyais ça !! Mais bon c'était Muse, on peut pas dire que ce soit un groupe qui transmet une grande sympathie, même s'ils sont très très très bons !
Enfin, espérons que j'aurai l'occasion de les revoir une nouvelle fois au même endroit dans trois ans, et que le prix des places n'aura pas à nouveau augmenté !

# Posté le dimanche 05 août 2007 12:56

Festival Quand je pense à Fernande – 26 juillet 2007 – Théâtre de la mer à Sète

Festival Quand je pense à Fernande – 26 juillet 2007 – Théâtre de la mer à Sète
Sixième édition pour ce festival Sétois exclusivement consacré à la chanson francophone actuelle. Le célèbre titre de Georges Brassens montre bien à quel point les organisateurs ont toujours voulu privilégier la poésie, et surtout la diversité musicale. Ainsi durant la dernière semaine du mois de juillet ce sont des courants musicaux de toutes horizons qui sont venus illuminer le théâtre de la mer de Sète. Une enceinte bâtie au bord d'une falaise, où les spectateurs ont la possibilité d'assister aux concerts tout en ayant un point de vue sur la mer Sétoise. Cette année de nouvelles têtes étaient accueillies avec Adrienne Pauly, Emily Loizeau, Ridan, MAP... et aussi Brigitte Fontaine, Oshen...
J'avais percuté sur la soirée rock qui nous offrait un partage de scène de grande qualité avec Luke et Eiffel, accompagnés du groupe de punk Brassens' not dead. La poésie et l'énergie allaient bel et bien être au rendez-vous !!
Pourtant j'étais étonnée de voir que les gradins ne s'étaient remplis qu'à moitié, alors que Sète était pourtant une ville très peuplée l'été ! Je n'ai donc pas eu de mal à me trouver une bonne place sur le devant. J'étais un peu contrariée par cette configuration : il n'y avait presque pas de fosse, et pour un concert de rock c'était un peu gênant !
Quelques minutes après nous avons vu le président du festival en personne monter sur scène pour ouvrir la soirée. Il nous a présenté les différents groupes qui allaient se succéder, nous a annoncé qu'avec notre billet nous aurions l'entrée gratuite pour la soirée découverte « rien à jeter », et qu'il nous invitait à visiter les expos qui se trouvaient dans le théâtre.
Puis il a laissé place au premier groupe de la soirée : Brassens' not dead.
Si on traduit mot à mot on comprend « Brassens n'est pas mort ». Je savais donc à l'avance que ce groupe allait faire des reprises de notre célèbre chanteur Sétois, et qu'en plus ils allaient les arranger à la sauce Punk !! Ce qu'en revanche je ne savais pas, c'est que le ridicule et la déconnade allaient être le point culminant de leur spectacle !! Déjà avant même que le chanteur fasse son entrée, nous avons vu un gars habillé de manière coincée prendre place au milieu des musiciens. Il avait une étiquette collée sur sa veste où on pouvait voir d'écrit « animateur à la kon ». Il a commencé à nous dire qu'avant que la musique ne commence, il avait une série de blagues à nous raconter du genre : « on ne dit pas Caravane, mais voiture à blagues ! » ou « on ne dit pas J'ai vaincu, mais Je suis pluri anal » ou encore « on ne dit pas Décongelés, mais des idiots au pôle nord ».... Ca n'a pas trop fait rire les gens dans la fosse tellement c'était nul, mais je pense que c'était fait exprès !!
Puis il a laissé place au chanteur qui est venu nous saluer pour commencer son show. Les musiciens étaient tous habillés de manière punk, c'était vraiment caricatural ! Ils dégageaient beaucoup d'énergie, mais pour un groupe de punk c'était le minimum. Ils ont repris pas mal de chansons que je ne connaissais pas car je ne suis pas une grande fan de Brassens, mais je me rappelle surtout de « gare au gorille » où nous avons vu un gars déguisé en gorille dévaster les gradins du théâtre et s'asseoir à côtés des personnes du fond. Pas mal la mise en scène !! Nous avons également eu droit à la venue de Delphine, une fille qui était chargée de nous traduire les chansons en langage des signes.... Sauf qu'elle faisait n'importe quoi bien entendu ! (sinon ça n'aurait pas été drôle). Heureusement que le ridicule ne tue pas lol
Puis « l'animateur à la kon » est revenu pour inviter des personnes du public à danser avec lui. Plusieurs personnes en ont profité pour se lever et se mettre dans la fosse. Ben oui debout c'est quand même mieux ! Et c'est ainsi que les pogos ont commencé ! Des pogos sur Georges Brassens, qui l'aurait cru !!!
En tout cas les musiciens étaient drôlement sympathiques et mettaient beaucoup d'animation. Sur l'avant dernière chanson « putain de toi », ils nous ont invité à faire les « aaahaahaaaa putain de toi » en ch½ur avec eux. Je me suis régalée de le faire, surtout que maintenant je sais à peu près chanter !! Ils nous ont aussi invités à faire le bruit des insectes, mais sans micro c'était un peu dur de faire le bruit des cigales et des mouches. On ne nous entendait pas !
En me retournant je pouvais voir les gens assis gigoter les jambes. Je crois que beaucoup étaient frustrés de ne pas pouvoir se lever.
Puis le groupe nous a salué une première fois avant de revenir pour un rappel, bien qu'on n'ait pas fait beaucoup de bruit pour qu'ils reviennent. Le guitariste a alors pris le micro pour nous dire « ça nous fait vraiment plaisir de jouer sur les terres du vieux Georges ». Il était clair que jouer à Sète était un vrai privilège pour eux ! Ils nous ont repris encore une ou deux chansons que je ne connaissais pas. J'étais déçue qu'ils n'aient pas chanté « la mauvaise réputation » et « les copains d'abord ».
Puis ils ont laissé place au groupe Eiffel. D'où j'étais j'ai aperçu Hugo, le bassiste, faire en premier son entrée pour accorder sa basse. J'avais déjà eu l'occasion de discuter avec lui, et j'avais trouvé que c'était un gars vraiment adorable. Romain aussi n'a pas tardé à faire son entrée. Je l'ai reconnu à sa touffe de cheveux. Cela faisait 1 an 1/2 que je ne l'avais pas vu, la dernière fois remontant à son concert solo au cargo de nuit à Arles. Lui aussi avait été très sympa avec moi !
Pendant qu'ils faisaient les essais d'instruments, j'essayais de calculer comment ça allait se passer au niveau de la fosse qui était vraiment très petite. Un concert d'Eiffel assis allait être très frustrant. En même temps je ne me voyais pas débarquer toute seule dans la fosse et gêner tout le monde. Peut-être que des gens s'y mettraient quand même et que je pourrais m'y faufiler avec eux ! J'avais vraiment hâte qu'Eiffel commence le show ! Certes j'aimais beaucoup moins le dernier album, mais les deux premiers étaient vraiment sensationnels. Puis les quatre membres du groupe ont fini par prendre place. Ils ont été très applaudis et Romain nous a lâché un « bonsoir Sète » très furtif. Je savais que ce n'était pas quelqu'un de très bavard sur scène. Ils ont commencé par « Shalom » et « Tes vanités », deux titres sur lesquels je n'accrochais pas trop. A ma grande surprise les gens du public étaient restés assis, mais bougeaient quand même sur leurs chaises. Je me demandais comment Romain allait réagir. Pour l'instant il ne disait rien et continuait à enchaîner ses chansons. Peut-être comptait-il sur « ma part d'ombre », un titre diffusé en radio, pour décider les gens à s'approcher et venir dans la fosse. Mais ce ne fut pas le cas. Je crois que tout le monde était frustré et attendait que ce soit Romain qui nous invite à nous y rendre. A ce rythme là le concert était parti pour être très froid. Ca devait faire bizarre pour un groupe de rock de jouer devant des « intellos » assis sur des chaises avec 4 mètres d'espace entre la scène et le public. Après quelques « merci » timides, ils ont enchaîné sur « Loony Tune » et « Qu'ai-je donc à donner ». Le son était vraiment excellent, on entendait parfaitement tous les instruments et le bruit n'agressait pas les oreilles. C'était vraiment agréable à entendre et à regarder, sans parler du magnifique point de vue avec les bateaux qui passaient derrière eux sur la mer. Puis Romain a fini par prendre la parole avec un air limite méprisant en disant « ça nous ferait plaisir que vous vous rapprochiez, mais maintenant c'est vous qui voyez ». Des dizaines de personnes ont exécuté, comme si en réalité tout le monde attendait son autorisation. Je me suis mise juste devant Romain, qui avait déjà débuté « Saoul ». Ca tombait bien car c'était ma chanson préférée du dernier album et j'avais une folle envie de me défouler dessus. On a d'ailleurs bien rigolé quand Romain s'est mis à crier dans la chanson « je vole au dessus de vous je fais coooucoooou » !! Il nous a du coup fait signe de la main et nous lui avons répondu ! A partir de ce moment, l'ambiance du concert a carrément changé. Les gens ont commencé à devenir méga excités et nous n'arrêtions pas d'applaudir chaleureusement les membres du groupe. C'était vraiment sincère, on était vraiment heureux de pouvoir écouter leurs morceaux. Romain a alors dit « merci Sète je vous reçois sète sur sète »... Wouhaaaa énooorme le jeu de mot !!! Puis il nous a demandé si on voulait des chansons et une personne s'est mise à crier « dragqueen » (qui figure sur le premier album). « Dragqueen toi-même » lui a-t-il répondu.
Il a fait péter les premières notes de « ne respire pas ». C'était vraiment électrique. Heureusement que juste après nous avons eu droit à « tu vois loin », histoire de nous calmer un peu. Des personnes commençaient à réclamer « sombre ». J'étais quasiment certaine qu'ils allaient la jouer, mais je ne savais pas quand. Pour l'instant cela ne semblait pas au programme puisque nous avons vu Hugo saisir son violoncelle. J'étais persuadée qu'ils allaient nous jouer « belle de jour », et je commençais déjà savourer cet instant. Malheureusement c'était « dispersés » qui était prévu. Mais je l'aimais aussi cette chanson, ce n'était donc pas bien grave. Puis nous avons eu droit à une interprétation un peu loufoque sur « bigger than the biggest ». En plein milieu de la chanson, Romain nous a tourné le dos, s'est accroupi et s'est mis à grommeler des phrases un peu étranges que j'avais du mal à comprendre. Pendant ce temps nous nous amusions à le charrier gentiment, mais il restait imperturbable. Puis il s'est retourné et s'est mis à hurler dans son micro « bigger than the biggest ». Les pogos ont alors commencé, mais sans grande violence heureusement !! Nous les avons chaleureusement applaudis avant qu'ils n'enchaînent sur « une à une » et « avec des si ». Je me demandais vraiment quand est-ce qu'ils allaient se décider à nous interpréter « sombre ». Romain avait dû lire dans mes pensées car c'est exactement à se moment là qu'ils ont joué les premières notes. Ca valait vraiment le coup d'avoir attendu car son interprétation scénique était vraiment fabuleuse. Surtout sur le solo d'Estelle à la fin, qui a duré un bon moment au grand plaisir de mes oreilles. La fosse était vraiment devenue chaud bouillante et nous nous sommes mis à hurler et applaudir pendant un bon moment. On sentait que c'était le moment du rappel, même si le groupe était encore sur scène. J'ai alors vu Romain faire signe à ses copains pour leur dire qu'ils allaient continuer. Il venait de lancer le rappel, géniaaaaaal !!! Il s'est assis sur un baffle pour nous jouer les premières notes de « Tandoori ». C'était histoire de nous calmer mais ça n'a pas marché. Bien que la mélodie était douce, les pogos ont continué. Il s'agissait d'un grand cru Eiffelien avec la célèbre phrase « fuck me tender, love me tandoori ». Puis ça a été l'apocalypse totale sur « Paris minuit », que je n'aime pas beaucoup mais qui a une grande faculté à donner la patate !! Du début à la fin j'ai observé Romain interpréter ses chansons. Il était vraiment à fond dedans, c'était impressionnant de voir à quel point vivait tout ce qu'il nous chantait (bien que j'étais loin de comprendre tout ce qu'il racontait lol). Puis le concert s'est terminé en beauté avec « Hype ». Une chanson très très juteuse !! Estelle s'est installée au piano pour nous jouer les premières notes, pendant que Romain entrait mentalement dans son personnage. Il est descendu parmi nous dans la fosse et a commencé à embrasser une fille (mais non pas sur la bouche rooooh, bien qu'elle aurait certainement apprécié !!), puis en a invité une autre à danser avec lui, tout en continuant de chanter. Il est ensuite remonté sur scène pour prendre sa guitare électrique et nous gueuler « inferno telegraph to the hype » et plein d'autres sons étranges. Son interprétation était vraiment complètement loufoque mais ça allait avec le thème de la chanson. J'étais explosée de rire du début à la fin, surtout sur les dernières notes où il s'est mis à hurler « hype » de manière limite orgasmique ! Elle était vraiment cette énorme cette chanson !!
Il était désormais temps de se quitter. J'étais dégoûtée de voir qu'ils n'avaient joué qu'1 heure. Surtout qu'Eiffel n'est pas un groupe qui passe souvent dans le coin. Mais bon il fallait bien une fin à tout. Nous les avons encore chaleureusement applaudis, et nous ont vivement remercié pour notre accueil ! Puis ils ont quitté la scène pour laisser place à l'installation du plateau de Luke. Je les avais déjà vus trois fois en concert et j'avais toujours eu des avis différents sur eux. J'aimais bien leur musique, mais les concerts pouvaient être aléatoires. D'autant plus que le nouvel album n'était pas encore sorti et par conséquent je savais qu'ils chanteraient des chansons que je ne connaîtrais pas. Nous avons attendu un long moment avant qu'ils ne se décident à entrer sur scène. Contrairement à Eiffel, ce sont les techniciens qui se sont entièrement occupés de l'installation du matériel. Damien et JP sont entrés en premier, suivis de Thomas et Romain. Ils nous ont chaleureusement salués et ont débuté avec « Hasta Siempre », du deuxième album. Les gens étaient restés dans la fosse, ils n'ont donc pas eu besoin de nous inviter à nous y rendre. Et puis il faut avouer qu'Eiffel avait déjà sacrément mis de l'ambiance. Je me suis retrouvée tout devant Thomas et j'ai été ravie de le voir descendre dans la fosse juste devant moi, pour me jouer un air de guitare tout en me souriant !! Je n'avais envie que d'une chose : gratter les cordes de son instrument (ben oui je suis musicienne ça devient une manie !!). Puis il est remonté et a continué à nous jouer sa chanson en restant à deux centimètres de moi. Les premiers titres ont surtout été des tubes de « la tête en arrière » comme « soledad », « petite France » ou encore « comme un homme » où j'ai été étonnée par la nouvelle version qu'ils nous avaient offerte qui était bien différente que celle enregistrée en studio. Elle était beaucoup plus calme. Même si j'étais contente de pouvoir réécouter ces vieux titres, j'ai quand même été très déçue par la qualité du son. Il y avait un sacré problème : les guitares étaient bien trop fortes, et surtout on entendait à peine la voix de Thomas. Ca m'a sérieusement agacé. Pourtant j'appréciais beaucoup le jeu de scène des musiciens qui dégageaient une énorme énergie avec les fumées blanches qui les enveloppaient petit à petit. A un moment j'ai essayé de faire signe à un ingénieur du son pour qu'il monte le micro/chant, mais ça n'a servi à rien. Le son continuait à me percer les tympans. J'ai été d'autant plus frustrée que Thomas avait commencé à nous chanter des inédits et que j'arrivais à peine à entendre les paroles. C'était quand même un peu gênant pour se faire une opinion sur ce qu'allait être le futur album !! Puis je me suis dit qu'en montant dans les gradins j'arriverais certainement à mieux entendre vu que je serais loin des baffles. Effectivement le son était bien meilleur, mais ce n'était pas normal que la fosse soit obligée de subir tous ces désagréments sonores.
Les musiciens avaient l'air vraiment enthousiastes à l'idée de se retrouver à nouveau sur la scène. Cela faisait 1 an 1/2 qu'on ne les avait pas revus. Thomas était particulièrement chaleureux avec nous, alors que l'avais connu bien plus antipathique que ça !! C'était vraiment appréciable. Il n'arrêtait pas de sincèrement nous remercier pour notre accueil. Le concert aura donc principalement été un mélange d'inédits et de titres du deuxième album comme « zoé » ou encore « ressource humaine » juste avant le rappel. Ils avaient fait un long final avant de quitter la scène. J'ai trouvé qu'ils faisaient un peu trop sonner leurs instruments pour rien. De toute manière ils n'ont pas eu de mal à se faire rappeler vu comme ils étaient appréciés. Quand Thomas est revenu, une personne s'est mise à crier « à poiiiiiil ». Il a rigolé, a pris son micro pour s'esclaffer en disant « à poil ? franchement vous seriez déçus ! ». Puis il a commencé à chanter la nouvelle chanson qui passe actuellement en radio mais dont je ne me souviens plus du nom. Il a ensuite annoncé la traditionnelle reprise de la Mano Negra « pas assez de toi ». Personnellement je n'aime pas du tout la façon dont ils l'arrangent. Je préfère largement l'originale. Enfin, ils ont terminé sur le célèbre tube qui les a fait connaître : « la sentinelle ». Cela faisait 1h30 qu'ils jouaient. J'étais dégoûtée de voir qu'on leur avait accordé plus de temps qu'Eiffel. La salle s'était sacrément vidée, mais le public restait toujours aussi chaleureux. Les membres de Luke se sont approchés une dernière fois de nous pour nous saluer. Thomas nous a traditionnellement tendu les bras avec les pouces en l'air pour montrer qu'on était un public de tonnerre, et ils nous ont quitté en nous disant qu'ils espéraient qu'on se reverrait bientôt.
Finalement je continue à penser que Luke est un bon groupe, mais qu'ils ont de sacrés progrès à faire niveau son. Enfin je parle en temps que musicienne. Il y a certainement des gens qui y prêtent moins cas que moi. Le meilleur groupe de la soirée aura incontestablement été Eiffel. Dommage qu'ils passent aussi peu souvent dans la région...

# Posté le lundi 30 juillet 2007 13:20

Festival Les Nuits Couleurs – 6 juillet 2007 à Gignac (Hérault)

Festival Les Nuits Couleurs – 6 juillet 2007 à Gignac (Hérault)
Crée il y a à peine un an, le festival les Nuits Couleurs a pour objectif de proposer des nuits musicales centrées sur diverses cultures du monde. Plusieurs villages de la vallée de l'Hérault ont donc accueilli chaque soir des styles de musique différents : nuit british, nuit klezmer, nuit blues acoustique, nuit reggae, nuit cubaine .... Celle qui m'intéressait le plus était la nuit celtique car j'aimais beaucoup les sonorités de ce courant musical, et puis surtout parce qu'il y avait Merzhin, un groupe que j'adore. Ils étaient accompagnés des emblématiques Tri Yann ainsi que Churchfitters.
Les organisateurs s'étaient mis en quatre pour retranscrire toute l'ambiance de la culture Bretonne et Irlandaise : drapeaux à leur effigie, stand de crêpes, bière et cidre à volonté... L'atmosphère était également très conviviale, car ils avaient installé des tables pour manger autour d'un barbecue. Un groupe de cornemuse s'occupait même de nous jouer de la musique pour nous faire patienter pendant les entractes. Ils avaient tous des déguisements celtiques, c'était plutôt drôle à voir.
La nuit avait commencé de bonne heure avec le groupe Churchfitters que je ne connaissais pas du tout. Ils étaient particulièrement attachés à la culture Irlandaise car ils s'efforçaient entre chaque chanson de nous retranscrire l'histoire du pays. Je n'étais pas sûre qu'ils étaient vraiment de cette nationalité car ils parlaient très bien le Français et n'avaient presque pas d'accent. Ils étaient 7 ou 8 : accordéon, violon (obligé !), guitares, basse, batterie et instruments celtiques divers (bombarde, flute etc...) et nous jouaient des airs conviviaux. Ils nous ont racontés que dans les pub Irlandais ont buvait beaucoup de bière pour passer le temps et ont enchaîné sur un morceau en faisait des « hip's » comme s'ils étaient bourrés. J'aimais assez leur musique car de toute manière j'adorais les instruments celtiques, puis la chanteuse avait une très belle voix. Pour terminer leur concert, ils nous ont dit qu'ils allaient nous interpréter un titre sur des massacres qui avaient eu lieu en Irlande dans les années 70 en nous disant « combien de temps devrons-nous encore chanter cette chanson ? ». Cette phrase m'a de suite mise sur la voie car elle faisait référence à « how long must we sing this song » de « Sunday bloody Sunday » de U2. Effectivement, ils n'ont pas tardé à nous l'annoncer et la foule s'est embrasée dès les premières notes. Ce qui m'explantait le plus était de voir que les 3 guitaristes arrivaient à jouer en même temps sans qu'il n'y ait de batterie pour battre la mesure. Puis ils ont quitté la scène pour nous annoncer Merzhin et Tri Yann. Il n'y a pas eu de rappel. L'ambiance était vraiment chaleureuse et beaucoup de gens continuaient à danser pendant l'entracte.
Moi je n'attendais qu'une chose : pouvoir enfin apercevoir Merzhin sur scène ! Depuis le temps que je les attendais !! Ils étaient de loin mon groupe de musique celtique préféré. J'adorais la manière dont ils arrivaient à mélanger le rock avec les sonorités bretonnes. Ils dégageaient énormément d'énergie dans leurs morceaux.
Au bout de quelques minutes je les ai vus faire leur apparition pour installer le matériel. Je n'avais encore jamais vu leur tête et j'ai été surprise de voir à quel point ils étaient jeunes. Ils ne devaient guère être plus âgés que moi, et pourtant ils avaient déjà 3 albums à leur actif. L'entracte n'a pas duré bien longtemps et ils ont fini par rapidement prendre place sur la scène. Ils étaient cinq : Vincent et Stephane à la guitare, Damien à la basse, Matthieu à la batterie, Pierrot au chant et Ludo qui s'occupait de tous les arrangements celtiques (bombarde, flute, hautbois, saxophone, etc...).
« Pavillons kamikazes » a ouvert le bal. J'ai eu du mal à reconnaître le début de la chanson car ils avaient certainement dû improviser une intro différente pour la scène. Mais je me suis très vite retrouvée plongée dans une frénésie totale. Ils avaient un grand charisme et dégageaient une énorme énergie. Ils n'ont principalement chanté que des titres du 2eme et 3eme album. Je les aimais pratiquement toutes, je n'ai donc pas eu de mal à me sentir toute émotionnée. Il y a eu « le maximum » et surtout « Betti », de loin ma préférée. Les arrangements celtiques étaient vraiment beaux, et je m'amusais à regarder à quel point Ludo était à fond dans son trip. Il sautait partout, c'était vraiment impressionnant. Des personnes dans le public avaient l'air d'être venues spécialement pour eux car ils avaient embarqué les drapeaux de la Bretagne, qu'ils ne manquaient pas de brandir dans un moment d'hystérie à la fin de chaque chanson. Le dernier album était bien entendu mis à l'honneur avec les excellentes « la rue calumet », « au bout de la scène » ou encore « la cour des grands ». Les membres du groupe s'efforçaient de nous faire bouger et mettre de l'ambiance. Ils n'avaient pas eu de mal à gagner l'honneur et l'enthousiasme du public. Ils semblaient très appréciés. A un moment Pierrot nous a quand même sorti « allez-y faites moi plaisir, souriez ! ». Je me suis demandée pourquoi il nous disait ça, mais j'ai très vite compris qu'il a avait voulu introduire la chanson « souriez » du dernier album. Jusqu'à présent, nous avions eu droit à un répertoire très électrique, mais le groupe nous a accordé un petit moment de repos avec « nu et noir de pied », un très beau morceau sur les différences de couleur de peau. Mais ce moment de calme n'a pas duré bien longtemps car nous avons eu droit à « torche vivante », « western » et « Ma las vegas parano ». J'étais super contente de voir que leur concert durait longtemps. Je pensais qu'ils allaient partir au bout d'1h, comme dans la plupart des festivals. Et bien non, cela faisait déjà 1h20 qu'ils jouaient quand ils nous ont salué en nous faisant la blague qu'il faisait trop chaud chez nous. Je pensais vraiment pas qu'il allait y avoir un rappel, mais les gens dans le public étaient vraiment chaud bouillant. J'ai donc explosé de joie quand je les ai revus apparaître sur scène pour nous jouer deux ou trois morceaux de plus. Ils ont commencé par « Fanny », de loin ma préférée du dernier album. Ils l'ont jouée en version calme, sauf à la fin où Pierrot a comme à son habitude décroché le micro pour sauter un peu partout sur la scène, pendant que les autres musiciens secouaient la tête avec une grande énergie. Puis ils nous ont fait participer sur un vieux titre du premier album qui parlait des 7 nains.
Enfin, ils nous ont annoncé une reprise des Sheriffs. Personne n'a bronché dans le public, alors qu'il s'agissait quand même d'un groupe Montpelliérain. Cette chanson figurait sur leur dernier album et je n'avais même pas percuté qu'ils n'en étaient pas l'auteur. Il s'agissait de « la chaleur des missiles », arrangée à la sauce bretonne bien entendu !
Cela faisait maintenant 1h30 qu'ils jouaient et je n'avais pas vu le temps passer. J'avais l'impression d'avoir assisté à un vrai concert d'eux, comme si je les avais vus en salle. Mais ce coup-ci le show était bel et bien terminé, en même temps cela aurait été un peu déplacé que je me mette à râler. Ils nous ont salué avec un grand sourire et ont quitté la scène en nous informant qu'ils seraient au stand pour vendre leurs albums. Moi je les avais déjà tous, je ne voyais donc pas l'utilité d'y aller. Pourtant ça m'aurait bien plu de parler un peu avec eux.
Je suis donc allée faire un petit tour sur la place pendant l'entracte qui a duré presque 3/4 d'heure tout de même. Pour un groupe que je n'avais pas spécialement envie de voir, cela faisait un peu long ! Effectivement, c'était maintenant au tour de Tri Yann prendre place sur scène. Mis à part le célèbre tube du Loup, du Renard et de la Belette repris par Manau en 1999, je ne connaissais presque aucune de leurs chansons. Je savais simplement qu'ils chantaient des comptines Bretonnes, et j'avais le sentiment que ça n'allait pas du tout me plaire. Mais comme je suis très curieuse, j'ai donc attendu patiemment dans la fosse pour au moins écouter les premières chansons. Les gens autour de moi commençaient à puer la bière, et ça me donnait des maux de tête. Heureusement les membres de Tri Yann n'ont pas tardé à faire leur entrée. J'ai failli exploser de rire quand j'ai vu les déguisements qu'ils s'étaient mis, surtout celui du milieu qui s'était accroché des ailes de pélicans. Ils ont commencé à nous raconter des histoires, notamment sur le soleil : il paraîtrait que contrairement à ce qu'on essaierait de nous faire croire, si on ne le voit plus la nuit c'est parce qu'il se cache sous l'eau !! Effectivement quand on regarde un couché de soleil sur la mer, on le voit plonger dans l'eau ! Alalala mais qu'est-ce qu'on peut être idiots alors !!
Je n'avais envie que d'une chose : me barrer tellement je me faisais chier. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait au bout de la troisième chanson. Je n'ai pas réussi à tenir plus longtemps. Et dire qu'ils étaient tête d'affiche... Pour moi c'était Merzhin qui aurait dû être présenté comme la vedette de la soirée. Enfin, chacun ses goûts.

Je fais un peu de pub pour eux : allez faire un tour sur leur site web : www.merzhin.net

# Posté le samedi 21 juillet 2007 06:40

Fête de la musique – 21 juin 2007 dans les rues de Montpellier

Fête de la musique – 21 juin 2007 dans les rues de Montpellier
La fête de la musique a toujours été une bonne occasion de mettre en avant la scène locale de chaque ville de France. Certains diront que ça n'a pas empêché les Wampas d'aller jouer à Béziers alors qu'ils étaient Parisiens, mais qu'importe, je me régale toujours autant de soutenir les artistes Montpelliérains que j'apprécie. Sauf que la plupart d'entre eux jouaient à la même heure dans des rues différentes, ce qui m'a encore obligé à faire des choix. J'ai donc privilégié les artistes que je connaissais déjà et pour qui j'avais le plus de sympathie. Dommage pour les autres...
Comme l'année passée, je suis arrivée à 20h au Rebuffy pour applaudir Laurent Montagne (j'arrête de le présenter, c'est plus la peine maintenant !!). Les balances n'étaient pas encore terminées et nous avons dû attendre un petit moment avant qu'il ne se décide à prendre sa guitare pour nous saluer avec sa voix martienne « bonjour ici Laurent Montagne from planète Mars ». Grâce à tout son matériel sophistiqué, il arrivait à nous sortir des sons étranges qui font souvent marrer la plupart des gens dans le public. Sauf que là c'était la fête de la musique. Et qui dit fête de la musique dit fête de la bière : des gens venus principalement pour se bourrer la gueule sans trop prêter attention à se qui se passait niveau musique ! Attention ! il ne fallait surtout pas trop chanter des choses intellectuelles, les groupes qui ont eu le plus de succès ont été ceux qui faisaient péter les guitares électriques et où on pouvait se défouler sans trop réfléchir !! pfffff..... La fête de la musique ne devrait être réservée qu'aux VRAIS mélomanes !
Le public de devant était surtout des amis de Laurent, et nous avons été pratiquement les seuls à nous amuser et à essayer de mettre de l'ambiance !! Des fois il suffit qu'il y en ait un qui tape dans les mains, pour que tout le monde suive ! Bof ça n'a pas trop marché !
Laurent a commencé avec « tout ça pour plaire », où pour la première fois il a improvisé une chorégraphie avec sa guitare, avant de nous sortir des sons étranges en regardant sa main aller vers le ciel ! Il a interpellé les nombreuses personnes qui étaient restées accoudées aux tables au fond de la cour pour les inviter à se rapprocher. Mais ils étaient bien trop attachés à leur petit confort, et préféraient continuer à lézarder sous les derniers rayons de soleil. Il fallait dire que le trou de devant était sérieusement perturbé par un gars un peu taré qui n'arrêtait de se rouler parterre et de nous bousculer. J'avoue que j'ai un peu perdu le fil du concert à cause de ce type qui me tapait sérieusement sur le système !! L'ordre des chansons avait été changé (quel farceur ce Laurent !!), et il a enchaîné avec « t'es rien et c'est tout ». Mais je n'ai pas entendu s'il a essayé de nous sortir la blague du « terrien » en un seul mot ou pas. Puis nous avons eu droit au magnifique match de ping-pong où une fois de plus il n'a interprété le titre qu'avec sa voix ! Et oui pas un seul instrument pour l'aider. Il a d'abord enregistré le son de la balle de ping-pong à l'aide de samples, puis plein de petits bruits étranges pour apporter une contenance au morceau. J'ai commencé à me marrer, comme d'habitude, mais j'ai remarqué que personne dans le public n'avait l'air ébahi ! Je me demandais même s'ils étaient conscients de ce qu'il se passait réellement. En tout cas moi j'ai beaucoup aimé ce passage. Puis une fois son délire terminé, Laurent a encore tenté d'appeler les gens pour qu'ils se rapprochent, mais seuls certains enfants ont exécuté. Il fallait dire que son répertoire était vraiment populaire et plaisait généralement à toutes les catégories d'âges. Il a quand même précisé que la musique était « Zen » et qu'il ne fallait pas craindre les pogos !! Puis il a également chanté « l'orage » où j'ai essayé de taper dans les mains avec une autre fille pour en vain mettre de l'ambiance, ainsi que « attendre », qui ne figure sur aucun de ses albums (c'est pour ça qu'il faut absolument aller le voir en concert pour l'entendre !!). Les blagues n'étaient pas au rendez-vous ce soir là. D'habitude il en sort entre chaque morceau histoire d'impliquer les gens, mais je crois qu'il était désespéré face à la désinvolture du public !
Puis nous avons eu droit à une reprise qu'il n'avait encore jamais faite sur scène. Il s'agissait de « arrache-moi » de Louise Attaque. Dommage qu'il n'ait pas pu faire la fameuse intro de basse, qui selon moi est la clé de toute la réussite du morceau !!
Il a ensuite continué avec « mes pas », un de ses plus grands succès qui figure sur son premier album saisonnier, ainsi qu'une autre chanson complètement barrée « l'homme est un perroquet ». Il est vraiment tordant ce morceau !! J'étais impressionnée de voir avec quelle facilité il arrivait à monter et descendre dans les gammes avec sa voix (voix de gorge >>> voix de tête etc ...). Et pour la première fois de la soirée, il a essayé de nous faire participer !! (d'habitude c'est en permanence qu'il le fait). Il nous a demandé de faire les ch½urs, ainsi que la voix de basse. Quelques personnes se seront prêtées au jeu, sans grand succès. Puis il a fini par entamer les remerciements, notamment les personnes qui s'occupaient du son. Quoi ?? Mais ça faisait à peine 1/2 heure qu'il jouait !!! J'ai donc commencé à protester à me mettant à crier « une autre ! une autre ! ». D'autres de ses amis ont fait de même et il a fini par dire « ok, je vais vous en faire une dernière en acoustique, si vous pouviez vous taire pour qu'on puisse m'entendre.... ». Hum, manque de bol ça n'a pas marché, les gens n'en avaient absolument rien à foutre !! C'est dingue ça quand même, aller à la fête de la musique juste pour boire un coup et discuter avec des copains !! Mais ils ont toute l'année pour faire ça, c'est quand même dommage de ne pas s'intéresser aux concerts qu'on nous propose...... gratuitement en plus !!! Il a donc dit « tant pis, je descend dans la fosse, et seulement les gens de devant y auront droit ». Il s'est donc mis à 10 centimètres de nous, pour nous jouer son petit dernier morceau destiné à clôturer le spectacle. Il nous a invité à chanter, mais comme on était que des amis à lui, il n'a pas eu de mal !! Je me suis même amusée à chanter le plus faux possible histoire de détendre l'atmosphère et ceux qui avaient peur d'être ridicules !! Et oui le ridicule ne tue pas !!! Puis il nous a salué une dernière fois, et a quitté la scène en oubliant de préciser que ses albums étaient en vente !!! A ce moment je savais très bien qu'il n'y aurait pas de rappel et j'étais déçue de voir qu'il avait joué à peine 40 minutes ! Un de mes amis m'avait posé la question de savoir pourquoi il jouait avec une guitare qui avait la caisse de résonance bouchée. Je lui ai donc suggéré d'aller lui demander directement, et nous sommes donc entrés dans le bar pour tout de même aller le féliciter le temps que Maniak entre sur scène.
L'an dernier j'avais un peu fait le forcing pour zapper ce groupe, mais je savais que ce coup-ci j'allais être obligée de rester. Mais amis avaient vraiment envie de les voir jouer. Quand je les ai entendus entrer sur scène, je me suis donc forcée à aller es rejoindre au premier rang. C'était la fête de la musique, il fallait en profiter pour voir le maximum de groupes ! Il s'agissait d'un groupe de Trip/Hop composé d'une chanteuse et d'un bassiste pieds nus, ainsi qu'un batteur. Leur musique ne me déplaisait pas, mais je n'en faisais pas des folies. A un moment donné ils ont invité un des membres de « Chozparei » pour jouer de l'accordéon. Je le connaissais de vue, j'avais déjà dû le voir à d'autres concerts. Il aura en tout cas apporté un peu plus de mélodies aux différents morceaux. Puis ils ont invité un autre gars qui m'a un peu effrayé. Un type qui se la jouait soit rappeur, soit métalleux, et qui hurlait dans son micro pour mettre m'ambiance avant même de commencer à chanter !! J'ai tourné la tête vers mes amis et on s'est vraiment demandé ce qu'il était venu foutre là !! Il me tardait vraiment qu'il se casse. Et comme je commençais à en avoir un peu marre, je suis retournée un petit moment dans le bar. Oui je sais c'était la fête de la musique, il fallait assister à tous les concerts !! Mais là j'ai préféré discuter avec les gens que je connaissais, et que je n'avais pas l'occasion de voir souvent. Je me contredis mais bon.... D'autant plus que je savais qu'il allait ensuite y avoir un groupe de Reggae que je n'aimais pas non plus !! Puis quelques temps après, une autre amie (qui chante dans mon groupe de musique) m'a appelée pour me demander où j'étais et si on pouvait se rejoindre à la préfecture. Je suis donc partie avec elle pour faire un tour dans les autres rues de Montpellier. Nous avons commencé à entendre une musique de Depeche Mode sur la place Jean Jaurès. Etant donné que nous étions toutes les deux des grandes fans, nous sommes allées voir ce qu'il se passait. Pfff.......Il n'y avait pas de scène, juste des baffles qui diffusaient de la musique. C'était nul !! J'étais étonnée de voir qu'à minuit il n'y avait déjà presque plus de groupes dans la rue, juste des personnes complètement bourrées en train de vomir parterre... Nous avons ensuite fait un petit tour à l'esplanade, et c'est là que j'ai reconnu le groupe We don't like your shoes. C'était quand même fort, 3eme fois que je les voyais en l'espace de 6 mois, sans l'avoir cherché ! Les amateurs de rock étaient en train de se déchaîner sur la grande place, moi je commençais à en avoir assez. D'ailleurs nous ne sommes pas restés longtemps, ce groupe n'emballait personne. Quelques minutes après j'étais déjà sur le chemin du retour pour rentrer chez moi. En passant j'ai vu que Chozparei était monté sur scène au Rebuffy, mais je n'étais vraiment plus motivée pour rester. J'aurai certainement l'occasion de les revoir l'année prochaine, étant donné que chaque année on nous propose la même programmation !!
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# Posté le vendredi 29 juin 2007 16:54

Modifié le samedi 30 juin 2007 06:55